Sur la route, le rouleau original de Jack Kerouac

sur la route le rouleau original jack kérouac gallimard

L'introduction de cette nouvelle édition de Sur la route dont j'avais parlé au printemps dernier est passionnante, riche en détails sur la naissance de ce roman mythique de la beat generation. Quelques passages choisis :

Contrairement à la légende, le rouleau est classiquement ponctué dans l'ensemble, Kerouac appuie même sur la barre d'espacement avant de commencer chaque phrase. Le texte se compose d'un seul paragraphe. Comme le roman publié, il se divise en cinq livre. Quant à la légende qui veut que Kerouac ait carburé à la benzédrine, voici ce que l'auteur confie à Cassady : "J'ai écrit ce livre sous l'emprise du café, rappelle-toi mon principe : ni benzédrine, ni herbe, rien ne vaut le café pour doper le mental". p.37 par Howard Cunnell.

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Souvent, quand on entre dans une librairie, à New York, on ne trouve pas Kerouac en rayon, mais plutôt derrière la caisse. S'il faut en croire la légende, "Sur la route" est, avec la bible, un des livres les plus volés. On n'a pas coutume de considérer les livres comme des marchandises qui invitent au larcin, et pourtant Kerouac possède encore un potentiel subversif qui laisse à penser qu'en ce qui le concerne l'attrait du défendu traverse les générations. p.69 par Penny Vlagopoulos

Ce qui frappe tout d'abord quand on lit le rouleau, ce n'est pas tant la restitution des passages coupés, ou le fait que les personnages portent leur vrai nom, ni même que l'on parle de sexe sans périphrases, c'est plutôt que la langue diffère finalement très peu de celle de la première version publiée. il n'en reste pas moins que l'impression produite est tout à fait nouvelle. Les procédés de lecture et d'écriture émergent comme des pratiques artistiques cruciales. p. 82 par Penny Vlagopoulos

Potiche, la bella statuina

Potiche, la bella statuina
























Nella provincia francese di fine anni '70  Suzanne Pujol, moglie di un ricco e spietato industriale Robert Pujol, in seguito a uno sciopero e al sequestro del dispotico e dittatoriale marito da parte dei suoi operai, si ritrova a sostituirlo alla guida della fabbrica quando lui, provato dagli eventi, decide di lasciare la città per rimettersi in sesto. La donna, all'apparenza dimessa, si rivelerà insospettatamente acuta, concreta e piena di iniziativa e con l'aiuto di un deputato di sinistra in passato suo amante riuscirà a riportare la pace sociale nell'azienda, umanizzandone le dinamiche del lavoro.(www.film.it)

Happy few d'Antony Cordier




















Après son film Douches froides qui nous avait interpellé, voici le nouveau film d'Antony Cordier. Les acteurs sont assez remarquables et ont du donner beaucoup d'eux-mêmes pour tourner. Un film qui ne peux laisser indifférent vu les thématiques abordées. A aller voir en couple (?).

Rachel travaille dans une boutique de bijoux. Lorsqu’elle rencontre Vincent à l’atelier, elle est séduite par son franc-parler et décide d’organiser un dîner avec leurs conjoints respectifs, Franck et Teri. 

Les deux couples ont à peine le temps de devenir amis qu’ils tombent presque aussitôt amoureux. Sans l’avoir cherché, spontanément, les nouveaux amants deviennent inséparables. Ils avancent à l’aveugle dans leur passion, sans règles et sans mensonges. Ils gardent le secret devant les enfants et tout continue, presque comme avant.

Mais ce qui les lie les uns aux autres est tellement fort que la confusion s’installe. Les sentiments s’emmêlent et les questions sont de plus en plus cruelles.

http://www.happyfew-lefilm.com/ 

Téléchargement illégal

extrait de Arte radio.com













En italie, il n'y a que des vrais hommes par Luca de Santis & Sara Colaone

En italie, il n'y a que des vrais hommes par Luca de Santis & Sara Colaone

Ce week-end, lecture de ce roman graphique sur une partie de l'histoire de l'Italie que je ne connaissais pas du tout.

