mardi, août 18, 2020

lundi, août 17, 2020

mercredi, août 12, 2020

A certain trip by Guillaume Perret

lundi, août 10, 2020

jeudi, juillet 30, 2020

Nos dernières lectures - Summer 2020

Enfin, prendre le temps de découvrir James Ellroy. Merci Babette pour l'impulsion !
 Hâte de découvrir cette nouvelle traduction.
Gallmeister forever ! Merci à la librairie du Rivage de Royan pour le sublime catalogue, le poster et les sacs ! 
Déjà la moitié de lu et l'envie que cela dure une éternité... 

vendredi, juillet 17, 2020

Le Petit Marcel



C'est en lisant L'art du suspens : mode d'emploi, que son auteure, Patricia Highsmith m'a encouragé à franchir le cap de l'écriture.

J'ai lu Small G, une idylle d'été (du même écrivaine), j'avais 17 ans. Je l'ai relu l'année dernière avec émotions. Sans prétention aucune et en toute modestie, voici mon Small G hivernal.

Un premier texte en construction au jour le jour à retrouver ici.

mercredi, juillet 15, 2020

Eté 85 un film de François Ozon





Hier, pour la sortie de son nouveau film, François Ozon nous a fait revenir dans les salles de cinéma. Nous l'attendions avec impatience (quelques infos glanées il y a quelques mois sur IMDB sans en savoir plus, et pour une fois nous n'avions même pas regardé la bande annonce !. Nous nous y sommes donc allés les yeux fermés.

Nous allons nous répéter. Une fois de plus, le réalisateur nous a émus aux larmes ! Un très beau film sur l'amour, la mort, l'été et l'adolescent que nous avons été. De multiples références à son propre cinéma et au cinéma des années 80 ont fait notre plus grand bonheur. Deux acteurs solaires, ce duo fonctionne à merveille. Romance et nostalgie, ça fait un bien fou ! Décidément Ozon est très doué !

Merci à notre cinéphile préférée avec qui nous avons passé ce merveilleux moment en salle et à parler cinéma jusque tard dans la soirée !

Courrez aller voir ce film !!!



Nous allons nous procurer le roman d'Aidan Chambers dont le réalisateur s'est emparé pour en faire son adaptation en film. 

mercredi, juillet 08, 2020

Qi gong power !




J'ai découvert Amaël Ferrando par ses livres sur le Qi Gong (et merci à toi Thierry!). 

La période si particulière du confinement a été l'occasion pour moi de faire un point sur ma pratique personnelle, la redécouvrir seul à défaut de pouvoir le faire en groupe. Ce fut un moment pour moi de prendre du recul sur celle-ci et de mesurer les bénéfices que le Qi Gong m'apporte au quotidien.

Je vous invite à prendre le temps de regarder et de pratiquer cette vidéo qui est un très bel exemple de ce qu'est le Qi Gong et sa philosophie.


Le premier ouvrage d'Amaël Ferrando que j'ai acheté est son deuxième publié, Qigong Tuina : pratiques d'autoguérison par le qigong. Ce livre s'adresse à tout pratiquant de Qi gong ou celui qui veut le découvrir. Les pratiques et enseignements du Qi gong sont si nombreux, que j'ai eu le plaisir de retrouvé dans ce livre des exercices que je connaissais déjà ou qui s'en approchait et des nouveaux. Il y a des mouvements pour débutants et d'autres pour les personnes avancées dans la pratique. Parfait en complément d'un cours à (re)faire chez soi ou pour prendre le temps de lire les explications et mieux comprendre la profondeur d'un mouvement et de sa pouvoir de guérison. 

A chaque mouvement proposé, l'auteur renvoie à la maladie ou à la pathologie sur laquelle l'énergie va agir. Les explications sont efficaces, abordables et approfondies, évitant un langage d'expert. Les photos détaillées et les explications guidées sont elles aussi efficaces sur l'exercice en lui même. Le point fort est aussi à signaler quant aux témoignages de pratiquants et leurs ressentis. Cela peut aider et rassurer.

