Bambi de Sébastien Lifshitz 2013

Dvd acheté et visualisé cette nuit. Fabuleux et un complément bouleversant à ajouter à la suite des Invisibles (racheté aussi en même temps pour ses bonus qui me restent encore à découvrir).

Du polar de François Guérif, entretiens avec Philippe Blanchet

Du polar de François Guérif, entretiens avec Philippe Blanchet

Ces entretiens sont absolument passionnants. Tout amateur de romans policiers devrait y trouver son compte sans problème. Une conversation entre Philippe Blanchet et le spécialiste du polar qui se lit avec avidité, une tasse de thé à portée de main. J'ai tourné les pages sans m'en rendre compte, prenant des notes des bouquins que François Guérif donne envie de lire.

Et pour débuter, quoi de plus naturel de nous parler du personnage emblématique de Sherlock Holmes ? C'est L'ultime défi de Sherlock Holmes de Michael Dibolin qu'il faut que je me procure ou bien dans un autre genre les livres de David Goodis (La nuit tombe et Sans espoir de retour) qui ont été, dans son parcours de lecteur un vrai choc. 

François Guérif nous raconte comment il a ouvert une librairie spécialisée dans le polar Le troisième Oeil, où les passionnés franchissaient la porte et les écrivains se rencontraient. Il parle de ses rencontres littéraires comme Robert Bloch qui a été victime d'une grande injustice selon lui. Pyschose livre a été étouffé par Pyschose film. Truffaut est coupable quand il dit à Hitchcock : "Vous êtes un génie, vous avez pris un matériau indigne et vous l'avez transformé en chef-d'oeuvre". D'ailleurs Bloch en avait gros sur la patate. Pourtant Hitchcock lui-même a déclaré plus tard que tout le film était dans le roman. 

Jim Thompson est pour lui un incontournable.  
J'aime bien citer Stephen King. Il dit en substance : "moi j'écris des livres d'horreur qui sont censés faire peut, et je peux vous dire que, quand on écrit ce genre de bouquins, il arrive toujours un moment où un mécanisme de blocage se met en place, qui fait que vous vous dites, non, il faut que je m'arrête, sinon ça va trop loin. Jim Thomspn, lui - Big Jim Thompson comme il l'appelle - ne s'arrête jamais. Il est le seul". Je crois que Stephen King a parfaitement raison. Thompson décrit une descente dans les tréfonds de l'âme humaine comme personne n'avait osé le faire avant lui.

François Guérif nous parle passionnément de ses débuts en tant que directeur de collection et éditeur. Sans oublier les problèmes de traductions des années 50/60 (il n'était pas rare que les romans édités à la Série noire par exemple soient largement amputés sans que cela pose le moindre problème) d'où la réédition par exemple aux éditions Rivages (dont il est directeur de collection) des romans de Jim Thompson (L'échappée).
 
J'ai aussi trouvé très intéressant les passages sur l'histoire et l'évolution du roman policier à travers les décennies, du noir américain en passant par le roman noir français des années 50/60 et le néopolar des années 70 notamment avec un auteur comme Manchette. L'arrivée de Jean-Patrick Manchette va faire l'effet d'une énorme claque  dans la gueule. Je confirme ! C'est bien ce que j'ai ressenti à la lecture de Nada! (à ce propos, je vous conseille cet essai pour les amateurs).

Du Polar, c'est aussi le portrait d'un éditeur.
Le rôle d'éditeur, c'est d'abord de bien lire une oeuvre, puis de savoir la défendre. De savoir faire partager son enthousiasme, et de la respecter, cette oeuvre. Rien ne m'agace plus que lorsque j'entends certains dire : "ah ouais, c'est un bouquin de serial killer...Le serial killer, ça marche..." Pour moi ça ne signifie rien. Est-ce que le bouquin est bien ? Est-ce que le type a une écriture ? C'est comme les mecs qui disent : "le bouquin nordique ça marche...Ouais, celui-là est moins bien, mais c'est un nordique..."C'est ridicule. C'est pathétique.

