Comment te dire Hardy ? Emission radiophonique été 2016

Comment te dire Hardy ? Emission radiophonique

Le feuilleton de l’été "Comment te dire Hardy?", coproduction des Médias Publics Francophones, est consacré à la chanteuse-auteure-compositrice Françoise Hardy. Neuf épisodes dans lesquels Françoise Hardy dévoile sa vie à Didier Varrod, le directeur de la Musique de France Inter. (source)

En écoute et téléchargement ici.

Les innocents de Jack Clayton

Les innocents de Jack Clayton

Miss Giddens, une gouvernante, est chargée par un homme de la garde de ses deux petits neveux dans la grande et majestueuse propriété de Bly. A son arrivée, les rapports entre Miss Giddens et les deux enfants - Miles et Flora - sont parfaits. Mais peu à peu, Miss Giddens découvre le passé trouble de l'inquiétant - et forcément très "victorien" - manoir de Bly. Les enfants, quant à eux, ont des réactions de plus en plus étranges et Miss Giddens apprend les morts récentes et mystérieuses de l'intendant et de la précédente préceptrice, Peter Quint et Miss Jessel. Elle découvre également les relations ambigues que ces deux personnages entretenaient avec les deux enfants...(source).



Le 24 mai, Les innocents ressortait en version bluray dans une version restaurée qui nous a permis de découvrir ce film considéré comme un chef d'oeuvre du cinéma fantastique gothique. Nous confirmons sans hésitation ! Il inspira notamment Alejandro Amenabar dans son film Les autres (2001), avec Nicole Kidman. 


Fidèlement adapté de la nouvelle de Henry James, ce film de 1962 aborde le surnaturel avec talent. Les enfants font véritablement peurs, les sous-entendus sexuels sont terribles. Deborah Kerr, leur gouvernante est flippée et flippante à souhait. La musique inquiétante participe à l'atmosphère envoûtante de cette maison victorienne.

Loin des délires baroques et spectaculaires des productions Hammer de la même époque, tout concorde à faire de ces Innocents un sommet du film d'épouvante gothique et psychologique. Le film de Clayton pourrait représenter sans conteste la quintessence du fantastique au cinéma. Les Innocents n'a pas fini de nous fasciner par sa beauté secrète et vénéneuse et son atmosphère trouble et inquiétante.(DVD Classik). 


L'emprise du crime (The strange love of Martha Ivers) de Lewis Milestone

L'emprise du crime (The strange love of Martha Ivers) de Lewis Milestone

Hier soir, nous avons été comblés en découvrant ce fabuleux film noir de 1946 de Lewis Milestone qui se place directement dans notre top 10 dans cette catégorie.

1928. Adolescente fugueuse, Martha est rattrapée par la police qui la ramène à son domicile. Elle retrouve sa tante tyrannique (Judith Anderson) qu'elle va assassiner lors d'une nuit d'orage. Le seul témoin (un jeune homme que son père tente de placer dans cette famille richissime en ayant les faveurs de la tante) sera quelques années plus tard son fiancé qui partage alors son secret. Un autre adolescent, Sam Materson (ami de Martha dont elle s'est éprise) présent le soir du crime a définitivement quitté la ville. 18 ans plus tard, en 1946, il (Van Heflin) refait surface dans la ville. Le couple (Stanwyck/Douglas) qui avait tenté d'oublier ce meurtre (dont un coupable innocent à fini sur l’échafaud) est persuadé qu'il revient pour les menacer de tout révéler.


L'emprise du crime (The strange love of Martha Ivers) de Lewis Milestone

Quel plaisir de revoir Barbara Stanwyck, qui avait sévit deux ans plus tôt dans l'excellentissime Assurance sur la mort et Kirk Douglas dans son premier rôle au cinéma (et quel rôle!!!), sans oublier Judith Anderson (la gouvernante dans Rebecca d'Hitchcock).

Barbara Stanwyck dans un rôle de mante religieuse, aux visages multiples, Kirk Douglas, un alcoolique rongé par la culpabilité avec un  jeu du chat et de la souris où cupidité et désir frustré se côtoient (voir l'article de critikat). Le film est ressorti en 2012, l’occasion pour beaucoup de redécouvrir cette petite perle de l’âge d’or du cinéma américain (source).

Film complet (version originale).



D'autres films noirs sur le blog : Criss cross, The killers ; Double indemnity ; Film noir (Taschen).

Le paradis des animaux de David James Poissant

Le paradis des animaux de David James Poissant - Nouvelles traduites de l'américain par Michel lederer - Terres d'Amérique - Albin Michel - 2015

Douze nouvelles autour du couple et de la famille, et des liens forts mais pouvant être mis à rude épreuve par la brutalité de l'amour. Léa Touch Book m'avait donné envie, je ne le regrette pas ! 

