Dérive sanglante de William G. Tapply


Stoney Calhoum travaille dans un magasin de pêche. Un jour, un client, Green entre et demande un guide pour l'emmener pêcher. Mais ce type ne lui revient pas et préfère appeler son meilleur ami, Lyle (lui aussi guide) ravi de le remplacer. Sauf que celui-ci ne refait pas surface le lendemain, et Green reste introuvable.
Début classique me direz-vous....ah j'allais oublier....Stoney est arrivé dans la région, le Maine à la sortie de l'hôpital où il a perdu la mémoire suite à un accident de montagne. Du déjà vu me retorquez-vous une nouvelle fois ? Oui et pourtant ça fonctionne bien, très bien même.

Calhoum se fait apprenti policier. Toutes ses déductions, ces "logiques de flic", cette facilité à brosser un portrait robot....Tout ça lui semble si familier. Ce roman se laisse engloutir. La pelote de fils se déroule doucement, les noeuds se démêlent. Pourtant le lecteur s'approche de la fin et ne voit pas du tout comment cela va finir...Et la magie opère, celle des polars qui nous offrent un dénouement inatendu, une fin étonnante. C'est tout à fait le genre de policier que j'affectionne. La fin nous invite même à poursuivre avec la prochaine aventure Casco bay car la mémoire effacée de Stoney cache encore d'autres surprises.

Et puis pour rester fidèle à l'esprit de l'éditeur, la nature n'est pas un simple élément du décor, elle crée avec ses rivières du Maine, une ambiance, un cachet authentique.

William G. Tapply est l’auteur d’une vingtaine de romans policiers et collaborait régulièrement à des magazines de pêche américains. Il a enseigné la littérature à Clark University et vivait à Hancock, dans le New Hampshire. Il est décédé en juillet 2009 alors que paraissait aux Etats-Unis Dark Tiger, troisième volet des aventures de Stoney Calhoun. (source : Gallmeister)

L'homosexualité n'est pas un problème, l'homophobie en est un !

L'homosexualité n'est pas un problème, l'homophobie en est un !

















Aujourd'hui, être homosexuel ne doit plus signifier vivre caché ! Dépénalisée sous le premier mandat de François Mitterrand, l'homosexualité peut désormais se vivre au grand jour. Les jeunes homosexuels continuent à se faire rejeter et agresser. Près des trois quarts des jeunes homosexuels ont déjà pensé au suicide, et ceux-ci sont bien plus nombreux que les autres jeunes à avoir réussi… Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à l'intolérance, l'agressivité et la violence subies par des milliers de jeunes ! Nous affirmons aujourd'hui l'égalité de tous les êtres humains, peu importe leur sexe ou leur orientation sexuelle ! C'est pourquoi nous lançons une grande campagne, choc, qui va interpeller les jeunes. Nous voulons réaffirmer que chacun a le droit de vivre dans la dignité et le respect, seule condition pour vivre ensemble.

La FIDL (syndicat étudiant) lance une campagne nationale de lutte contre l’homophobie. C’est la première fois qu’une organisation de jeunesse se positionne sur l’homophobie, qu’elle dépasse la question communautaire. C’est une campagne choc, avec des visuels osés qui à pour but de créer une prise de conscience, ce qui amènera un débat sans tabous. L’homosexualité n’est pas un problème, l’homophobie en est un.

texte extrait du site de la Fidl contre l'homophobie

The boys : la règle du jeu

The boys : la règle du jeu

Fini les supers-héros sauvant l'humanité pour faire régner la paix et la justice, voici The boys ! Une série décapante qui écorche (et pas à moitié) l'image des supers-héros.

5 agents de la CIA the boys (dont la fille) sont chargés d'avoir un oeil sur les 7 : les supers-héros les plus puissant de la terre. Car ces derniers ont tendance à se relâcher et à glander. Outre les conférences de presse pour faire bonne figure auprès du grand public , les "super-slips" ne pensent qu'à baiser et à se prélasser, faisant tout de même quelques missions de sauvetage avec quelques fois des pertes collatérales. C'est comme ça que commence le premier tome de cette série.

En effet, la jeune Robin et son compagnon Hughie sont en train de se déclarer leur flamme lorsque surgi Train A un super slip qui vient percuter de plein fouet la jeune femme. 2 morts au tableau : Robin et un super méchant.  Autant vous dire de Hughie est à la ramasse, la vie s'écroulant devant lui. Mais bientôt un mec Billy Butcher vient à sa rencontre et lui propose de le rejoindre pour former une équipe chargée de surveiller les faits et gestes des supers-héros pour éviter tout débordements quitte à les éliminer au besoin. 

