Random access memories - Daft Punk


Let the music in tonight...just turn on the music...let the music of your life...give life back to music...

Voilà les premiers mots qu'on entend sur le premier titre (Give life back to music) de l'album tant (et trop) attendu des deux génies casqués! Tout est dit, non ? Impossible de résister, on pousse les meubles et c'est parti....on the dance floor!

Ce sont bien les Daft Punk qui reviennent. Les fans les attendaient au tournant...et ça grincent des dents chez certains qui crieront au scandale pour ce come back 70's déjà vu. Pour nous c'est un virage réussi. Car ce qui fait la marque de fabrique du duo, c'est le son "Daft Punk" reconnaissable immédiatement. Et là encore, ça fonctionne très bien. Mais l'album n'est pas uniquement calibré pour les pistes de danse.


Giorgio by Moroder, hommage à Giorgio Moroder, comme un retour aux sources reste un de nos titres préférés. The game of love, le nouveau Something about you assurément. Gonzales, au piano, s'en sort très bien dans Within. Les tubesque Get lucky (voir le clip) qui fout la patate, c'est fausse simplicité de cette chanson qui se retient facilement....c'est tout simplement génial !!!! Autre coup de coeur pour Lose yourself to dance...Un final explosif avec Contact...on imagine déjà ce que ça peut donner en live.

Un album assez long avec un bon rythme qui s'écoute en boucle. Vous l'aurez compris, un gros coup de coeur sur l'Avenue... pour ce nouvel album intemporel. 


Et puis ce clin d'oeil dans le lettrage du titre de l'album au King of pop....on ne peut qu'aimer.

Et pour finir, voici un billet du tonnerre à lire ici. Top des 5 reprises de Get lucky : c'est par ici.

Autre chronique dafpukienne : Tron Legacy - Original motion picture soudtrack

Prix Scnf du polar 2013 - Jérémy Guez


Hourra ! Balancé dans les cordes de Jérémy Guez 
vient de recevoir le Prix Scnf du polar 2013

Ce deuxième roman et le précédent (Paris la nuit) sont en cours d'adaptation pour le cinéma. Le dernier volet de sa trilogie Du vide plein les yeux sortira en novembre prochain aux éditions La Tengo. J'ai hâte !!! 

C'est l'occasion de republier ici l'article que j'avais publié en juin 2012.


Jérémie Guez m'avait déjà épaté avec son 1er roman Paris la nuit (voir la chronique) Voici un 2ème roman qui confirme haut la main le talent de cet écrivain de 25 ans.

C'est l'histoire d'un jeune boxeur, Tony. Alors si comme moi, la boxe n'est pas votre tasse de thé, ici peut importe. Dès les premières lignes, on est sur le ring avec lui. On ressent toute l'adrénaline que ça lui procure. Je me suis mis à contracter les muscles de mes mains qui tenaient le livre quand celui-ci était sur le ring face à son adversaire. On a qu'une envie : que Tony réussisse dans sa carrière.
Surtout que dans un mois, c'est son premier match "pro". Il est à un tournant de sa vie, et son oncle ne manque pas de lui rappeler. C'est lui qui l'a fait monter sur un ring étant gosse quand il se prenait sans cesse des trempes par d'autres gamins de la cité. La boxe, pour se défendre, s'endurcir et avoir un but dans la vie. La boxe qui pendant toutes ces années l'a éloigné des autres mecs de la cité, des trafics de drogues et des problèmes.
Mais tout va partir en vrille lorsque Tony décide de venger sa mère. Une mère qui se prostitue et qui un jour se fait un peu trop tabasser. Tony sait qu'en faisant appel à Miguel, un mafieux d'une autre cité, il va payer le prix fort. Pris dans l'engrenage de devoir payer sa dette, ses rêves d'un avenir meilleur s'envolent.
Conçu comme une trilogie, on retrouve dans ce deuxième volet la même descente aux enfers d'un mec sans histoire dans le milieu de la cité que dans Paris la nuit. Jérémie Guez sait parfaitement tenir son lecteur sous tension sans le lâcher une seule seconde. L'écriture est simple, directe, nerveuse et efficace.  Un très bon roman noir avec des personnages profonds et hautement crédibles.