Moi qui lit peu de nouvelles, ce recueil m'a rappelé que ce genre littéraire trouve ses maîtres de l'autre côté de l'Atlantique. Ces nouvelles m'ont donné envie d'en lire plus souvent. C'est d'ailleurs ce que je ferais prochainement avec 20 + 1 short stories ou bien Dix petits indiens d'Alexie Sherman. Mais revenons à David James Poissant dont l'écriture m'a vraiment séduit.

Le style de David James Poissant m'a convaincu : il maîtrise son récit, avec un naturel désarment, réussi à vous faire aimer ses personnages, à vous toucher simplement.

Tout d'abord, la première nouvelle L'homme-lézard m'a conquis direct. L'histoire d'un père de famille qui découvre l'homosexualité de son fils et qui ne semble à priori par très enjoué de la situation. Une virée en pick-up improbable avec une rencontre animalière plutôt inattendue ! 

La terrible et dernière nouvelle Le paradis des animaux répond à la première où l'on retrouve ce père et son fils. Un dernier voyage, une rédemption. J'ai refermé le livre la larme à l’œil. C'est tout juste magnifique.

Les personnages de David James Poissant sont à un tournant de leur vie, en bascule, sur le point d'exploser. L'énergie du désespoir les fait rebondir pour le meilleur ou pour le pire. Ils sont incroyablement humains, avec leurs failles, leur force, leur jugements, leurs certitudes. Recoller les morceaux, tenter une nouvelle forme de communication, espérer un virage plus optimiste, être libéré affectivement... Mais rien n'est si simple. 

Ces histoires auraient pu être tristes ou déprimantes. Elles sont en réalité très vives, électriques, parfois drôles et pathétiques à la fois. Elles dégagent une puissance qui m'ont beaucoup ému, bousculé. Pas facile dans ces cas là d'en parler. Mention spéciale aux nouvelles Amputée, Remboursement ou encore Les nudistes.


Le paradis des animaux de David James Poissant - Nouvelles traduites de l'américain par Michel lederer - Terres d'Amérique - Albin Michel - 2015


Gravesend de William Boyle

Gravesend de William Boyle rivages noir 2016

Coup de projecteur pour ce numéro 1000 de la collection Rivages/Noir qui fête cette année ses 30 ans. Premier roman de cet américain qui fait son entrée dans le roman noir.

Gravesend est un quartier pauvre et déshérité de Brooklyn où les personnages sont complètement désabusés et hors-jeu. C'est le cas de Conway, un trentenaire paumé depuis l'assassinat de son frère homosexuel 16 ans plus tôt. Il va enfin pouvoir accomplir sa vengeance et tuer son meurtrier, Ray Boy qui sort juste de prison. Evidemment passer à l'acte n'est pas aussi simple que prévu surtout quand Ray Boy lui annonce qu'il souhaite mourir de ses mains. D'autres personnages tout aussi désespérés et malchanceux vont eux aussi se retrouver dans des situations de plus en plus glauques.  

Tous les ingrédients d'un roman noir sont réunis : drame, vengeance, fatalisme. Pour l'ambiance, c'est réussi. Si j'étais au départ avec ces personnages de loser, peu à peu il m'ont semblé manquer d'épaisseur ou du moins, je m'y est accroché de moins en moins. Côté intrigue, pareil. C'est du déjà vu, ce qui n'est pas un problème en soit, mais il y a un truc qui manque pour moi, dans l'enchaînement des situations, et par des coïncidences un peu trop grosses. 

Par certains côtés, ce roman m'a rappelé ceux de Jason Starr où les personnages sont plus crédibles et l'intrigue plus intense. Je vous donne l'impression de n'avoir pas tant aimé ce roman et pourtant j'ai voulu savoir comment tous ces malheureux allaient finir. Pas bien, on s'en doutait.  

Encore du noir et Action suspens m'ont donné très envie de lire ce roman et en parlent avec enthousiasme ! 

Gravesend - William Boyle - traduit de l'américain par Simon Baril. Rivages/Noir - 2016.

Nos dernières lectures sur l'Avenue ou sur la plage...

Retour à Peyton Place de Grace Metalious

Le mélodrame dans toute sa splendeur avec Retour à Peyton Place de Grace Metalious, suite de Peyton Place, qui connu à sa sortie en 1956 un succès fou.

DASHIELL HAMMETT Le chasseur et autres histoires  [Hunter and Other Stories] Trad. de l'anglais (États-Unis) par Natalie Beunat Textes présentés par Richard Layman et Julie M. Rivett

C'est avec ces nouvelles "inédites" Le chasseur et autres histoires que nous découvrons une autre facette de l'un des maîtres du roman noir américain. 


3 titres de la sympathique collection folio à 2€ 
A quoi rêvent les garçons
Sur les origines d'une génération
Je vivais seul, dans les bois

Gravesend William Boyle Rivages Noir

Lecture du n°1000 de la collection Rivages/Noir qui fête cette année ses 30 ans!