Un garçon en or - Michael Nava

Un garçon en or - Michael Nava - Traduit de l'anglais par Pascal Loubet - Éditions du Masque - 2005

Depuis ce début d'année, je fais la chasse aux livres restés trop longtemps sur les étagères de la bibliothèque sans avoir été ouverts. J'ai donc enfin pu régler le compte à ce polar américain. Et ça valait le coup !

Michael Nava, avocat débute dans les années 80 une série de romans policiers autour de Henry Rios, un avocat d'origine mexicaine. Publié en 1988, Goldenboy est le deuxième épisode d'une série de 7 romans. 

Henry Rios accepte une nouvelle affaire en défendant Jim Pears, un jeune homosexuel accusé d'un meurtre, pris en flagrant délit, couteau à la main. L'affaire se présente plutôt mal aux vues des circonstances accablantes. Mais il ne faudra pas sous estimer la détermination et le militantisme de l'avocat pour la résoudre.

Voici un roman qui m'a vraiment plu. L'intrigue est solide et m'a tenu en haleine du début à la fin. La grande force du livre tient principalement dans ses personnages très humains auxquels je me suis attachés. Henry Rios est un homme public ouvertement gay et évolue parmi des gens qui essayeront de le discréditer professionnellement au vu de son engagement à défendre une personne elle aussi homosexuelle. Il préféra répondre aux attaques de manière subtile ne se laissant pas impressionner. 

Au-delà de l'affaire, le lecteur suivra l'amitié qu'il entretient avec un homme atteint du sida. Deux personnages que tout semble opposer mais qui vont s'entraider. Là aussi, Michel Nava traite de manière subtile et intelligente la question du sida avec un ton juste et réaliste.

Un roman d'une grande qualité humaine et une brillante intrigue dont la tension retombera qu'à la toute fin.

Un garçon en or - Michael Nava - Traduit de l'anglais par Pascal Loubet - Éditions du Masque - 2005

Les vieux fourneaux - Lupano & Cauuet


Cela faisait longtemps que je n'avais pas ri de si bon coeur en lisant une bande dessinée.

Les vieux fourneaux, c'est l'histoire de Pierrot, Antoine et Mimile, trois copains d'enfance qui se retrouvent à l'enterrement de Lucette. Une Lucette qui laisse un lettre post-mortem explosive à Antoine, son mari....qui prend alors son fusil direction l'Italie pour régler une vieille affaire. 


Pierrot et Mimile, bien décidés à l'arrêter, embarquent à bord de la camionnette d'un théâtre de marionnettes conduite par Sophie (la petite-fille de Lucette) enceinte de 7 mois. Cette dernière est loin d'imaginer ce que c'est de passer 9 heures en voiture de deux vieux emmerdeurs.

Avec ces vieux fourneaux, ça déménage ! Les dialogues signés Lupano sont à mourir de rire dignes de ceux de Michel Audiard. C'est drôle, délicieusement fin et poétique !


Quant aux dessins de Cauuet, ils collent parfaitement à l'humour des dialogues et à ces personnages attachants cabossés par la vie, mais plein d'énergie. 

A travers le récit, Lupano revient avec humour et tendresse sur une génération de soixante-huitarde représentée par nos trois compères (engagés syndicalement) qui rencontrent la nouvelle, celle de Sophie qui ne manquera pas de leur montrer l'état du monde d'aujourd'hui (il y a une scène mémorable à ce sujet à ne pas manquer!!!).


Bref, voici une excellent bd qui donne la patate. J'attends le deuxième tome avec impatience.

Wormworld Saga de Daniel Lieske


Le voyage commence et c'est au détour d'une librairie royannaise que j'ai eu la chance de tomber sur cette bande dessinée tout à fait excellente : Wormworld Saga.

Je me suis laissé emporter par l'histoire de ce mauvais élève qui, le temps des vacances venu, s'évade dans son monde chez sa grand-mère.


Un monde à l'intérieur d'un tableau caché derrière une double cloison et là, tout devient possible.

Les monstres rôdent mais une aide est au bout du chemin et la quête installée, tout peut commencer. La suite sort à la rentrée et vivement sa sortie, car on a très envie de savoir ce qui va se passer.

Si le suspense est trop grand, le site internet dédié où tout a commencé, se trouve ici et .