Dès 1928, les autorités fascistes condamnèrent les homosexuels à l'isolement. Ces hommes furent confinés dans des centres spéciaux ou sur certaines îles de l'Italie pour des périodes allant de 1 à 5 ans (...) Parmi les lieux où les autorités les avaient véritablement "parqués", on retiendra San Domino delle Tremeti, au large des côtes des Pouilles : une île où les gays ne se mélangeaient pas aux détenus "normaux" qui, eux, étaient enfermés à San Nicol, une autre île de l'archipel, toute proche. (extrait de l'introduction de la bd)

Pour Mussolini, tous les hommes italiens étaient mâles, actifs et virils. Donc, aucune raison de prévoir une loi radicale envers la population homosexuelle. Aussi, les autorités fascistes trouvèrent une solution détournée et plus sournoise : "le silence", faire disparaître ces "pédérastes". Le livre nous raconte le témoignage d'un homme âgé de 75 ans qui malgré de nombreuses réticences accepte d'être filmé par 2 journalistes afin de raconter 50 ans plus tard son histoire. Celle d'avoir été emmené sur une île pendant 8 mois.

La construction de la bd est intéressante : aller et retour entre le témoignage sur l'île et les conditions du tournage du documentaire. Un témoignage fort et sensible.

C'est une chance unique qu'un épisode aussi important de l'histoire gay, et de l'histoire italienne, soit raconté sous la forme d'un album de bd, média on ne peut plus contemporain et donc suceptible de toucher un public nouveau. (extrait de l'introduction de la bd) 

Nos Années Collège

bennett au collège















 
Afin de me réjouir de la rentrée, pendant l'été j'ai relu Bennett et sa Cabane, Bennett et Mortimer, et aussi Bennett au Collège (oui et quelques autres j'avoue).

Il paraît, selon la quatrième de couverture, que cet établissement anglais si traditionnel et ses élèves incroyables n'existent plus.
Pourtant, j'ai réalisé depuis le mois dernier, que fort peu de choses avaient changé. Le décor d'un collège français aujourd'hui, c'est également des couleurs fanées, des collégiens qui rient et qui pleurent. Des professeurs qui tentent d'échanger d'imperceptibles bribes de savoir.
Cette lecture, essentielle, était dans ses anciennes versions (Bibliothèque Verte, et encore avant, Or), illustrée de superbes dessins, malheureusement abandonnés lors de nouvelles publications.
Deux sites nous proposent de revenir sur cette oeuvre que je vous conseille vivement : Bennett et Mortimer
Longue vie à ces personnages qui me font toujours rêver, comme dans Harry Potter, on voudrait rejoindre parfois, nous aussi, les rangs des collégiens.
Pourquoi? Pour rire franchement, et se rappeler que la vie toute entière est à la fois si minuscule et si immense.

Suite(s) impériale(s) de Bret Easton Ellis

Suite(s) impériale(s) de Bret Easton Ellis

Après Moins que zéro, j'ai enchaîné avec le dernier roman de Bret Easton Ellis. Si vous n'avez pas lu le 1er, ce n'est pas grave, rappels des personnages, du décor, de l'histoire. Mais forcément on y perd un peu.

Los Angeles, 25 après. Clay est de retour en tant que producteur d'un nouveau film où il doit participer à un casting. Rencontre de Rain, une jeune actrice en perte de vitesse qui compte bien profiter de lui (ou inversement ?) pour obtenir un rôle.

L'idée de retrouver ses personnages, l'écrivain l'a eu dès 2005, après la sortie de son livre Lunar Park :
A Los Angeles, j'ai revu un tas d'amis, parmi lesquels ceux qui m'ont servi de base pour les personnages de Moins que zéro : à présent, certains sont mariés, ont des enfants, certains autres ne se sont jamais sortis des délires des années 80 et sont foutus. Je me demandais ce que seraient devenus Clay ou Blair, les personnage du roman...