Jérémie Guez continue à nous emmener dans un le Paris de la nuit. Après un entraînement ou un match, Tony prend sa moto pour rouler à toute vitesse sur le périph. Échappatoire qui lui permet un instant d'oublier cette cité étouffante. Mais sortir de son quartier et de ses codes, c'est devenir vulnérable. C'est d'ailleurs ce que le lecteur pressent assez vite : une chute qui va faire mal, très mal. 

Maria de Kazuo Kamimura (2)


Voici le deuxième tome de Maria lu ce matin. Une deuxième partie très différente du premier volume (voir le billet) et peut-être moins transgressive. Maria s'offre une parenthèse dans une petite ville reculée sous la neige. Maria reste battante, et déjoue les pièges que lui tendent les hommes. Elle devient adulte, plus forte et à la fois très fragile. 


Kazuo Kamimura choisi un rythme sous tension maximum pour clore ce manga, avec une mer déchaînée et une Maria qui finit par s'épanouir. Une fin, à mon grand étonnement plut$ot optimiste, ce qui n'a pas été pour me déplaire. 

Ce manga d'exception est vraiment à découvrir tout comme l'oeuvre de Kazuo Kamimura.

Qwirkle

Broadway Beyond the Golden Age 2013



Après l'inoubliable The Golden Age of Broadway, voici en 2013 la suite qui nous propose d'aller encore au-delà : Hourrah!!!

La suite ici.

Soldats de sable - Higa Susumu


Pendant la guerre d'Okinawa, mon père a été capturé et fait prisonnier à Hawaï et nous l'avons retrouvé un an après. Beaucoup d'habitants se sont réfugiés dans le sud de l'île principale d'Okinawa, mais nombreux furent les victimes entraînées dans la déroute de l'armée japonaise. Higa Susumu
 

Higa Susumu raconte plusieurs histoires, celles de ses parents et d'autres survivants japonais vers la fin de la seconde guerre mondiale. La guerre absurde où des soldats japonais qui refusant la défaite, n'hésitent pas à sacrifier leurs compatriotes qui eux, accueillent les américains sur l'île. 

Terrifiant et bouleversant. 



Soldats de sable - Higa Susumu - Editions Le Lézard Noir - 2011

Françoise Hardy - Midnight blues - Paris.London.1968-72

Françoise Hardy - Midnight blues - Paris.London.1968-72

Nouvelle arrivée From the Avenue...Une compilation de Ace Records qui regroupe l'intégralité des albums One-Nine-Seven-Zero (1969) et Love songs (1972) ainsi qu'un titre Loving you de l'album En anglais (1968). On notera la qualité du livret tant par le texte, signé Bob Stanley (du groupe Saint Etienne) que par les photos. 



L'échappée de Jim Thompson

L'échappée de Jim Thompson rivages noir

Tout juste sortis de prison, Doc McCoy, sa femme Carol, accompagnés de leur complice Rudy décident de braquer une banque. Le hold-up se passe comme prévu mais Rudy n'entend pas partager le butin....le couple non plus. S'en suit une fuite effrénée semée d'embuches et de cadavres.

Cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman, dont les éditions Rivages proposent une nouvelle traduction dans son intégralité. Un très bon travail qui fait ressortir toute la richesse de la plume de Jim Thompson. Il nous offre un road movie mené tambour battant qui ne laisse aucun répit au couple de truands. La scène qui se déroule dans la gare est superbe ainsi que celle dans la grotte où j'ai retenu mon souffle plus d'une fois. 

Ecrit en 1958, le roman n'a pas pris une seule ride. Jim Thompson a ce talent de donner une profondeur psychologique à tous ses personnages. Doc McCoy, dessous ses airs de gentleman tout sourire, s'avère est sans pitié et n'hésite pas à se débarrasser de quiconque osera se mettre au travers de son chemin. Quant à Carol, elle a des doutes sur la sincérité des sentiments de son mari. C'est un jeu dangereux auxquels ils s'adonnent, testant sans arrêt la fiabilité de l'autre. Ce couple m'a fait penser dans une certaine mesure au couple Deneuve/Belmondo dans La sirène du Mississipi de Truffaut. On se demande toujours si à un moment l'un va trahir l'autre. 

Du grand roman noir comme je les aime.  