Un ouvrage inépuisable qui m'a beaucoup plu. Aussi j'ai été intéressé par un autre ouvrage, le troisième et dernier paru par l'auteur : Qigong Tuina : pratique et philosophie.


Comme il n'y a pas de hasard, j'ai pu découvrir ce livre au début du confinement. Depuis quatre ans, j'ai commencé à m'intéresser au Qi Gong, au taoïsme et à la médecine traditionnelle chinoise. Cet ouvrage à l'immense qualité de synthétiser et de rendre accessible des concepts parfois complexes pour celui qui découvre la pensée chinoise et la "pratique énergétique". Ce livre s'adresse à des praticiens quant au diagnostic qu'il doit effectuer avant un soin sur un patient. Mais il s'adresse aussi à toute personne qui s'intéresse au sujet et dont la lecture ne donne pas de maux de tête ! Au contraire, il ouvre de nombreuses voies sur la compréhension du monde et de soi-même. 

Amaël Ferrando relie toujours la philosophie à la pratique. Deux courtes vidéos pour vous en convaincre. Un ouvrage qui se lit et se relie pour apprécier et laisser infuser sa pensée. Un  bel ouvrage au texte aérée dans sa présentation, avec des citations écrites en idéogrammes chinois, avec bien sûr sa traduction et l'explication des concepts. Le tout très bien illustré.  



Enfin, pour compléter ce tour d'horizon, j'ai pu acquérir récemment son premier ouvrage : Qigong Tuina : massage et automassage.


Je n'ai pas encore assez de recul sur ce livre. Les explications et photos sont vraiment de qualité pour travailler son corps grâce à des massages et des touchers spécifiques. Les différents massages proposés à visée médicale vont de la tête aux pieds (il y en donc pour tous les goûts ;-)), et sont à pratiquer à deux bien sûr mais aussi pour beaucoup tout seul ! J'ai déjà peu ressentir la qualité et la profondeur des quelques exercices que j'ai pu pratiquer au niveau du visage, de la tête et du ventre. La encore, un livre inépuisable auquel je reviendrai assurément. 

Ces trois ouvrages sont à découvrir sur le site des éditions Chariot d'or.

mardi, juillet 07, 2020

samedi, juin 20, 2020

From the avenue...since 2009



Pour le 11ème anniversaire du blog, voici une photographie de la vue que nous avons depuis l'Avenue. Des cèdres du Liban, majestueux, plantés en 1802.

Jour après jour, ces arbres ne cessent de nous émerveiller, de nous rappeler que la nature est à protéger. Ils nous remplissent chaque jour de leur énergie.

Une énergie réparatrice quand notre colère gronde, quand la tristesse pointe le bout de son nez. Chaleureuse quand elle participe à la joie et la bonne humeur de notre maison.

Notre maison, où nous ouvrons les pages de nos livres préférés, où nous nous émouvons de nos lectures, où nous écoutons en boucle la musique qui nous fait vibrer, où nous découvrons et nous nous repassons des films.

Quelques uns de ces livres, de ces musiques et de ces films que nous partageons ici, avec le plaisir d'échanger avec vous, ici ou sur vos blogs et sites.

Alors, nous voilà reparti pour une nouvelle année...A très vite !


jeudi, juin 18, 2020

Sauvage de Jamey Bradbury



A l'occasion de sa parution en poche, je republie ici mes impressions de lecture de ce premier roman, qui me reste encore en mémoire à l'heure où j'écris ces mots.

Déjà toute petite, Tracy aimait passer ses journées dans la forêt à la parcourir, à poser des pièges pour capturer des animaux. La forêt est un besoin vital, un véritable refuge. Elle peut aussi y apaiser sa faim de manière particulière : en buvant le sang des animaux, ce qui lui donne accès à des instants de vies. Sa mère lui a cependant posé une limite à ne pas franchir : celle de ne pas faire saigner un être humain. 

Devenu adolescente, la forêt lui permet de maîtriser sa colère. Un jour, elle se fait surprendre par un homme qui arrive derrière elle. Elle sort son couteau, tombe et s’évanouie. Une fois repris connaissance, elle est persuadée qu’elle a tué cet homme, pourtant... Cette agression va déclencher plusieurs événements qui la confrontera à sa mère morte un an auparavant, à son père et à un nouveau venu dans la famille...