Suite(s) impériale(s) n'est pas un Moins que zéro 2. L'époque a changé, les personnages aussi. C'est un roman où la satire a disparue au profit de la noirceur. Clay, le personnage principal continue d'aller de soirée en soirée, mais cette fois, une petite intrigue mène la cadence. Clay se sent observé, reçoit des textos d'une personne inconnue qui l'épie jour comme de nuit. En sortant avec une jeune actrice, il entre malgré lui dans un drôle de jeu, un rapport de forces avec et/ou contre ses anciens amis. Dont certains lui ont tournés le dos, d'autres reviennent. Trahison, tension, manipulation, meurtres, enjeux financiers sont au programme.

Entre le thriller et roman noir, l'écrivain nous livre une suite plus sombre et désenchantée.

Là encore, il m'est difficile d'expliquer pourquoi j'ai aimé cette suite alors que l'histoire en elle-même peut paraître "facile" et déjà vue. Tout comme Moins que zéro, pleins de choses ont du m'échapper, tant ce roman est riche en double sens sous les apparences et les préoccupations futiles et nombrilistes des protagonistes.

Une certaine frustration chez le lecteur qui n'a de réponses aux questions que les personnages se posent que de façon détournée et encore. Clay apparaît encore plus égoïste, froid et indifférent aux situations et à son entourage que 25 ans plus tôt. Pourtant, Bret Easton Ellis m'a cloué le bec dans son dernier paragraphe, avec sa dernière phrase terrifiante. Une fin qui mérite à elle seule de relire ces deux romans qui hanteront certains pendant longtemps.

Moins que zéro de Bret Easton Ellis

  Moins que zéro de Bret Easton Ellis
A la sortie du nouveau roman de Bret Easton Ellis Suite(s) impériale(s), j'ai d'abord préféré lire son 1er livre Moins que zéro.

Los Angeles, 1985. Clay y revient pour les vacances de Noël retrouver sa famille et ses amis. Des jeunes gens friqués, tous beaux et bronzés. Clay passe son temps dans différentes fêtes qui s'enchaînent où tout le monde boit, se drogue et baise. Les personnes y sont superficiels, interchangeables, caricaturaux. De plus, Clay est un jeune homme perdu. Il voit régulièrement son psy et hésite à arrêter sa thérapie, ne prend jamais d'initiative et se laisse entraîner par le courant.

A première vue, le roman peut paraître cliché, absolument vide. Mais c'est ça qui fait la force du roman je pense. Ecrit par un jeune homme de 21 ans encore étudiant à l'époque, voici comme il en parle dans une interview donnée en 2005 :

Moins que zéro était satirique. Je détestais la culture jeune. Le plus horrible, c'est que j'en faisait partie, et mes amis aussi : je haïssais les fringues qu'ils portaient, la musique qu'ils écoutaient, je trouvais que tout ça craignait. Moins que zéro fut ma réponse à leur passivité, à leur ironie, à toute l'attention qu'ils portaient à des merde. C'est l'énergie de toute cette colère qui a illuminé nom travail pendant des années et m'a rendu polémique.

Au début de la lecture, c'est une accumulation de scènes stériles où les personnes sont comme des automates obéissants à des codes, ceux du milieu du cinéma et de la mode américaine des années 80. Où ces jeunes adultes apprennent d'abord par la presse people où sont leurs parents à défaut de les voir. Un monde dans lequel le jeune homme erre sans but, se sentant transparent aux yeux des autres. A la sortie d'une soirée, tout en conduisant, il voit une affiche publicitaire "Disparaître ici". Ces mots le hantent et sont un vrai leitmotiv du roman.

Alors il est clair que soit on aime ou on déteste Breat Easton Ellis. Génie pour certains, imposteur pour d'autres. Pour ma part, il m'a mis mal à l'aise, ne sachant pas vers quoi j'allais au fur et à mesure de la lecture. La satire vire au malsain, surtout à la fin et pourtant je ai été absorbé par le livre qui par son côté vide et superficiel arrive à en dire long sur une société et ses pantins.