Si vous voulez vous prendre une claque, cette série est pour vous. C'est bien trash, très cru, l'humour est au rendez-vous (c'est parfois très gras) et ça castagne bien. Le scénario est signé Garth Ennis. Les dessins sont assurés par Darrick Robertson. Les auteurs se font plaisir, rien ne semble les arrêter. Ils se défoulent un max ! Mais apparemment cette série fait polémique. Hé hé hé...

Merci à Lulu pour la découverte des 5 premiers tomes, on va essayer de se procurer rapidement le 6ème....

The boys : la règle du jeu /Garth Ennis - Darrick Robertson - Panini comics (2008)

Sycamore feeling by Trentemoller (édition vinyle)


Sycamore feeling by Trentemoller (édition vinyle)

Nouveau vinyle déniché dans le pays basque. Voici le premier single Sycamore feeling du futur album de Trentemoller qui sort en France le 02 juin prochain. J'ai hâte !

Trentemoller est danois et fait de la musique électronique. Il a été remarqué avec son premier album The last resort (2006). Son 2è album s'appelle Into the great wide yonder.

Sycamore Feeling est interprétée par la danoise Marie Fisker.

Sur la route, bientôt au cinéma






















30 après l'acquisition des droits de Sur la route par Francis Ford Coppola, le célèbre roman va enfin être porté à l'écran. Le tournage devrait commencer cet été.
Coppola ne sera pas producteur du film tant attendu. La maison de production française Mk2 a annoncé avoir négocié les droits d'adaptation avec Zoetrope, la société de Francis Ford Coppola. Elle coproduira le film avec les sociétés Film 4 et Videofilmes. Le début du tournage est prévu pour le mois d'août. C'est Walter Salles (Carnets de voyage) qui sera à la réalisation : pour préparer le film il a voyagé sur les traces de Kerouac, filmant un documantaire intitulé A la recherche de On the raod.

Au casting, Sam Riley (Control) interprétera Sal Paradise, narrateur et alter-ego de l'auteur. Garrett Heldun (Troie, Eragon) tiendra le rôle de Dean Moriatry, le compagnon de voyage du narrateur, et Kristen Stewart, l'héroine de Twilight, celui de Marylou, la femme de Dean Moriatry. (source L'express)






















Sam Riley















Garrett Heldun






















Kristen Stewart

Lolita de Stanley Kubrick

Lolita de Stanley Kubrick
























La semaine dernière, très belle découverte de ce film de Stanley Kubrick (1962), avec un James Manson incroyable. Adapté du célèbre roman de Vladimir Nabokov (1955).

Humbert Humbert, professeur de littérature française, cherche à louer une chambre pour l'été dans le New Hampshire. À cette occasion, il se présente chez Charlotte Haze, une veuve en mal d'amour qui, jouant les enjôleuses et les érudites, lui fait visiter sa maison et lui vante tous les avantages de la chambre à louer. C'est uniquement parce qu'il découvre l'existence de la jeune fille de Charlotte, Dolorès (surnommée « Lolita »), dont il tombe amoureux et pour rester auprès d'elle qu'Humbert louera la chambre puis épousera la mère. Lorsque Charlotte apprend la vérité, elle quitte précipitamment sa maison sous le coup de l'émotion et meurt accidentellement en se faisant écraser par une voiture. Humbert, « beau-père » de Lolita, est son tuteur légal. Leurs amours, d'abord platoniques, deviennent passionnées…(source : wikipédia)

















Accros de Gilles Abier

Accros de Gilles Abier

Voici un recueil d'histoires d'ados plutôt décapant ! Fille ou garçon, ils tentent le tout pour le tout et se retrouvent dans des situations explosives. Et ce n'est évidemment pas sans accrocs. C'est cru, impertinent, et assez drôle. Pourtant, la vie de ces jeunes lycéens n'est pas forcément rose et il est parfois due de marquer son identité et trouver écho dans le regard de l'autre.

Avec un style fluide et énergique, Gilles Abier brosse plusieurs portraits d'adolescents d'aujourd'hui : la bombe qui sort avec un moche (histoire de clouer le bec à sa mère qui la traite de superficielle), le manipulateur qui échafaude la pire des vengeances, la fille qui demande à sa meilleure amie de séduire son père (qui bat sa femme), l'ado qui découvre sa mère avec un homme autre que son père (avec un fin amorale :)), et le frère qui malgré lui sauvera sa soeur lesbienne des griffes d'une bande de branleurs.