Sauvage est un beau roman d’apprentissage où l’héroïne nous fait partager sa passion pour les courses de chiens de traîneaux et nous fait ressentir intensément sa connexion fusionnelle avec la nature. Le deuil de sa mère est difficile, obsessionnelle pour cette jeune fille en devenir. Le lecteur ressent ce bouillonnement intérieur. Cette sauvagerie qu’elle éprouve au plus profond d’elle-même s’apparente à celle de sa mère au même âge ce qui la déstabilise, lui fait peur et à la fois la rassure. Elle ne peut en parler à personne même pas son père. Surtout quand elle voit apparaître sa mère à l’entrée du chemin de la maison qui lui paraît si réelle…

Les touches de fantastique (annoncée dans la quatrième de couverture) n’ont pas été pour me déplaire (bien au contraire !) et servent véritablement l’histoire. Pourtant il m’a fallu parfois relire certains passages pour bien comprendre ce qui ressortait du réel et du fantastique. J’ai aimé l’intensité du personnage, l’engrenage des situations dont la tension monte crescendo et le final pourtant prévisible. 

Pour un premier roman, j'ai été conquis même si les allers retours entre le présent et le passé méritaient parfois d'être plus clairs, à moins que cela soit voulu.

Sauvage - Jamey Bradbury - traduction de l'anglais par Jacques Mailhos - Gallmeister - Sortie en librairie le 18 juin 2020

dimanche, juin 07, 2020

Manchette - Lettres du mauvais temps, correspondance 1977-1995

 

Une très belle et émouvante préface du romancier Richard Morgiève. Je pense que je vais passer de très bonnes heures de lecture au même titre que son Journal 1966-1974.




A noter que Les quais du Polar ont décerné le premier prix Claude Mesplède à Jean-Patrick Manchette + d'infos

A propos de son roman Fatale, un document sonore de France Culture de 1978,"Mon roman a été refusé par la Série Noire".


Lettres du mauvais temps, correspondance 1977-1955 - Jean-Patrick Manchette - Editions La Table ronde - parution 28 mai 2020.

vendredi, juin 05, 2020

mercredi, mai 27, 2020

Ces montagnes à jamais de Joe Wilkins

Ces montagnes à jamais - Joe Wilkins, traduit de l'américain par Laura Derajinski - Gallmeister - 2020.

Depuis la disparition de son père en plein cœur des Bull Mountains, il y a plusieurs années, et le décès récent de sa mère, Wendell Newman vivote de son salaire d’employé de ranch sur les terres qui appartenaient autrefois à sa famille. Comme un rayon de soleil débarque alors dans sa vie aride le petit Rowdy Burns, fils d’une cousine incarcérée, dont on lui confie la garde. Un lien puissant et libérateur se noue entre Wendell et ce garçon de sept ans mutique et traumatisé. 
Mais tandis que s’organise la première chasse légale au loup dans le Montana depuis plus de trente ans, les milices séparatistes qui vénèrent le père de Wendell se tournent vers le jeune homme. Bien décidé à ne pas prendre parti, Wendell devra tout faire pour protéger Rowdy et conjurer la violence qui avait consumé la vie de son père.(présentation de l'éditeur)

Je viens de terminer un très très beau roman du catalogue de l'éditeur, qui une fois de plus a su dénicher un écrivain d'une grande qualité dans l'écriture et l'art de raconter le destin des hommes.

Le roman commence doucement. On s'attache à Rowdy, ce petit garçon abandonné par ses parents, dont les services sociaux décident de le confier à son oncle, Wendell, 26 ans. Il se retrouve avec un enfant sur les bras, qui ne parle pas. Sa rudesse s'efface peu à peu et laisse place à sa vulnérabilité et à sa générosité, face à ce garçon déconcertant, à la limite de l'autisme. Une relation va se nouer entre eux, immédiate, belle et touchante.