Une découverte qui m'a conduit à poursuivre avec Suite(s) impériale(s).

Les nuits d'une demoiselle par Colette Renard

Fond de cale de Sophie Couronne & Caryl Férey

Fond de cale de Sophie Couronne & Caryl Férey

Je voulais en parler de retour des vacances d'été et puiouffff.....J'ai zappé....un peu oublié , mais pourtant ce recueil de nouvelles vaut véritablement le détour.  2 histoires pour Caryl et 2 pour Sophie.

J'ai acheté les yeux fermés le livre en voyant Caryl Férey sur la couverture. Je me suis surpris d'apprécier davantage les 2 nouvelles de Sophie Couronne (ce qui n'enlève ne rien la qualité des textes de Caryl Férey).

Dans la préface, Caryl Férey nous explique avec le sourire que son acolyte lui avait fait lire les textes en le prévenant que c'était nul. C'est tellement nul qu'il a adoré.

Pour celui qui aime Caryl Férey, pas de surprise dans le style, toujours le même. Il parle de l'enfance, de l'adolescence avec virtuosité, des mots percutants judicieusement choisis, savoureux cocktail de dureté et de poésie.

En ce qui concerne Sophie Couronne : un Caryl Férey au féminin ? En tous les cas, on comprend la connivence entre eux d'où cette invitation au noir. J'ai apprécié sa nouvelle Djeddah. La jeune Zita est ingénieur du son et se voit proposer un contrat d'un week-end en Arabie Saoudite. Elle embarque avec d'autres filles, techniciennes de spectacle. Mais rapidement, elles commencent à flipper car la personne chargée de leur voyage est bien mystérieuse quant aux conditions d'acheminement dans un pays si différent de l'occident. Une histoire avec une réelle tension et beaucoup d'humour pour contrebalancer. J'ai été frustré par la brièveté de l'histoire, m'étant déjà attaché au personnage. Preuve de la réussite de la nouvelle. J'attends avec impatience un premier roman.

Si vous souhaitez poursuivre avec ces deux écrivains : D'amour et dope fraîche à découvrir.

Nouveautés chez Babel noir

Nouveaux titres parus en ce début d'automne dans la collection Babel noir aux éditions Actes sud !




Un polar bien déjanté, un road movie hallucinant !


Un roman noir australien, paru il y a déjà 2 ans.

Le condamné à mort par Jeanne Moreau et Etienne Daho

Le condamné à mort par Jeanne Moreau et Etienne Daho
















Le projet artistique le plus attendu et le plus surprenant de cette fin d'année.


Première sortie de Radical Pop Music, le label d'Etienne Daho, ce long poème initialement mis en musique par Hélène Martin, est lu par Jeanne Moreau et chanté par Etienne Daho.


Ecrit en 1942 alors qu'il était incarcéré à Frenes, "le condamné à mort" est la première œuvre de Jean Genet. Ce poème narre l'histoire de Maurice Pilorgue, jeune assassin de 25 ans incarcéré et guillotiné à Renne en 1939 et qui exerça une fascination sur Jean Genet. (extrait du plan média)

Ce nouveau projet s'accompagnera d'un spectacle réunissant les 2 artistes sur scène, dans le cadre d'une semaine consacrée au centenaire de la naissance de Jean Genêt.

Les 23 et 24 novembre au théâtre de l'Odéon à Pari.

En 1998, Etienne Daho avait chanté "Sur mon cou" sur sa compilation, une reprise de Hélène Martin de 1964.