François Guérif passe en revue les écrivains qu'il publie et les relations d'amitié qu'il entretient avec eux : James Ellroy, Edward Bunker, John Harvey ou encore Robin Cook. Pour ce dernier, il s'arrête sur un de ses romans qui selon lui a marqué l'histoire du polar J'étais Dora Suarez dont on ne ressort pas indemne en tant que lecteur (là aussi, je confirme).

Il termine par ses mots :
Corneau, dans la préface qu'il m'avait écrite pour un bouquin sur le film noir américain, disait : "peu importe la sauce à laquelle on veut me la fourgue, SF, fantastique, épouvante, drame psychologique, au goût du jour, je ne dis jamais nous. Le polar est un virus qui s'infiltre partout, même dans les citadelles apparemment les mieux protégés." Je partage cette idée. En fin de compte, j'aurais tendance à faire la même remarque que Robin Cook : je me rends compte que, personnellement, 80% de ce qui m'intéresse dans mes lecture, c'est du roman noir.

Pour finir, le lecteur a droit au top 100 du spécialiste : "les polars de ma vie". J'irais piocher volontiers dedans!

Diskönoir tour d'Etienne Daho

photo - page facebook ED

Ca y est, les places sont prises pour sa prochaine tournée 
prévue au printemps 2014 ! Hâte de le revoir sur scène, enfin !!!

photo perso - mise à jour 25 juin 

Retrouvez les dates de sa tournée sur le facebook officiel

etienne daho Edition Vinyle 45 tours du 1er single "les chansons de l'innocence"
visuel provisoire - édition spéciale fnac

 Prochain album - sortie prévue  : Octobre 2013

etienne daho Edition Vinyle 45 tours du 1er single "les chansons de l'innocence"
photo perso - mise à jour 24 juin 

etienne daho Edition Vinyle 45 tours du 1er single "les chansons de l'innocence"
 photo perso - mise à jour 24 juin

etienne daho Edition Vinyle 45 tours du 1er single "les chansons de l'innocence"
photo perso - mise à jour 24 juin 

Edition Vinyle 45 tours du
1er single "les chansons de l'innocence"

4 ans déjà



Pour célébrer les quatre premières années de notre blog, aujourd'hui même, voici en cadeau un merveilleux épisode proposé par Big W. Il se propose de nous faire découvrir tout le génie du compositeur Bob Thompson.

Alors quoi de mieux pour profiter de cet anniversaire avec les habitants de l'avenue que ces ambiances cinématographiques à souhait. Ces rêves éveillés toujours prompts à nous faire aller du côté lumineux de la vie.

Merci à tous nos visiteurs enthousiastes et longue vie sur l'Avenue!


London WC2 de Gilles Sebhan

London WC2  de Gilles Sebhan

London WC2 nous raconte l'adolescence d'un jeune garçon français qui, à la fin des années 70 va rejoindre sa soeur en Angleterre. A cette époque, il y découvre le Punk et les amis de sa soeur dont Neville Brody, un graphiste qui deviendra une figure emblématique de la culture graphique britannique. 

La quatrième de couverture indique que Gilles Sebban renoue ici avec le roman après avoir écrit deux essais. Le terme récit autobiographique serait plus approprié. Ce sont ses souvenirs qu'il passe en revue, et notamment ses fantasmes, ses premières pulsions sexuelles (associés aux pissotières londoniennes), son attirance pour les mecs et sa fascination pour sa soeur excentrique.

J'avais envie de découvrir avec ce roman le Londres du début des débuts années 80 et  la vague punk que je ne connais presque pas. Et bien c'est raté pour moi. Pourquoi ? Parce que ce livre ne m'a pas donné envie d'aller découvrir la musique de l'époque par exemple. Parce qu'il ne suffit pas de mettre des souvenirs bout à bout pour en faire un bouquin qui vous touche. Pourtant on ne  doute pas de la la sincérité de l'auteur et des anecdotes (parfois drôles je dois le reconnaître) racontées. Mais je n'ai pas été eu d'empathie pour ce jeune ado boutonneux et complexé.