Wormworld sage : le voyage commence (tome 1) - Daniel Lieske - Editions Dupuis (sorit le 20 mars 2014 ; tome 2 à paraître le 12 septembre 2014)

Joyland de Stephen King 2014

Joyland de Stephen King 2014

Stephen King est en forme, en très grande forme même ces derniers temps. Ce roman est encore une merveilleuse lecture.

Le personnage principal, qui est aussi le narrateur, revient sur un été qui a bouleversé sa vie au début des années 70. L'amour, la fin d'un amour (mais pas forcément le même), la découverte de la vie et de la mort (voire des morts). Rien de moins et surtout beaucoup plus.

Le parc d'attractions de Joyland est situé en bord de mer et on dit qu'un jeune fille y aurait été assassinée. On dit aussi qu'elle revient hanter les lieux du meurtre certaines nuits. A côté de ce lieu haut en couleurs où se pressent les touristes, une maison victorienne verte se dresse fièrement. Elle abrite une femme, un enfant dans un fauteuil et un chien. Le narrateur quant à lui réside, le temps de cette parenthèse professionnelle entre deux années scolaires d'étudiant, dans une chambre chez Madame Shoplaw, la logeuse du bout de la plage. Il lit Tolkien après ses journées harassantes de petite main au parc. Il longe souvent la plage pour aller travailler. Il y a du vent et un cerf-volant. Et lui s'en va apporter de la joie car tel est le but véritable des forains ou bien, pourrait-il en aller différemment pour certains? Qui sont ces personnages tour à tour touchants et repoussants? Ces collègues parfois patibulaires et ce vent qui souffle fort et qui fait claquer les volets?

Je me suis énormément attaché aux personnages et à l'intrigue de ce livre qu'on dévore véritablement. Il est bref puisqu'il ne fait qu'un peu plus de deux cent pages, mais très intense et la fin, très cinématographique, m'a bouleversé. De plus l'écriture est fluide et souvent poétique : un régal.

C'est difficile de ne pas trop en dire mais de partager quand même un peu de cette joie de lecture. J'ai eu l'impression parfois d'être plongé dans une sorte de chronique du type de l'été 80 de Duras et parfois de lire des titres de la série noire. C'est de nouveau un grand livre pour un grand écrivain qui propose une nouvelle vision du visage de la grande faucheuse et à qui j'ai envie de dire, une fois encore, merci!!!

Un petit faible pour la couverture américaine !

Du même auteur sur le blog : Salem ; 22/11/63

Perry Rhodan

Perry Rhodan

Perry Rhodan était un personnage de fiction encore totalement inconnu pour moi il y a une semaine.

C'est pas hasard, sur internet, que je suis tombé sur le premier volume en epub (vive la lecture sur tablette), puis sur le deuxième et j'en suis au sixième!

Je suis rassuré car les volumes sont pléthoriques et les aventures de ce héros de science fiction ne font que commencer pour moi.

Il faut dire que cette série a débuté en 1961 et continue toujours d'être publiée en Allemagne!

Elle se propose de raconter l'histoire d'un homme à la base de la conquête spatiale terrienne. D'abord la lune puis l'univers. En 1961, le narrateur situait son action 10 ans plus tard. Point de démarrage de ce voyage intergalactique qui me passionne actuellement. Lire et savoir que la fin de cette lecture est quasiment impossible est un défi qui me plaît assez. Car n'oublions pas que les parutions en feuillets hebdomadaires ont dépassé allègrement les 2700 volumes. Le rêve intégral.

Cette découverte s'est accompagnée d'une autre tout aussi précieuse, celle d'un site qui se propose de nous guider dans ce monde tentaculaire. Vous le trouverez ici. L'application qui lui correspond est également disponible sur le Google Play. N'hésitez pas à contacter son webmaster qui est très sympa! 


Tom à la Ferme de Xavier Dolan (2014)


J'ai tué ma mère reste un souvenir gravé à jamais qui a transformé Xavier Dolan, dont c'était le premier long métrage, en dieu vivant à mes yeux. Son deuxième, troublant aussi, Les amours imaginaires, m'avait beaucoup plu avec son lot de répliques cultes. J'étais resté plus mitigé sur son troisième, Laurence Anyways, malgré l'excellente prestation de Melvil Poupaud dans son rôle de transsexuel chaotique. Le film, à mon goût, s'étalait sur plus de deux longues heures et son montage ne rendait pas grâce aux acteurs, ni à l'histoire. N'en restent pour moi que quelques scènes magistrales à la technique envoûtante.