Ivory tower de Chilly Gonzales




















Nouvel arrivage From the avenue. Gonzales continue de nous plaire, plus que plaire d'ailleurs. Après Soft power, très léger, flirtant avec le disco (mais c'est un peu réducteur), voici un nouvel opus qui dès les premières notes nous ont convaincu. Il va tourner, tourner et tourner en boucle...Et merci à notre disquaire préféré pour le conseil, sinon nous serions passer à côté :)

http://www.myspace.com/gonzpiration





présentation
Fort de son record du monde du Guinness Book 2009 pour le concert le plus long (27 heures, 3 minutes et 44 secondes) Gonzales revient en 2010 avec Ivory Tower : l'album et le film. Réalisé avec la complicité du trublion de l'électro BOYS NOIZE, l'album est ambitieux, intelligent, fun, typique de Chilly Gonzales. Le long-métrage qui accompagnera l'album a été co-signé par Celine Sciamma (La Naissance des pieuvres), et réalisé par Adam Traynor des Puppetmastaz qui met en scène la crème de l'électro : Tiga, Peaches et Gonzales lui-même. 

Que personne ne s'étonne : Ivory Tower est une fois de plus un renversement musical complet pour le maestro qui se plonge dans de l'euro pop festive, saupoudré de ballades et de morceaux instrumentaux qui figurent aussi en tant que bande originale du film.

Il tempo materiale (Le temps matériel) di Giorgio Vasta (suite)

Il tempo materiale (Le temps matériel) di Giorgio Vasta

Dans un précédent post, j'annonçais que ce roman allait être un de mes livres les plus marquants de 2010. Je confirme, car pour un 1er roman, Giorgio Vasta m'a convaincu. Il est parfois difficile de parler d'un livre qui vous bouscule, vous rend aux tripes...En dehors de l'histoire, c'est la poésie, l'ambiance, la tension tout au long du roman qui m'ont énormément plu.

Commençons par l'histoire sans en dire trop.

Nous sommes en 1978 à Palerme. Une bande de 3 gamins de 11 ans sont fascinés par les Brigades Rouges qui cette année vont faire parler d'eux, notamment par l'enlèvement d'Aldo Moro. Les enfants découvrent à la télé et dans la presse les différents rebondissements de cette affaire qui tiendra en haleine les italiens.

A vrai dire, ils ne comprennent pas tout...mais qu'importe. Néanmoins, très futés pour leur âge, commence à germer en eux l'idée de rébellion, d'opposition contre "un autre", et l'envie de se démarquer, de se faire entendre. Quoi de plus normal pour de jeunes adolescents me direz-vous ? Sauf que ça commence à dérailler lorsque leur vienne l'idée de copier le groupe terroriste d'extrême gauche.

Ils commencent par se trouver des surnoms en s'appelant "camarades" et inventent un alphabet muet : "l'alphamuet" : un langage commun, afin de communiquer sans que d'autres personnes puissent comprendre.

Puis viennent leurs premières expériences. Prenant très au sérieux leur activité de "terroriste", ils établissent des filatures, prenant de nombreuses notes, agissant de manière méthodique. Après de petits délits dans leur collège , rien de plus normal d'imiter réellement les Brigades Rouges et d'envisager un enlèvement...

Girogio Vasta transpose la lutte politique des Brigades Rouges et la violence de leurs actions à hauteur d'enfant. Il n'est pas question pour ces jeunes protagonistes de se lancer dans un lutte sans y trouver un fondement idéologique, reprenant à leur compte les arguments des adultes. Faire exploser des bombes, enlever des personnes, les torturer trouvent une justification morale et nécessaire. Leur militantisme et leurs actions sont un véritable pouvoir créateur. Cela donne un roman d'autant plus cruel que ce sont évidemment des enfants.

C'est là que le talent littéraire opère : réussir à montrer de manière extrêmement intelligente les mécanismes et le processus par lequel ces enfants vont entrer. De manière paradoxale, la conscience de leur engagement et leur aveuglement déconcertant les emmènent dans un engrenage d'une rare violence.  Des dégâts irréparables dans la tête d'enfants à l'âge de l'apprentissage de la vie.

Une histoire violente sans concession, une beauté littéraire. Je ne peux que vous conseillé ce roman qui est "en cours de traduction dans plusieurs langues et chez de prestigieux éditeurs".