De plus, Gilles Sebhan nous prévient ce que tout ce déballage privé risque de déplaire à ses parents et à sa soeur. Mais est-ce l'auteur ou le narrateur qui le dit ? Il brouille les pistes. Je m'y suis perdu. Même si d'habitude cela ne me dérange pas qu'un écrivain joue avec moi, cette fois-ci ça m'a plutôt agacé.

Bref, vous l'aurez compris, même si le livre se lit facilement, je n'ai pas particulièrement été emballé par ce livre. Mais j'imagine qu'il pourra faire écho à d'autres qui ont eu leur adolescence à cette époque. 

En tous les cas je remercie Babelio et Les impressions nouvelles pour l'envoi de ce livre. 

London WC2 par Gilles Sebhan
tous les livres sur Babelio.com

Il suffit d'une nuit de W. Somerset Maugham

Il suffit d'une nuit de W. Somerset Maugham

Nous sommes à Florence en 1938. Mary, une jeune anglaise trentenaire, veuve depuis peu, dispose d'un week-end pour réfléchir à la demande en mariage d'Edgar, un ami de sa famille, âgé de 24 ans de plus qu'elle, dont l'avenir dans les colonies indiennes s'avère prometteuse. C'est lors d'un dîner aux côtés d'un autre homme, Rowley, véritable coureur de jupons que tout bascule. Lors d'un terrible évènement en fin de soirée, la vie de Mary s'en voit bouleversée.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman un cliché du roman mondain. Pourtant, c'est grâce à l'écriture si fine et si profonde de W. Somerset Maugham que ce court roman devient une vraie perle. Les dialogues sont ciselés et percutants. Et si l'intrigue peut paraître invraisemblable, on a envie d'y croire et de se laisser emporter. C'est terriblement efficace et l'on sourit à cette chute imprévue que nous a préparé l'écrivain.

Une lecture de plage qui tombait à pic ce week-end passé. Décidément, je ne me lasserais jamais de l'écriture de cet auteur. Je ne peux que vous conseillé de (re)découvrir ses nombreuses nouvelles, publiées dans la collection Pavillons poche aux éditions Robert Laffont. 

Il suffit d'une nuit - W. Somerset Maugham - traduit par A. Renaud de Saint-Geroges - Collection : La petite Vermillon - Editions La Table Ronde - (1949 / Mai 2013).

Crime de Meyer Levin

Crime (compulsion) - Meyer Levin ; traduit de l'américain par Magdeleine Paz - Libretto - Phébus - 1996

Ils avaient joué avec l'idée du "crime parfait"; or, tout la littérature policière est basée sur ce thème éminemment banal. Mais, dans les romans policiers, on prête un mobile au criminel. On peut concevoir à la rigueur qu'on tue pour de l'argent, par vengeance ou par jalousie, même si l'on se dit que c'est insensé, que c'est affreux (...). Mais, dans ce cas particulier, ni cause, ni motif, ni prétexte. Judd Steiner et Artie Strauss avaient tué pour tuer, pour se livrer à la fascinante expérience d'exécuter un crime parfait. 

Le 21 mai 1924, deux jeunes brillants étudiants de l'université de Chicago, issus chacun d'une famille richissime décident d'assassiner un jeune garçon. Une affaire qui a défrayé la chronique et sur laquelle Meyer Levin, revient trente ans plus tard en 1956. 

A l'époque des faits il est jeune reporter au Chicago Daily News. Il suit alors l'affaire de très près. Il a eu l'occasion d'écrire plusieurs articles au cours du procès qui eu lieu par la suite.