Le mot de l'éditeur :
Une année de lycée narrée sur un mode caustique. Cinq garçons et filles font leurs premières expériences du monde adulte, partagés entre besoin d’émancipation et appartenance à une tribu, entre soif de transgression et inhibition. Un peu à la manière de la série anglaise Skins, il se croisent, se frôlent, se chahutent, se percutent, s’essaient à aimer aussi.

Respire...

















photo découverte sur ce blog : http://zreveals.blogspot.com/ que nous aimons beaucoup !

Itinéraire d'un pêcheur à la mouche de John D. Voelker

Itinéraire d'un pêcheur à la mouche de John D. Voelker gallmeister

Je n'ai jamais pêché, je n'y connais rien en truite et pourtant j'ai été enthousiasmé par ce récit. John D. Voelker, magistrat, passionné de pêche. "Toutes ces histoires merveilleuses se déroulent dans l'Uper Peninsula du Michigan" dans les années 30, 40 et 50 pour la plupart.   

Le premier jour de pêche est pour lui un plaisir indicible Il nous raconte ses préparatifs minutieux, les équipements indispensables pour la pêche. Il nous transmet son amour de la nature et de sa région natale. Le récit se compose de plusieurs anecdotes. Une rentrée bredouille d'une partie de pêche, la découverte d'un nouvel endroit de pêche miraculeuse, le retour dans un étang de son enfance... 

La pêche à la mouche, c'est aussi toute une philosophie. Les longs weekends de pêche loin de la famille, les moments de combat et de défi avec le poisson, l'esprit solitaire du pêcheur. Puis viennent les couleurs de l'automne, c'est la fin de la saison et la dernière journée de pêcheur est assez dur pour chaque pêcheur qui devra attendre 8 longs mois avoir de pouvoir y retourner. 

John D. Voelker ne manque pas d'humour dans certains passages et de recul vis à vis de lui-même. Le côté solitaire, la fierté et ce côté égoïste de garder secret un coin de pêche rien qu'à soit.

Alors même si certains passages m'ont paru un peu techniques, je me suis surtout vu au milieu d'une rivière, la canne à pêche à la main, profitant à 200 % de la nature, de la fraîcheur de l'eau et l'envie d'attraper une grosse truite !

Le point de vue de l'éditeur :
Avec Itinéraire d’un pêcheur à la mouche, l’auteur nous offre un recueil d’aventures drôles et extravagantes. Livre culte outre-Atlantique, ce formidable éloge de la nature et de l’amitié est aussi une réflexion profonde sur l’art contemplatif de la pêche à la mouche. Traduit en français pour la première fois, il s’inscrit, avec Et au milieu coule une rivière de Norman Maclean, dans la lignée des grands classiques américains sur la nature.

Prayers for Bobby

























« Prayers for Bobby », avec dans le rôle principal Sigourney Weaver, raconte l'histoire vraie de Bobby Griffith (Ryan Kelley), un jeune gay poussé au suicide à cause de l'intolérance de sa mère. Une découverte bouleversante que l'on doit à Bernard. Merci :)

L'histoire : Lorsque Mary Griffith, une mère au foyer très croyante, apprend que son jeune fils Bobby est homosexuel, elle décide de tout mettre en oeuvre pour le « guérir ». Désespéré, Bobby, 20 ans, se suicide en se jetant d'un pont d'autoroute. Traumatisée par la disparition tragique de son fils, Mary Griffith remet alors en question sa foi et ses croyances pour devenir une fervente militante de l'acceptation des enfants homosexuels par leurs parents.

À propos du téléfilm, l'actrice Sigourney Weaver a déclaré : « Prayers for Bobby est le livre que les enfants donnent à leurs parents quand ils font leur coming-out. Le film sera une autre manière pour eux de se réunir avec leur famille et de dire: "Il faut que je vous parle de quelque chose. Regardons un film avec Sigourney Weaver" ».(source gayclic)


















Sur la route : le rouleau original de Jack Kérouac


Du 2 au 22 avril 1951, Jack Kérouac a 29 ans et rédige sur un rouleau de papier de 40 mètres On the road. Il faudra attendre le 5 septembre 1957 pour voir Sur la route enfin publié. Kérouac ne cessera de modifier, rayer, reprendre le texte et de le réajuster, notamment par peur des procès pour obsénité ou en diffamation. En effet, il donnait les vrais noms de personnes qui rencontrait.

Les éditions Gallimard publieront le 25 mai prochain, la traduction du rouleau orignal. Aussi les noms propres ont été rétablies : Dean Moraiarty redevient Neal Cassidy et Carlo Marx, Allen Ginsberg. Une longue préface explique le long travail de gestation de l'œuvre. Quant au texte, il retrouve sa forme originelle, certaines scènes ont été ajoutées, offrant une nouvelle fraîcheur à ce style si particulier.