Il y a aussi Gillian, enseignante, qui se bat dans son établissement scolaire pour tenter (presque) en vain de donner une autre chance à tous ces enfants qui vivent dans ce Montana, rude, et dont la destinée sociale semble déjà tracée. Elle va croiser le chemin de Rowdy pour le meilleur...ou pour le pire.

Et puis ces montagnes qui marquent à jamais les hommes qui y vivent et ça depuis des générations. Elles y sont magnifiquement décrites. Elles sont le berceau d'hommes qui se sont radicalisés, prêts à défier l'autorité fédérale, qui n'ont que faire de la préservation de l'environnement, puisqu'il est déjà si difficile de gagner dignement sa vie. Ils n'hésiteront pas à prendre leurs fusils pour défendre leur terre, et à y chasser le loup dont le retour embrasse la région toute entière et fait ressurgir un douloureux passé pour certains, un espoir pour d'autres.

On a du mal à croire à ce que l'on lit parce que nous ne sommes pas américains, parce que même si l'on sait, on se dit que quand même, ils sont graves ces américains qui brandissent leurs armes au nom de la liberté. Ça bouscule bien comme il faut. On serre les poings, on déglutit difficilement.

Et si comme je le disais, le roman commence doucement, une tension sourde gronde, et accélère peu à peu le rythme de l'intrigue pour finir magistralement.

Les personnages de cette histoire sont incroyablement vivants. Joe Wilkins sait nous faire ressentir leur pulsation, le poids de leur histoire. Tout comme ces montagnes et cette nature à la fois belle et hostile que l'on respire tout le long du roman. 

Enfin, j'ai eu le plaisir de lire le nom de Laura Derajinski, la traductrice du roman (et des romans de David Vann ou celui de Gabriel Tallent entre autres), signe pour moi d'une grande qualité.

Ces montagnes à jamais - Joe Wilkins, traduit de l'américain par Laura Derajinski - Gallmeister - 2020.

lundi, mai 18, 2020

Maniac - Carpenter Brut


samedi, mai 16, 2020

Adrien Legrand - Là haut


jeudi, mai 14, 2020

The Complete Kerouac​.​.​.Pull My Daisy / The Beat Generation

vendredi, mai 08, 2020

Au nom du bien de Jake Hinkson

Au nom du bien de Jake Hinkson - traduit de l'américain par Sophie Aslanides - Gallmeister - 2019

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement. (présentation de l'éditeur)

J'avais découvert Jake Hinkson avec L'enfer de church street, où je m'étais bien marré. Après l'excellent et dérangeant Protocole gouvernante de Guillaume Lavenant (que je vous recommande par ailleurs) il me fallait une bouffée d'oxygène. Au nom du bien a juste été parfait !

Le pauvre pasteur n'a que 24h pour sauver sa peau, sa réputation et cacher son vilain péché d'avoir fauté avec un garçon. Devant quitter sa maison une bonne partie de la journée, il va bien sûr mentir à sa femme (qui se doute rapidement que celui-ci lui cache des choses) et à ses enfants...et aggraver son cas au fil des heures. Une descente aux enfers des plus réussies !
 
Jake Hinkson maîtrise son récit à merveille en alternant les voix de chacun de ses personnages à chaque chapitre. Il s'amuse avec eux et les ridiculise une fois de plus. L'Amérique puritaine conservatrice hypocrite est disséquée dans ses moindres recoins. C'est ludique, cynique et jubilatoire. Une très belle lecture récréative de qualité, plus profonde qu'il n'y paraît !

Au nom du bien de Jake Hinkson - traduit de l'américain par Sophie Aslanides - Gallmeister - 2019

jeudi, mai 07, 2020

Tropi-cléa 2 - Cléa Vincent




coup de coeur pour N'allez pas travailler 😉

mardi, mai 05, 2020

The Untold Tales of Armistead Maupin


Cette semaine, nous avons vu ce documentaire consacré à Armistead Maupin, l'écrivain des fameuses Chroniques de San Francisco.