Faire un roman de cette affaire est, comme il l'explique dans sa préface, l'occasion de rappeler l'importance des Aliénistes qui à l'époque ont joué un rôle capital lors du procès de part leur avis concernant la santé mentale des deux jeunes hommes de 17 ans à peine sortis de l'adolescence. Les témoignages des psychiatres ont été souvent remarquables et presque tous en avance sur leur époque.

A travers un drame vécu, Meyer Levin en fait un récit en extrapolant certains faits. Il se met en scène à travers le personnage de Sid qui va être un des premiers journalistes à révéler l'assassinat dans la presse.

Ce roman m'a captivé du début à la fin. Le roman débute assez rapidement sur le jour du crime avec de nombreux flash-back qui présentent la psychologie des deux meurtriers et leur environnement (leurs amis de la Fraternité de l'université et leur famille respective) et la préparation minutieuse de leur projet. S'en suit le déroulement de l'affaire et ses différents rebondissements dont les journaux s'empressent d'en faire l'affaire du siècle.

Ce qui m'a fasciné dans cette histoire c'est avant tout ce duo meurtrier. Meyer Levin a réussit à mettre en scène des personnages à la psychologie humaine complexe et troublante. Leur amitié en apparence sans faille s'avère être un vrai rapport de forces. Une relation ambiguë  où l'amour et la découverte de la sexualité entrent en jeu.

Ils savent tous les deux qu'au yeux de la société, ils sont irréprochables et intouchables de part leur brillante réussite scolaire et leur statut social. Artie à l'évidence a l'ascendant sur Judd qui préfère lui obéir et ne pas le contester. Ce dernier semble davantage tourmenté après la meurtre. Artie lui, très sûr de lui, ira jusqu'à aider les journalistes à retrouver les coupables. Ces derniers titreront à la une de leurs journaux que ce crime ne peut être commis que par un inverti (la victime ayant été violée) ce qui ne manquera pas donner un caractère sensationnel à l'affiaire.

Malgré cette histoire qui peut paraître classique par sa thématique et son déroulement, ce roman n'est reste pas moins passionnant. Je n'ai pas été surpris d'apprendre que ce roman fut adapté au cinéma par Richard Fleischer en 1958 sous le titre de Compulsion. Film que je vais m'empresser de regarder très vite.  

L'avis de Laurent à lire ici.

Crime (compulsion) - Meyer Levin ; traduit de l'américain par Magdeleine Paz - Libretto - Phébus - 1996

Les chansons de l'innocence - Etienne Daho



Goodbye and Thank You Esther Williams!




Extrait de l'exceptionnel documentaire sur l'histoire de la MGM, That's Entertainment, ce passage ne peut que nous convaincre, s'il en était encore besoin, du caractère unique d'Esther Williams dont la mort a été annoncée ce matin. Merci à elle pour tous ces instants de bonheur magiques et aquatiques.

DVD Plein soleil de René Clément avec Alain Delon

DVD Plein soleil de René Clément avec Alain Delon

Les visiteurs de notre blog ne seront pas surpris en lisant un article de plus sur Alain Delon!

On l'espérait, on l'attendait depuis bien trop longtemps...Ça y est ! Le 11 juillet prochain, Plein Soleil, le film de René Clément sorti en salle la première fois le 10 mars 1960 ressort en dvd et blu-ray dans une édition collector (édité par Studio Canal). Cette version restaurée inédite a été présentée à Cannes en mai dernier et ressort en salle le 10 juillet (distribué par Carlotta).

DVD Plein soleil de René Clément avec Alain Delon
édition DVD fourreau + livret 
photo perso - mise à jour du 12 juillet 2013

Le film a été restauré en numérique par le Studio Canal et avec le concours de la Cinémathèque Française qui consacre du 05 juin au 01er juillet une rétrospective René Clément (+ d'infos). (Et là, je crise de ne pas habiter Paris).



Autres articles du blog consacré à Alain Delon :
La piscine de Jacques Deray

Mise à jour du 22 sept. 2013 : je vous invite à lire l'article du Blog du Polar de Velda sur le personnage de Tom Ripley ici