La La Land

La La Land affiche du film

Il pleuvait hier soir devant les 400 coups tandis que nous rejoignions avec Babette l'entrée du cinéma pour ce film tant espéré.

C'était une pluie fine, douce, pas menaçante mais empreinte d'une mélancolie propice à la rêverie.

Nous sommes entrés dans ce lieu où j'avais découvert le cinéma d'art et essai il y a des dizaines d'années, en un autre millénaire.

Le lieu a été magnifiquement amélioré depuis. Des étoiles au plafond qui mène à la salle, emplie de fauteuils dont les jaunes portent les noms d'actrices vedettes des films de François Truffaut. Pour ma comparse, ce fut celui de Claude Jade.

La magie pouvait entrer en scène et c'est exactement ce qu'elle fit d'un bout à l'autre de ce chef-d'oeuvre qu'est La La Land.

Je n'en connaissais que la bande annonce sublime qui avait réussi à me prouver en quelques instants que quelque chose d'immense s'y cachait. Le potentiel inouï de ces instants où seul le cinéma peut nous sauver. Et la musique originale et quelle musique!



L'obscurité s'est faite dans la salle et la magie a opéré de bout en bout, sans interruption, fluide et belle, magique et terrible.

Je me refuse à raconter l'histoire du film car il faut absolument ressentir ce plaisir extatique à la découverte des événements amoureux qui vont remuer cet homme et cette femme. Ce qu'il faut savoir c'est qu'ils sont interprétés avec génie et que les acteurs donnent à leurs rôles une puissance iconique. Certains plans sont de réelles performances qui resteront dans l'histoire du cinéma.

Mais je souhaite revenir un instant sur ce titre parfait. La La Land, c'est Hollywood bien sûr, ce quartier de Los Angeles, berceau de l'usine à rêves. C'est aussi l'artifice, cette distance face au réel en anglais américain. Ce film accepte d'être une comédie musicale totalement artificielle, dans le sens le plus respectable que ce mot puisse avoir. Elle offre à notre regard un monde qui s'accorde avec tout notre amour du cinéma. Plus grand que la vie, plus grand que les rêves eux-mêmes. C'est une immense joie de réaliser qu'un tel exploit est encore possible aujourd'hui. D'autant plus que le film est plein d'hommages mais qu'il arrive sans peine à être aussi lui-même c'est à dire totalement neuf et bouleversant. C'est prodigieux à voir. On découvre éberlués que cette comédie musicale ouvre un immense espoir pour un cinéma à la fois populaire et intelligent, sensible et profond, fort et vibrant. Et bien sûr drôle et tragique en ce qu'il nous rappelle la simplicité chaotique de la vie.

Merci La La Land, je sais où me tourner désormais si d'aventure je perdais foi dans le cinéma. Je reviendrai vers toi.

Commentaires

le Bison a dit…
Avant de me retrouver dans un grand complexe bourré de déchets de pop corn sous les pieds et d'écrans de portables allumés dans le noir, je n'imaginais pas prendre un tel plaisir devant une comédie musicale.

La la land, ça donne envie de vivre... et de chanter (non, je ne danserais pas !)
Fabien MORISSET a dit…
Oui, c'est exactement ça. J'ai eu les chansons dans la tête toute la nuit. Vive la vie et vive le cinéma, merci Le Bison!!!
roijoyeux a dit…
Du cinéma plus grand que la vie, prodigieux à voir, c'est cela dont on a besoin !!
roijoyeux a dit…
au fait merci pour ton passage sur Cary Grant, "Hollywood Babylone" est mon livre préféré ;)
Guillome a dit…
@Roijoyeux : oui tout à fait !!! très bone we avec ou sans Gary ;-)
Nad a dit…
J'ai adoré ce film! Le côté vintage, les décors, les acteurs, la musique et cette scène au Planétarium de LA! :-*
Bises
dasola a dit…
Bonsoir Guillome, j'aurais voulu tant aimé ce film que j'ai trouvé sympa à regarder mais sans plus. Heureusement qu'il y a Ryan Gosling... Bonne soirée.