Films du week end

























Très belle surprise. Claudia Cardinale très juste dans son rôle et Salim Kéchiouche  qui assure vraiment pas mal.























Un 7ème volet en 2 parties : scandale ! Mais une fois devant l'écran de cinéma, la magie opère...Le film retranscrit bien la lenteur du roman, et comme sa lecture est déjà bien lointaine, nous sommes de nouveau surpris par les trouvailles de JK Rowling...























1982, une autre époque virtuelle pour un film en demi teinte. on n'a pas tout compris (heu même pas grand chose) mais c'est pas bien grave...























Première fois que nous revoyons ce film depuis sa sortie en salle il y a 5 ans...une pure merveille. Ca donne envie de relire la nouvelle d'Annie Proulx dont est tirée ce film.

L'appel de Cthulhu de H.P. Lovecraft

L'appel de Cthulhu de H.P. Lovecraft j'ai lu

Est-ce que je chancelais, au bord d'un abîme d'horreurs cosmiques trop terribles pour qu'un homme pût les supporter ? 

Johansen et ses hommes éprouvèrent une stupeur effarée devant la majesté cosmique de cette Babylone ruisselante bâtie par des démons anciens. Ils durent comprendre instinctivement qu'elle n'appartenait pas à notre monde ni à aucune planète sensée.

extrait de la nouvelle L'appel de Cthulhu, 1926.

Le mythe de Cthulhu que Levecraft a inventé est fascinant et distille dans l'esprit du lecteur la peur et l'angoisse. Au-delà du surnaturel, il nous donne sont point de vue sur l'homme, ses traumatismes et ses angoisses. Il donne au lecteur à réfléchir et à s'intérroger sur la société et le monde dans lequel il vit.

Tout à fait le genre de roman fantastique que j'affectionne. Moi qui n'avais jamais encore lu le mythique Lovecraft, je suis comblé.

Trembling Blue Stars 2010 !

Trembling Blue Stars 2010
























Alors toutes ces années arrivent à leur terme. Forcément à l'automne, pour la sortie du dernier opus de Trembling Blue Stars désormais sur le label espagnol Elefant Records.

L'immense et beaucoup trop sous estimé britannique Bobby Wratten qui, dans les années 90 nous faisait déjà fondre avec Field Mice, puis bien sûr ensuite avec Northern Picture Library, revient donc nous faire ses adieux avec la maestria qu'on lui connait.

On passe ici du rire aux larmes. Avec ce goût si particulier dont il a le secret. Celui d'une éternelle adolescence dont la nostalgie serait rémanente.
Je me rappelle d'un concert en 1991 ou 1992 au Confort Moderne de Poitiers où il était aux côtés d'Ann-Mary, son éternel amour, déçu évidemment. J'avais compris alors que quelque chose ne serait plus jamais comme avant. Et on criait son prénom à elle, qui avait un goût de pomme. De ces pommes de la cantine. Celles de cet âge qu'on ne quitte jamais vraiment. Souvenir de ces amis et de cette nuit dont les chemins bien sûr ont bifurqué au début de ce qui deviendrait une sorte d'âge adulte.

Dans mon amour de la musique, de l'importance de ces chansons (alors par exemple "Between Hello and Goodbye" tout simplement inoubliable), un fil commençait à se dérouler. Un goût de la vie. Une volonté d'exploration, de soi et du monde. Joie et tristesse mêlées.

C'est à tout cela que nous invite la somme des titres sur les deux cds présents ici. Et à tellement plus aussi.

Le Titre 5 du CD 1 nous rappelle que la mémoire est imparfaite (The Imperfection of Memory), mais je garderai précieusement et pour toujours cet artiste qui a changé et continuera de changer ma vie. Et pourquoi pas la vôtre?
Définitivement la bande son de cet automne et de beaucoup d'autres à venir, sur l'Avenue.

Cobra, the animation

Cobra, the animation
























30 ans après, la suite des aventures de Cobra, l'aventurier de l'espace, le cigare aux lèvres...toujours aussi sexy, drôle et macho. C'est bien une série d'mec tiens ! Aaaaaaah son rayon delta (il est fidèlement traduit cette fois-ci par Psychogun) ....Pour les fans de la série des années 80, vous devriez vous régaler.

Les épisodes regorgent de mille trouvailles. Plusieurs histoires en quelques épisodes avec un bon scénario, un suspens bien dosé...un vrai plaisir. De plus le doubleur français, Jean-Claude Montalban reprend du service des décennies plus tard. Et ça c'est une très bonne nouvelle car Cobra sans cette voix mythique en français, ce n'est plus Cobra ! On retrouve donc ce grain de voix si particulier (un peu plus grave mais ça passe très bine) et toujours avec un humour et un ton ironique. Il se lâche davantage niveau registre familier ce qui n'était sûrement pas possible 30 ans plus tôt lorsqu'il s'agissait d'être diffusé aux enfants français. Car Cobra est bel et bien une série pour adultes. 

Etant gamin dans les années 80, j'étais fasciné par Cobra, avait très peur de la guilde des pirates et de l'homme de verre. 30 ans plus tard, toujours accro...