De nombreuses interviews où il égrène les anecdotes sur sa vie intime et publique. C'est à la fois amusant et touchant. Alors évidemment, ça permet de mettre en perspective son oeuvre, depuis l'époque où il a commencé à écrire dans le San Francisco Chronicle dans les années 1970 jusqu'à leur parution en romans et leur adaptation à la télévision dans les années 1990.

Le film est plutôt bien fait.Même si certaines anecdotes sur sa vie intime sont dispensables, elles révèlent toute l'humanité de l'écrivain qui brandit haut et fort sa liberté et ses choix. Un portrait sincère et un poil people qui donne envie de replonger dans ses bouquins et de retrouver les personnages emblématiques de la série, Michael Tolliver et Mary-Anne Singleton.



Retrouvez sur le blog :
Les chroniques de San Francisco
Les nouvelles chroniques de San Francisco

dimanche, mai 03, 2020

Hollywood, Netflix


Hollywood est une nouvelle série proposée par Netflix qui se déroule après la deuxième guerre mondiale dans une Californie semi-authentique.

C'est à dire qu'il y a des éléments réels, des éléments de fiction et d'autres entre les deux.

Sur l'Avenue, nous avons beaucoup apprécié l'atmosphère élégante et les chassés-croisés amoureux irrésistibles bien qu'impossibles pour l'époque. Il souffle ici un vent de liberté, de ce qu'aurait pu être Los Angeles après la guerre si certains humains avaient eu plus de courage, mais peut-être était-ce impossible dans le réel, je ne sais pas.

On y découvre donc des mélanges ethniques et sexuels ainsi qu'un humour très appréciable en cette période de confinement et surtout un charme suranné de chaque instant. Comme si on pouvait sentir ces possibilités infinies offertes par l'époque, le contraire d'aujourd'hui en somme. C'est très bienvenu!

Au début, j'avais cru que c'était une adaptation de cette autobiographie du pompiste qui offrait ses services aux plus fortunés de Lalaland, mais finalement le scénario s'est révélé beaucoup moins linéaire, plein d'arabesques surprenantes et il nous a tenu en haleine pendant les sept épisodes de cette série rondement menée. Et puis cette revisitation du mythe de Rock Hudson me donne envie de revoir tous les films de Douglas Sirk.

Nous vous le recommandons donc vivement et personnellement, je rêve déjà d'une saison 2.


samedi, mai 02, 2020

Les Miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino

Les Miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino - traduit du japonais par Sophie Refle - Actes Sud - 2020
 
En 2012, après avoir commis un méfait, trois jeunes hommes se réfugient dans une vieille boutique abandonnée dans l’intention d’y rester jusqu’au lendemain. Mais tard dans la nuit, l’un d’eux découvre une lettre, écrite 32 ans plus tôt et adressée à l’ancien propriétaire. La boîte aux lettres semble étrangement connectée aux années 1980. Les trois garçons décident d’écrire une réponse à cette mystérieuse demande de conseil. Bientôt, d’autres lettres arrivent du passé. L’espace d’une nuit, d’un voyage dans le temps, les trois garçons vont changer le destin de plusieurs personnes, et peut-être aussi bouleverser le leur.(source)

J'avais découvert Keigo Higashino avec un de ses romans policiers La lumière de la nuit qui m'avait enthousiasmé. La couverture que je trouve très réussie, le côté fantastique dont parle la quatrième de couverture et le retour positif d'une amie m'ont conduit à me plonger dans cette histoire qui regorge elle-même de nombreuses histoires.

Le début du roman est très atypique : trois voleurs qui se prennent au jeu de répondre à des lettres qui proviennent du passé. Rapidement, on suit une première histoire, et l'on se prête nous aussi à ce jeu fantaisiste, drôle et prenant.

Comme ce que j'avais pu écrire pour La lumière de la nuit, Keigo HIgashino est un véritable raconteur d'histoires. Chaque personnage, par ses échanges épistolaires devra ou non suivre les conseils du propriétaire de ce Bazar. Leur destin est bien souvent touchant et ne nous laisse pas insensible (une préférence pour le fan des Beatles).

