The Swimmer de Frank Perry (1968)

Magnifique découverte hier soir d'un film rare et magnifique qui s'était appelé, à l'époque de sa sortie en 1968, le plongeon. Adapté d'une nouvelle de John Cheever, tout aussi brève que puissante, on y assiste au voyage, quasi initiatique, d'un homme très beau mais vieillissant joué par Burt Lancaster. 

Cet homme, blanc, anglo-saxon et protestant, partie intégrante de la bonne société arrive d'un bois jusque dans la propriété de voisins et amis dont il teste la piscine. Cela lui plaît tellement que, dans son enthousiasme, il décide de rentrer chez lui à la nage, de piscine en piscine. Et c'est donc d'ami en ami, d'anciennes histoires en anciennes histoires que l'on découvre les zones obscures de cet homme tout d'abord lumineux. Il a de plus en plus froid, le soleil est de moins en moins vif et son cheminement devient une sorte de descente aux enfers. Même lorsqu'il escalade le rocher entre la piscine publique écrasante et humiliante pour arriver à l'arrière de son jardin, il sombre peu à peu.

Et quelle fin, que je ne peux décemment pas raconter ici, à tel point il est vital et marquant de la voir pour ne jamais l'oublier.


Dans cette belle et sobre édition dvd de la collection Wild Side Les Introuvables, on y apprend que de toute sa filmographie, c'est ce chef d'oeuvre que Burt Lancaster préférait et on comprend pourquoi à la vue de cette superbe copie. Et quelles musiques magiques!

Un film exceptionnel, peu disponible mais nécessaire. A voir et à revoir, tiens d'ailleurs je vais profiter des vacances dans cette optique. Pour vous en convaincre, voici la bande annonce:

Commentaires

In Cold Blog a dit…
Je ne connaissais pas l'existence de ce film (il faut dire que je ne suis pas spécialement fan de B. Lancaster).
L'histoire, ou tout du moins ce que tu en laisses devenir, me semble intéressante mais en regardant la bande-annonce, je trouve le jeu des acteurs horriblement surjoué et daté... Du coup, je doute. Je vais plutôt d'abord essayer de trouver le texte dont le film est tiré. Après, on verra.
Fabien MORISSET a dit…
John Cheever est une source inépuisable !
Et le film vaut vraiment le détour. Certains moments sont brulants d'actualité.