Tom à la Ferme est un film que j'attendais avec une véritable impatience. La découverte a été encore supérieure à ce que je supposais. On entre de suite dans une série B de grande facture au montage incisif. Les échos, comme toujours chez ce jeune réalisateur, sont nombreux vers d'autres films et d'autres réalisateurs. Hitchcock bien sûr mais tant d'autres également. Et quel talent pour filmer la brume et cette manière particulière dont elle reflète la mélancolie et la folie. Courez le voir et écoutez bien jusqu'à la dernière seconde, jusqu'à la fin de ce générique troublant. Laissez vous emporter alors aussi par les couleurs de la nuit, de la fin de la nuit. Un film noir, très noir que j'ai déjà hâte de revoir!


Criss cross - The killers by Robert Siodmak

Criss cross - The killers by Robert SiodmakLes vacances ont été l'occasion de regarder des films noirs de Robert Siodmak : The Killers (Les tueurs -1946) et Criss cross (Pour toi j'ai tué - 1949). Deux films remarquables par leur construction scénaristique, la psychologie travaillée des personnages et l'ambiance.
Criss cross - The killers by Robert SiodmakCriss Cross
Steve Thompson retrouve Los Angeles qu'il a quitté deux ans auparavant après son divorce d’avec Anna. Très vite son amour obsessionnel pour elle refait surface et il entreprend tout pour la revoir. Mais Anna est désormais la compagne de Slim Dundee, malfrat notoire dont la bande va surprendre les retrouvailles entre Steve et Anna. Pour détourner les soupçons de Slim et se donner du temps, Steve invente le projet de l'attaque d'un fourgon blindé, celui de la Compagnie pour laquelle il travaille désormais (dvdclassik).



Pour ceux qui souhaiteraient découvrir les arcanes du Film Noir, genre cinématographique qui livra ses meilleurs fruits entre 1941(The Maltese Falcon) et 1958 (Party Girl) voilà sans conteste un film étalon par ses parti pris stylistiques mais aussi scénaristiques. A commencer par la complexité psychologique des personnages dont les intrigues et manipulations constituent autant d'entremêlements très justement justifiés par le titre Criss Cross. De chassés-croisés, il en est également question entre le passé et le présent : pour amener le spectateur a saisir l'engrenage à l'origine du drame, le réalisateur utilise ce procédé inhérent au Film Noir qu'est le flash back. Siodmak avait déjà usé avec bonheur du flash back dans The Killers (dvdclassik).
 
Fiche IMDB Criss cross

extrait du livre Film noir - éditions Taschen

The killers
Deux tueurs débarquent un soir dans un restaurant d'une paisible commune du New Jersey, à la recherche du « Suédois », le pompiste de la station-service voisine. Prévenu du danger par un client, Nick Adams, l'homme ne tente pourtant pas de s'enfuir et est assassiné. Un enquêteur de la compagnie ayant assuré le pompiste va reconstituer le fil des évènements ayant conduit au meurtre en interrogeant les personnes qui l'avaient connu (source).

Fiche IMDB The Killers




It's album time with Todd Terje

It's album time with Todd Terje


Sorti début avril, le premier album inclassable de ce Norvégien fait du incontestablement du bien. 

Entre électro, disco et funk, Todd Terje s’amuse à nous emmener au bord de la place d’Acapulco (Leisure suit preben) puis sur des rivages nostalgiques (Svensk sas, Johnny and Mary) pour revenir sur la piste de danse (Strandbar, Oh Joy, Inspector Norse). Il fait habilement le pont entre différents genres musicaux et différentes époques. 

Frais, audacieux, classieux, une vrai réussite !

 

Le royaume de Dieu de Damon Knight

Le royaume de Dieu de Damon Knight

M. Dahl, journaliste américain enquête sur plusieurs faits divers troublants (épidémie soudaine, morts suspects). Les réponses pourraient bien se trouver dans une base de l'Etat renfermant un projet tenu secret défense dont on lui refuse l'accès. Il réussit finalement, avec détermination, à se voir accorder une visite de trois jours des différents bâtiments pour inspection. Il fait la découverte d'Aza-Kra, une créature extraterrestre dont sa mission sur terre est de faire prendre conscience aux humains de l'inutilité de la violence sur Terre...