Sur la route : le rouleau original /Jack Kérouac - Editions Gallimard - à paraître le 24/05/2010

L'histoire de Sur la route (source l'express : ici ) :
1947 : année du premier voyage. Kerouac commence à accumuler des carnets et cahiers de notes pour écrire un roman de la route.
23 aout 1948 : il annonce pour la première fois le titre du livre Sur la route
Aout 1950 : il écrit un premier manuscrit plus personnel intitulé Gone on the road. Les éditeurs lui conseillent de revoir son texte.
2-22 avril 1951 : rédaction de On the road sur le rouleau de téléscripteur.
Juillet 1953 : il annonce qu'il travaille à une nouvelle version de Sur la route à partir d'un manuscrit de 347 pages.
Novembre 1953 : les éditions Viking refusent le second manuscrit de 297 pages.
Entre 1954 et 1955 Kerouac décide de renommer son texte Beat generation.
1955 : Kerouac annonce qu'il acceptera tous les changements pour faire publier son texte
Juillet 1956 : une partie de Sur la route paraît dans la Paris review.
Septembre 1956 : Les éditions Viking acceptent le texte sous le titre On the road sous conditions.
5 septembre 1957 : Parution.

Je n'ai pas peur (Io non ho paura) de Niccolo Ammaniti

Je n'ai pas peur / Io non ho paura de Niccolo Ammaniti

Eté 1978, dans le sud de l'italie.
Michele, 9 ans découvre dans une vieille maison abandonnée un enfant de son âge, mourant, attaché à une chaîne, au fond d'un trou. Michele découvre bientôt que cet enfant a été kidnappé.
Ce roman est assez inquiétant et tient en haleine. L'histoire est vue à hauteur d'enfant et cela donne une réelle tension au récit. Le lecteur assiste aux peurs et à l'imagination débordante du jeune Michele qui tente de s'expliquer pourquoi un jeune garçon est retenu prisonnier. Est-ce le fils caché de son père ? Son père est-il impliqué dans ce kidnapping ? Pourquoi les adultes lui veulent du mal ?

Le roman est inspiré d'un fait réel. J'ai trouvé l'adaptation en film très réussi. Les gamins jouent super bien, et l'ambiance angoissante que j'ai ressenti à la lecture du roman est assez bien retranscrite dans le film. Celui-ci est sorti en France en 2005 sous le titre "l'été où j'ai grandi". Il est sorti en DVD sous le titre "I'm not scared".



20th century boys de Naoki Urasawa


J'avais adoré le manga Monster, du même auteur. Je peux enfin me mettre sous les dents cette série parue il y a déjà quelques années. Le point commun entre les deux séries : découvrir l'identité d'un homme, un enfant devenu adulte.

20th century boys est une référence du genre et déjà un classique. C'est une enquête à mi-chemin entre la science-fiction et le fantastique. Le lecteur navigue entre de nombreux flashback (de l'enfance du héros, Kenji en 1970, en passant par 1997 où débute le récit, 2000 et 2014). Le découpage du scénario est calculé au millimètre près assurant un suspens insoutenable. Le mangaka, Naoki Urasawa joue sur les nerfs du lecteur qui dévore le tomes les uns après les autres.
Le fait de commencer une série publiée complètement me permet de me jeter dedans sans être frustré d'attendre le prochain tome à paraître.
Série en 22 tomes + 21th century boys (2 tomes).

Début de l''histoire : 
1997, Kenji dirige un convini et porte constamment sur le dos le bébé que sa soeur lui a confié avant de disparaître mystérieusement. La mort d'un ami d'enfance va réunir la bande de copains qui, lorsqu'ils avaient dix ans, construisaient le monde avec des yeux d'enfants. Ami, le gourou d'une secte, va croiser le chemin de nos amis sans raison apparente... mais pourtant il semble être en étroite relation avec leur passé. (source Manga news)

Naoki Urasawa est un auteur de mangas né le 2 janvier 1960 Remarqué dès ses débuts pour son talent, il ne devient réellement célèbre qu'à la fin des années 1980 avec Master Keaton et plus encore au milieu des années 1990 avec Monster puis 20th Century Boys, dont les traductions en français lui ont assuré une grande reconnaissance dans le monde de la bande dessinée francophone.
Maître de la conduite du récit, il a reçu le prix du meilleur jeune mangaka de l'éditeur Shogakukan en 1982, puis fut récompensé par le prix Kodansha, par 2 grands prix culturels Osamu Tezuka et par un prix à Angoulême. (source wikipédia)

Allez aussi faire un tour sur le blog Rana toad, ça vaut le détour !