La construction du roman est très habile et subtile. Les histoires liées entre elles se répondent et se révèlent magnifiquement. Beaucoup d'émotions et de subtilité qui font échos à chacun d'entre nous, dans les pas de côté que nous faisons ou pas, dans les choix parfois difficiles qui s'imposent à nous.

Un roman qui a le grand mérite de donner de la légèreté et de l'humilité à des questionnements humains profonds. Une lecture idéale en cette période de doutes, de remise en questions, de lourdeur mais je l'espère pleine de belles promesses.

Les Miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino - traduit du japonais par Sophie Refle - Actes Sud - 2020

vendredi, mai 01, 2020

Six Songs for Invisible Gardens par Green-House

jeudi, avril 30, 2020

Green par Hiroshi Yoshimura



Green est un album paisible, en réponse à l'agitation urbaine du Tokyo des années 1980, en plein boom économique. Il illustre, comme l'écrit Olivier Lamm de Libération, « la philosophie d'une musique discrète et prophylactique - idéale pour aider l'âme à se guérir des désagréments de la vie dans la supernova capitaliste - qui a fait florès dans une société japonaise plus prospère ». Son titre, contre toute attente, ne se réfère pas à la couleur verte mais au « cadre confortable du cycle naturel connu sous le nom de VERT », comme l'explique Yoshimura.(source)

vendredi, avril 24, 2020

Braconniers de Tom Franklin

Braconniers - Tom Franklin - traduit de l'américain par François Lasquin - Collection Terres d'Amérique - Albin Michel - 2001

Braconniers est un recueil de nouvelles, parus en 1999 dont les histoires se déroulent en Alabama, dans le sud des Etats-Unis où Tom Franklin a passé son enfance. C'est d'ailleurs ce qu'il nous explique dans des avant-propos très instructifs, qui nous plonge déjà dans son univers et le climat de ce que l'on va découvrir dans les pages suivantes.

Dix nouvelles dont la dernière, Braconniers, est la plus conséquente (80 pages). Trois frangins chassent illégalement dans le bayou et ne s'encombrent pas à tuer un nouveau garde chasse dans la région, celui-ci ayant le malheur de ne pas fermer les yeux comme les précédents. Une chasse à l'homme va suivre. C'est sombre désespéré à l'image des différents tableaux des autres nouvelles.

L'Amérique de Tom Franklin est celle des laissés pour compte. Ça picole sévère, ça rêve de grandeur (ou du moins une volonté de gagner suffisamment d'argent pour vivre décemment). Mais les illusions de ses personnages, souvent des marginaux, sont à la hauteur d'une réalité cruelle.

Une Amérique en déliquescence, figée que Tom Franklin nous dépeint avec une écriture travaillée qui m'a bluffée. Car avec deux, trois mots bien choisis (je résume), un sens de la fluidité et des respirations dans ses phrases, il vous plante le décor, livre une émotion qui vous cueille, et vous fout en pleine gueule le tragique et la violence en pleine face.

C'est brillant. Des nouvelles que j'aurais le plaisir de relire dans quelques années pour les redécouvrir. Braconniers rejoint, sur nos étagères, les autres très beaux recueils de la collection Terres d'Amérique de chez Albin Michel qui sont tous, dans ce que j'ai pu lire jusqu'à présent d'une qualité constante.

A découvrir sur le blog, dans cette même collection : Le coeur sauvage de Robin Macarthur et Le paradis des animaux de David James Poissant.  

Braconniers - Tom Franklin - traduit de l'américain par François Lasquin - Collection Terres d'Amérique - Albin Michel - 2001 et 2008 pour la deuxième édition.

vendredi, avril 17, 2020

Alan Parks - Rivages noir


J'avais lu le plus grand bien de Janvier noir, le premier roman d'une série policière mettant en scène l'inspecteur McCoy dans le Glasgow des années 1970. J'ai profité de sa sortie en poche pour m'y coller. Ce roman m'a tellement plu, que j'ai enchaîné avec le deuxième opus, L'enfant de février, paru cet hiver.