Un autre roman du même auteur que j'ai lu et que vous pouvez retrouvez ici : 1275 âmes.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Il y a quelques jours, nous sommes allés à la Cinémathèque, à Paris, pour la fabuleuse exposition Jacques Demy

C'est la Fée des Lilas qui nous a montré le chemin de l'entrée vers cet univers magique.


Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Alors bien sûr, on entre et là la féerie est partout, documentée et passionnante.

On suit les traces de Jacques Demy et pas à pas on le découvre enfant, adolescent puis adulte, mu entièrement par cette passion folle : le cinéma.

Depuis sa première caméra et ses rêves de gosse.
Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

La magie opère. Nous ne sommes plus à Paris, mais projetés à Nantes, en plein milieu du Passage Pommeray. On avance dans cette vie de cinéma comme entre deux rêves éveillés, forcément très émus. On y croise, entre ces rues tortueuses reconstruites ici, Jeanne Moreau, Catherine Deneuve et tous les personnages interprétés qui nous ont fait rêver, pleurer et surtout désirer.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

L'invitation au voyage est de chaque instant, de chaque détour. 

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Et les jeux de mots, chers à Demy, sont très présents.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Et puis on avance, ont tourne et à un moment, les enfants comme les adultes sentent l'émotion monter car on on arrive tous devant Un Ruban de rêves.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

On s'apprête alors nous aussi à sauter dans ce monde onirique tant adoré et Jacques Demy semble nous tenir par la main pour nous rassurer comme il le faisait ici avec sa fée, Delphine Seyrig, dans Peau d'âne.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Et quelle salle d'exception que celle consacrée à cet immense film. Il y a les robes, refaites pour l'occasion par Rosalie Varda. Couleurs du temps, couleur du soleil, couleur de lune. Les enfants crient "Han, tu as vu les robes de Peau d'âne!!!" et les larmes montent bien qu'on les retienne parce que maintenant c'est l'âge adulte, elle arrivent et on les laisse faire.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Il y a la peau de cet âne bien sûr qui est là, aussi émouvante qu'au premier jour.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Et les mots de Jacques Demy qui font sortir le mouchoir.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Les adultes rêvent aussi à leur aise, car comme disait Camille Taboulay dans sa lettre ouverte aux Cahiers du Cinéma, il nous a appris à rêver. Alors désormais, comme on sait faire, on en abuse. Et on le suit à travers des projets fous.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

A travers sa recherche personnelle, celle que l'on mène tous pour comprendre et réinterpréter éternellement sa propre adolescence. Et Nantes, toujours et encore réinventée comme on se réinvente soi-même.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque


Revoir Violette et François devant Decré avant qu'il ne devienne les Galeries... L'amour comme il ne peut exister qu'à Nantes. Naïf et beau.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Il y avait aussi deux superbes costumes de Parking,

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

des bobines de pellicules,

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

des tableaux, 

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

des matelots,

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Et surtout des mots, les mots de Jacques Demy : inoubliables.

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Merci à Agnès Varda d'avoir permis tout ce bonheur, cette excellence jusque dans le moindre détail. Il est à noter que la boutique dédiée ainsi que la librairie de la Cinémathèque vous proposent le superbe catalogue de l'exposition ainsi que de très nombreux objets (dont la boîte magnet de bonbons coeur Peau d'âne), des cartes, des affiches, des tasses... Vos rêves les plus fous seront donc tous comblés. Pour vous y rendre, c'est facile, la route vous indique le chemin. Alors jusqu'en mai : Tous à la Cinémathèque!

Exposition Jacques Demy à la Cinémathèque

Pour retrouver nos autres articles sur Jacques Demy et ses films, rendez-vous ici ou bien ou encore à cet endroit.


Love song de Vanessa Paradis



Nouvel album - Love songs - sortie 13 mai 2013

Istiklaliya de Aufgang

Istiklaliya de Aufgang

Sorti le 15 avril dernier chez le label Infiné, voici le deuxième album d'Aufgang ! Leur premier album que j'avais découert par hasard m'avait beaucoup plu (voir l'article ici). Quand la musique classique rencontre l'électro avec un mélange de piano et de percussions...Dès la première écoute, je suis de nouveau conquis. L'album est plus dense, plus nerveux, plus abouti que le premier. Je serais curieux de voir ce trio en live...