lundi, octobre 26, 2020

En passant par Saint Jean de Luz

Les nouvelles complètes de Philip K Dick sont de nouveau disponibles aux éditions Gallimard dans la collection Quarto. Un superbe coffret que nous avons trouvé à la librairie Laketoki. On a de quoi faire pour nos longues soirées d'hiver ! 



La première bande dessinée L'aimant de Lucas Harari nous avait fait forte impression. Une nouvelle pépite que nous avons acheté dans la très belle librairie Le 5ème Art.


Nouvelle adaptation de Lovecraft par Gou Tanabate. Ces trois premières étaient époustouflantes. Hâte de le lire ! 

C'est toujours une chance et un plaisir de revenir dans le pays Basque en compagnie des amis. Merci Olivier pour le séjour et pour m'avoir donné envie de lire La voix de l'asphalte !


 
(29/10/20) De retour de vacances...dernière possibilité d'aller en librairie avant le confinement de ce soir (bon ok c'est pas comme si nous n'avions rien à lire à la maison), des classiques des mauvais genres nous attendent...
 

lundi, octobre 19, 2020

José de Li Cheng

 

José (2018) by Li Cheng, Guatemala/US., 85 min

José, 19 ans, vit seul avec sa mère, oeuvrant chacun de son côté à de petits métiers pour assurer leur ordinaire : elle vendant sans licence des sandwichs, lui rabattant à un carrefour les clients potentiels vers un restaurant. Sa rencontre avec Luis, venu de la Côte pacifique du pays pour gagner sa vie comme manoeuvre sur des chantiers de construction à Guatemala City, conduit José à réinvestir la part intime mais cachée de son existence.(source)

Une histoire d'amour homosexuelle au Guatemala. Pas facile pour ce jeune homme, condamné à rester auprès de sa mère. L'émancipation semble impossible...

José (2018) by Li Cheng, Guatemala/US., 85 min

Un scénario sobre, des situations de vie banales, une mise en scène minimaliste et pourtant la magie opère. Ce petit quelque chose qui fait qu'on y croit. La façon de filmer ces deux hommes est simple, belle et touchante. Notamment la scène de ballade en moto. 

Au delà de la difficulté de vivre son homosexualité dans ce pays, le spectateur européen découvre aussi la pauvreté et le quotidien des guatémaltèques par des scènes de vie quotidienne, sans artifice. 

Une très belle surprise.

Le film a rencontré de nombreuses difficultés pour exister comme on peut le lire dans cette interview du réalisateur. On ne sera pas étonné des nombreuses sélections dans plusieurs festivals de cinéma et des nombreux prix qu'il a remporté.  

Le film date de 2018 et vient de sortir en France en DVD chez Optimale.

dimanche, octobre 18, 2020

L'instant méditation - 52

 

C'est à l'occasion du confinement que nous avons découvert un nouveau chemin de promenade, pourtant à deux pas de l'Avenue...

Après un chemin ombragé, semé de grosses pierres, la sortie nous offre ce paysage. 

Un départ pour un autre chemin. Celui-ci mène à de grands chênes, situés derrière le mur d'une grande propriété. Leurs énergies se manifestent très rapidement. Nos doigts fourmillent. L'occasion de faire quelques mouvements de qi gong et entrer en résonance avec eux.


jeudi, octobre 01, 2020

L'incivilité des fantômes de Rivers Solomon

 

L'incivilité des fantômes - Rivers Solomon - traduction de l'américain par Francis Guévrenont - Le livre de poche - Septembre 2020

Il y a presque un an déjà, nous allions pour la première fois au festival des Utopiales de Nantes. Nous y avions découvert le superbe roman de Rivers Solomon. Sa sortie en poche en septembre dernier est l'occasion de republier ici ce que nous en avions pensé.

Ecrite par une personne transgenre noire américaine, cette science fiction magistralement dépeinte nous raconte l'histoire d'Aster.

Dans un vaisseau spatial colossal, l'humanité cherche une terre plus hospitalière que celle, en ruine, qu'elle a quittée il y a fort longtemps. A l'intérieur, des ponts se sont organisées, comme autant de strates qu'il y a de lettres de l'alphabet. Avec en bas, les plus pauvres et les plus noirs et en haut les plus riches et les plus blancs.

On suit les aventures de cette femme à la peau matte notamment sur le pont Q. Celle-ci sait soigner et connaît plusieurs formes de sagesses anciennes que sa mère, décédée, et sa tante (cuisinière entre autres) lui ont transmises. La dédicace qui précède le premier chapitre prend son sens très vite : "A ma mère et à sa mère et ainsi de suite jusqu'à Eve". De générations en générations les femmes vont imaginer des solutions pour contrer le racisme, la violence, l'ignorance.

En créant une langue remplie de secrets, voire même une infinité de langues qui se mélangent d'un pont à l'autre, le roman nous fait entrer dans une profondeur poétique incroyable. Dans le même temps, la violence est omniprésente et celle que les hommes infligent aux femmes est quotidienne. Les plus pauvres d'entre elles travaillent aux champs, cultivables grâce à la chaleur faiblissante d'un petit soleil artificiel dont l'énergie diminue progressivement. Et tout en bas, il fait un froid glacial et les plus défavorisés peinent à survivre.

Grâce aux carnets que sa mère a laissés derrière elle, Aster entrevoit une manière nouvelle de décoder les signes et peut-être d'envisager un espoir au milieu de cette obscurité insondable. 

Très lentement, on se dirige ainsi vers une fin ineffable et bouleversante.

Ces fantômes vous accompagneront longtemps. Car même s'ils sont dans l'espace, ils nous parlent de nous sur la terre ferme.

Ce livre, c'est un cri dans la nuit. Inoubliable.

L'incivilité des fantômes - Rivers Solomon - traduction de l'américain par Francis Guévrenont - Le livre de poche - Septembre 2020