Comme la quatrième de couverture le mentionne, on retrouve l'ambiance glauque des romans de William Mcllvanney dont j'avais lu et apprécié Laidlaw.

Dans Janvier noir, on découvre cet inspecteur de 30 ans mal perçu par sa hiérarchie, borderline, qui picole et se drogue pas mal, dont l'on comprend subtilement son enfance malheureuse (orphelin, il a vécu dans une institution où la vie n'était pas rose du tout). La galerie de personnages autour de lui est mise en place.

L'enquête en elle-même est classique mais elle n'en reste pas moins accrocheuse. Pas facile d'éradiquer toute cette violence dans cette ville de Glasgow où je n'aurais pas aimé mettre les pieds à l'époque (déjà que mon seul court séjour il y a presque 10 ans m'avait bien refroidi, tellement j'avais trouvé un côté désespérée à certains quartiers...).

Flanqué de son adjoint Wattie, une jeune recrue qui apportera un peu d'humour à la série (ce qui est plutôt bienvenue, parce qu'évidemment ça ne rigole pas trop sinon), l'inspecteur ne manquera pas de se faire gravement amocher ou d'utiliser des moyens pas franchement légaux pour arriver à coincer tous ceux qui méritent de finir à la prison de Barlinnie. Une sale histoire de suicide et de prostitution. Il comprendra à ses dépends que ceux qui ont véritablement le pouvoir dans ce pays peuvent écraser qui ils veulent en toute impunité. Rien de nouveau me direz-vous.


Dans L'enfant de février, on retrouve McCoy trois semaines après la première enquête. De retour de vacances forcées (et encore je suis gentil sur le mot vacances), le voilà plongé dans une autre affaire encore plus glauque que la première. Ah, j'ai oublié de vous dire que notre inspecteur n'aime pas trop la vue du sang, ça le fait gerber ou il tourne de l'oeil facilement. Et bien il va devoir s'y habituer parce que cette fois-ci les morts s'enchaînent un peu trop au goût de son chef qui bientôt redoute qu'on lui retire l'enquête tellement ils sont incapables de retrouver le psychopathe qui sème la terreur dans les rues sales de la ville.

J'ai trouvé l'intrigue encore mieux construite que la première. On en apprend un peu plus sur le passé de notre inspecteur qui est indirectement lié à son enquête. Son adjoint m'est apparu encore plus sympathique et son personnage plus charismatique (la scène où il fait preuve d’héroïsme pour sauver un homme de la noyade est superbe).

Bref, tout ça pour vous dire que contrairement à mes habitudes de ne pas forcément être adepte des séries policières (quoique, vu ce que je vous ai dit sur Thomas Mullen, je risque de ne pas être crédible longtemps), je ne bouderai pas mon plaisir pour un troisième tome.

Janvier noir - Alan Parks - traduction de l'anglais par Olivier Deparis - Rivages noir - sortie poche - Février 2020

L'enfant de février - Alan Parks - traduction de l'anglais par Olivier Deparis - Rivages noir - Grand format - Février 2020

dimanche, avril 12, 2020

Kölsch (2020)




jeudi, avril 09, 2020

Romance de Arnaud Cathrine

Romance - Arnaud Cathrine - R-Jeunes - 2020

Vince, 16 ans est ouvertement homosexuel et n'hésite pas à exprimer sa rage en sortant ses poings si on le traite de tarlouze ou de pédale. Sa mère, librairie parisienne est habitué à ce que son fils réagisse de la sorte avec toutes personnes qui ont un problème avec son orientation sexuelle. Parce que lui, n'a vraiment pas de problème avec ça. On est en 2018, s'insurge-t-il ! Un monde où les homosexuels pourraient se définir par autre chose que leur sexualité c'est trop demander ?

Vince pense aussi beaucoup au sexe. Il est d'ailleurs fan d'un acteur porno américain et ne manque aucune de ses vidéos. Vince se fait aussi beaucoup de films dans sa tête, c'est un grand rêveur. Car oui, comme tout adolescent de son âge, ce qu'il souhaite c'est vivre sa première histoire d'amour. Pourquoi n'aurait-il pas droit à sa romance lui aussi. Le seul autre gay de son lycée pourrait être l'occasion de la vivre. Faut-il encore prendre la peine "d'y goûter" lui conseille sa meilleur amie. Mais ce garçon n'est pas son genre. Alors à quoi bon ? 