Cobra, the animation


Nécropolis 1209 de Santiago Gamboa

Nécropolis 1209 de Santiago Gamboa
Voici une roman hallucinant et déjanté !

L'histoire :
 
Un jeune écrivain est invité à un congrès littéraire à Jérusalem. Il y rencontre d'autres écrivains et personnalités dont José Maturana, personnage haut en couleur : ancien drogué reconvertir en pasteur évangélique et écrivain sur le tard. Mais malheureusement ce dernier est retrouvé mort dans la baignoire de la chambre d'hôtel. Notre jeune écrivain se prête au jeu de l'enquête car le suicide annoncé de son compère lui semble suspect.

L'histoire principale est entrecoupée d'histoires à tiroir dont les différents pièces assemblées formeront un puzzle complet époustoufflant. Autant vous dire que vous irez de surprises en surprises en vous demandant jusqu'où la folie de l'auteur s'arrêtera.

L'écrivain est un raconteur fou de récits loufoques, d'autres sombres et sordides, d'une crudité sans bornes pour certains. Santiago Gamboa s'en donne à coeur joie avec ses personnages furieux, inclassables, n'hésite pas à les maltraiter, à la trainer dans la boue pour les ressusciter, à les rendre pathétiques, attachants et détestables à la fois.

Cet écrivain colombien s'autorise absolument tout, nous fait croire l'impensable avec une facilité déconcertante. Le lecteur passe son temps à rire et à écarquiller les yeux devant une telle prouesse littéraire ! C'est jubilatoire et génialissime.

Comme le souligne Alain dans son très bel article, pour ceux en quête d'histoires convenues, vous l'aurez compris, passez votre chemin. A lire aussi les critiques de Moisson noire et de JM Laherrère.

Potiche, bande son du film par Philippe Rombi

Potiche, bande son du film par Philippe Rombi
















Pour la musique originale, j'ai demandé à Philippe Rombi de retrouver l'esprit des comédies des années 70, l'ambiance des musiques de Vladimir Cosma ou de Michel Magne (...) extrait du livret du cd de la B.O.F.

Pari gagné pour Philippe Rombi ! A partir d'un thème musical recurrent lié au personnage de Catherine Deneuve, qu'il déploie sous différentes versions, il harmonise avec talent le film. Etant le compositeur attitré de François Ozon, il sait au fur et à mesure des films créer un univers, une ambiance pour chaque film mais aussi donner une unité à la filmographie du réalisateur comme il l'explique très bien à la fin de l'interview. Dès les premières minutes du film, les premières notes, on rentre dans l'univers d'Ozon avec délice !

La bande son est aussi truffée de chansons 70's (Michèle Torr, Bee Gees, Boney M..) et de deux dialogues du film (on aurait aimé en avoir plus !)

La bande son est au même titre que le film un petit bijou. Entre rire, tendresse et émotions, elle finit avec un "bonus track" "c'est beau la vie" chantée par Catherine Deneuve et Benjamin Biolay. Ce dernier a réorchestré le titre (avec à la toute fin des sonorités et des voix similaires à l'album Trash Yéyé) et a conseillé François Ozon dans le choix de certaines chansons. Et comme on aime beaucoup Benjamin Biolay...que demandez de plus !



Potiche de François Ozon

Potiche de François Ozon
























Avant de partir quelques jours s'aérer au bord de la mer, nous nous sommes précipités pour aller voir le nouveau film de François Ozon. Notre attente de ce film annoncé il y a plus d'un an déjà a été comblée par le grand retour de François Ozon au cinéma. Nous sommes plus que ravis de ces 1h40 de rires, de larmes, de chansons, de répliques fantastiques...tout y est pour celui ou celle qui aime Ozon. Un retour "grand public" après une série de films plus intimes (Le refuge (2009) ou Le temps qui reste (2005)). Adaptée d'une pièce de théâtre de 1984 qui porte le même nom (avec Jacqueline Maillan), Ozon s'amuse avec un casting de rêve. Les acteurs s'amusent eux aussi à faire les andouilles dans une ambiance 70's. Un grand plaisir de revoir Catherine Deneuve et Jérémie Renier de nouveau dirigés par le réalisateur.

Pour avoir vu la pièce de théâtre, Ozon en a gardé des répliques cinglantes, d'autres rigolottes et a su en tirer le meilleur. Croyant qu'il allait rester plus ou moins fidèle à la pièce comme il l'avait fait avec 8 femmes, Ozon est allé au-delà avec une 2ème partie du film plus mélo désertant un temps la comédie du début. Ozon a le sens des détails, de la finesse. Il continue de laisser comme dans d'autres de ses films des clins d'oeil au cinéma français et joue avec le duo mythique Deneuve/Depardieu. Il finit son film avec émotions en faisant chanter Catherine Deneuve, car effectivement "c'est beau la vie" ! Un film qui redonnera intelligemment le moral à ceux qui en manquent à l'approche de l'hiver. Nous, on y retourne dès que possible !!!