La première partie du roman est intrigante. Les motivations de l'espèce de Roswell sont assez bien amenées et nous sont dévoilées peu à peu. Aza-Kra est-il une menace pour l'humanité ou un porteur d'espoir ?  

Durant une fuite à travers les continents en sa compagnie, le journaliste finira par comprendre qu'il est venue sur Terre pour éveiller les hommes à méditer sur leurs agissements destructeurs envers eux-mêmes. Il restera impuissant et inquiet face aux moyens employés par cet extraterrestre (contrôle des esprits, les gouvernements s'effondrent rapidement, la Terre bascule dans le chaos).
 
Ecrit en 1954, l'intrique se passe à la fin des années soixante dix, mais pourrait se dérouler aujourd'hui. Ce roman offre une réflexion précieuse sur l'utilisation et l'escalade de la violence mise en place par les gouvernements avec comme arme suprême : la peur...Toujours d'actualité, non ?

Cette nouvelle de Damon Knight vient rejoindre l'excellente collection Dyschroniques.publiée par les Editions Le passager Clandestin en février 2014.

Autres titres de la même collection disponibles sur l'Avenue : Un logique nommé Joe ; La tour des damnés.

Xscape - Love never felt so good - Michael Jackson




Baby, love never felt so good
And I'd die if it ever could
Not like you hold me, hold me

Awww baby, (uh huh) love never felt so fine
And I'd die if it's never mine, not like you hold me, hold me

(BRIDGE)

And the nights gonna be just fine,
Gotta fly, gotta see, gotta
I can't take it,

(CHORUS)

Cause baby, everytime I love you, in and out of my life, in out baby,
Tell me, if you really love me it's in and out my life in out baby
So baby, yes, love never felt so good.

(VERSE)

Awww baby, (mmmm hmmm) love never felt so fine (soo fine)
And I'd die if you never mine
Not like you hold me, hold me

Awww baby, love never felt so good,
And I'd die if it ever could, not like you hold me, hold me,

(BRIDGE)

And the night through the thickest tears,
Gotta fly, gotta see, can't believe I can't take it cause,

(CHORUS)

Baby everytime I love you it's in and out my life in out baby
Tell me, if you really love me it's in and out my life driving me crazy
Baby, love never felt so good (uhh huhx3)

(VERSE)

Aww baby love never felt so fine,
And I'd die if you're mine all mine
Not like you hold me, hold me

Aww baby love never felt so good, (soo good)
And I'd die if it ever could
Not like you hold me hold me,

(BRIDGE)

And the nights that feels good gotta fly gotta see can't believe
I can't take it 'cos

(CHORUS)

Baby everytime I love you it's in and out my life in out baby,
Tell me if you really love me it's in and out my life, driving me crazy
Cos baby, love never felt so good,

(Never felt so good) awww it never felt so good... (oooh) soo no, never felt so good yeah yeah it never felt so good... ahhh haaa (nooo noo) never felt so good (yeaahhhh)

Alright that's fine...



Sortie du nouvel album Xscape le 12 mai 2014 en France. Tracklist 
Force est de constater que pour ce deuxième album posthume du King of pop, Sony et ses producteur ont écouté les fans après l'échec cuisant de l'album Michael sorti quelques mois après le décès du chanteur fin 2009. 

A savoir qu'au-delà des versions retravaillées avec "le son d'aujourd'hui" des 8 inédits proposés (qui dans l'ensemble sont d'assez de bonnes factures je trouve), l'édition deluxe d'Xscape offre les versions originales non retouchées. Et ça c'est une bonne nouvelle ! A mes yeux elles sont bien plus intéressantes. Des titres plus ou moins aboutis prévus pour différents albums de l'époque (Bad ou Dangerous par exemple). C'est toujours un peu surprenant d'exhumer des titres d'un chanteur disparu, la machine à sous oblige, les fans seront davantage conquis cette fois-ci. 

Et puis il faut reconnaître que ressortir Love never felt so good 30 ans plus tard remis à la sauce disco-funk à la Daft Punk, c'est terriblement efficace et dansant, non ?

Xscape - xscape - Michael Jackson pochette album
 cover de l'album édition deluxe softpack cd/dvd - photo personnelle
Xscape - xscape - Michael Jackson pochette album
photo personnelle
Xscape - xscape - Michael Jackson pochette album poster
poster disponible dans l'édition sofpack - photo personnelle