There's a whole Lalo Schifrin goin'on

There's a whole Lalo Schifrin goin'on

N'écoutez pas cet album sérieusement. C'est un gag, une satire musicale, une immersion extravagante dans le surréalisme.

Lalo Schifrin (p.09 du livret)

Voici l'une des trois dernières sorties de la collection Ecoutez le cinéma de ce jour. C'est tout simplement une merveille ! Une bande originale de film imaginaire enregistrée à Los Angeles en mars 1968 et qui sort pour la première fois en cd. Elle va tourner en boucle sur l'Avenue...





Cuba libre de Nick Stone

Cuba libre de Nick Stone gallimard série noire

Après Tonton clarinette et Voodoo land, Max Mingus est de retour en tant que détective privé à Miami. En 48h, son ancien collègue Edon Burns et son ami de toujours Joe Liston sont assassinés. Très vite le FBI le contraint de suivre la piste d'une certaine Vanetta Brown. Activiste des droits civiques dans les années 60/70, elle a réussi à rejoindre Fidel Castro à Cuba. Elle y serait toujours, à Max d'aller la retrouver. Il n'a pas véritablement le choix car s'il refuse le FBI le remet en prison pour blanchiment d'argent. Mais de toutes façons, par amitié pour Joe, Max est bien décidé à s'y rendre.

Pourtant à peine arrivé à Cuba, il s'aperçoit rapidement qu'il y faudra décoder l'île et son histoire géopolitique complexe, lire entre les lignes et remonter le temps pour retrouver cette femme. A travers une intrigue qui tient la route, Nick Stone (sûrement très bien documenté) nous fait découvrir et aimer cette île. C'est ce pour quoi j'avais eu envie de lire ce roman. Selon moi, c'est très réussit.    
Dans ce dernier volet, Max Mingus se fait vieux et malgré quelques scènes musclés, le rythme du roman est assez tranquille (contrairement à mes souvenirs de lecture de Tonton Clarinette). Par ses charmes touristiques et son pouvoir d'attraction, l'île de Cuba ferait presque oublier à Max Mingus ce pourquoi il est venu. Pourtant derrière le rideau, les cadavres sont nombreux et les vérités cachées voient enfin le jour. Nick Stone finit symboliquement et admirablement son roman par le jour de l'élection d'Obama en 2008.
 
Nick Stone relie très bien ses différents romans pour en faire une trilogie cohérente. Sans avoir lu les deux premiers tomes (j'ai lu uniquement Tonton clarinette), je pense qu'on peut s'y retrouver sans problème tout en prenant plaisir dans sa lecture.

Bruno a lui aussi été emballé par ce roman : voir son avis sur Passion Polar

Jacques Demy à la Cinémathèque

Les places sont déjà achetées, depuis l'ouverture hier à Paris, de l'exposition Jacques Demy à la Cinémathèque.

Jacques Demy à la Cinémathèque

Les affiches ne peuvent que nous prouver, s'il en était encore besoin, du charme éternel et de l'attraction intemporelle des ces films.

Le coffret musical (11 cds des collaborations Demy / Legrand), sorti il y a peu, fait de cette année 2013 le temps d' un incroyable hommage au plus grand réalisateur français de tous les temps.


L'exposition permanente de la Cinémathèque nous permettait déjà d'admirer la baguette magique de Peau d'âne ainsi que de nombreux objets, affiches et costumes mais là, le rêve est à notre portée. Pour preuve, ce superbe projet que vous pouvez consulter ici. La fille d'Agnès Varda a d'ailleurs pour l'occasion recomposé les robes du film original.

Toutes les oeuvres de Jacques Demy et d'Agnès Varda sont disponibles grâce à Ciné Tamaris.

Merci à eux de nous permettre de rêver en grand format et de nous rappeler comme disait Godard que "quand on va au cinéma, on lève la tête. Quand on regarde la télévision, on la baisse". Que les étoiles brillent pour vous autant qu'elles irradient l'Avenue ces jours-ci. Plus d'informations sur tous les évènements à Paris, Rochefort et Nantes, très bientôt ici-même.



Toboggan de Jean-Louis Murat

Toboggan de Jean-Louis Murat

Le sticker du cd de l'édition limitée de son nouvel album mentionne : Après Mustango, Dolorès et Lilith, Toboggan signe le grand retour de Jean-Louis Murat...et bien pour une fois la mention de ces 3 anciens albums correspond parfaitement à l'atmosphère de ce nouvel opus. 

A l'écoute du premier single Over and over, j'avais ressorti de ma discothèque et écouté ces 3 albums en attendant la sortie de l'album le 25 mars dernier, histoire de patienter. 

Après Grand lièvre (2011), Le cours ordinaire des choses (2009) ou Tristan (2008) que j'avais aimé sans avoir le coup de coeur, c'est en écoutant ces 10 nouveaux titres que j'ai réalisé que ça y est, je tenais là l'album qui allait me réconcilier véritablement avec l'un de mes chanteur français préférés. Cet album s'écoute en boucle, allongé, les paupières closes, la voix chaude de l'auvergnat emplissant la pièce du salon.  


Murat reviendrait-il aux sources ? Musicalement, c'est indéniable. On en ai même à penser que cet album aurait pu provenir de chutes de ses anciens albums (le chanteur a l'habitude de composer une quarantaine de titres voire plus pour en garder une dizaine). 

Murat continue son chemin avec une nouvelle maison de disque (Pias) qui semble lui faire confiance. On espère (on peut rêver) la sortie d'un EP avec des inédits (comme il l'a fait avec l'album Mustango). L'album offre un deuxième cd de 3 titres live de sa tournée 2011. On ne comprend pas bien le pourquoi du comment si ce n'est justifier une édition limitée pour compenser la brièveté de l'album (35 minutes).

Prendre le temps à présent de s'attacher aux textes, le thème de la glissade à la fois ludique et signe de perte d'une ceraine moralité ambiante comme le chanteur l'explique dans plusieurs de ses interviews. Un album composé et fabriqué avec une économie de moyens qui semble lui réussir. 

Et puis ce clip, une envie de lâcher prise, de respirer, de s’échapper. Envie de faire de même! Bien vu.