Sauf qu'évidemment, c'est lorsque l'on ne cherche pas que tout arrive. Et bam ! L'amour débarque et la vie de Vince va être entièrement bouleversée. Pour le meilleur...et pour le pire.

Sans filtre, à fleur de peau, attachant, plein de doutes, Vince va vivre à 200% sa première histoire d'amour. C'est drôle, puissant et sensible.

Arnaud Cathrine pointe du doigt d'homophobie sans tomber dans les clichés. Un passage savoureux quand Vince s'en prend à Lilian, l'homophobe du lycée :

Si seulement j'avais pu lui broyer les burnes puisque c'est ce qu'il a de plus précieux, sa grosse bite et ses couilles de bâtard. Lilian, on t'a déjà expliqué le problème avec les homophobes de ton espèce ? En fait, t'as pas de problème avec MOI, mec: t'as un problème avec TOI, t'as peur comme un malade de bander un jour pour un garçon, ça te terrifie d'envisager ça, sinon tu me laisserais vivre ! T'as une putain de peur d'être comme moi. 

Arnaud Cathrine est d'une sincérité sans faille. Il utilise différents styles d'écriture en mêlant à la fois la narration, les textos, le journal intime, les réseaux sociaux et la photo. Une écriture brute, dynamique et drôle qui agrippe le lecteur pour ne le lâcher qu'à la dernière page.

Un roman sur l'homosexualité qui donne la pêche, juste et authentique. C'est beau et cruel à la fois. La vie quoi ! 

Un future classique de la littérature pour adolescent à ranger du côté de Oh boy de Marie-Aude Murail fortement plébiscité par les lecteurs d'il y a 20 ans.

Et puis cette couverture à la Jean Cocteau tout simplement magnifique.

Antho et ManU et The autiste reading m'avaient donné envie, merci à eux!

Romance - Arnaud Cathrine - R-Jeunes - 2020

mercredi, avril 08, 2020

Temps noirs de Thomas Mullen


L’officier Denny Rakestraw et les « officiers nègres » Lucius Boggs et Tommy Smith ont du pain sur la planche dans un Atlanta surpeuplé et en pleine mutation. Nous sommes en 1950 et les tensions raciales sont légion alors que des familles noires, y compris la sœur de Smith, commencent à s’installer dans des quartiers autrefois entièrement blancs. Lorsque le beau-frère de Rake lance un projet visant à rallier le Ku Klux Klan à la « sauvegarde » de son quartier, les conséquences deviennent incontrôlables, forçant Rake à choisir entre la loyauté envers sa famille et la loi. Parallèlement, Boggs et Smith tentent d’arrêter l’approvisionnement en drogues sur leur territoire, se retrouvant face à des ennemis plus puissants que prévu : flics et ex-détenus corrompus, chemises noires nazies et voyous du Klan. (présentation de l'éditeur)

Après Darktown, j'étais vraiment impatient de lire le deuxième volet de cette série policière qui se situe en 1950 soit deux après le premier roman. On peut lire ce roman seul mais il serait dommage de ne pas lire le premier.

Nos deux officiers ont cette fois-ci bien du mal à séparer leur vie privée de leur boulot de flic pour tenter de faire régner l'ordre dans les quartiers noirs. Dont les frontières avec ceux des blanc sont de plus en plus poreux en ce qui concerne la délinquance, les trafics de drogue mais aussi les habitations entre noirs et blanc. Un officier blanc tente de les aider, ce qui n'est pas une mince affaire pour lui. Une grande partie de ses collègues corrompus voient d'un très mauvais oeil qu'un blanc ose se mêler à des officiers nègres. De manière classique, plusieurs intrigues s’entremêlent et se rejoignent de manière habile.

Au delà des différentes enquêtes, ce qui fait l'intérêt de ce roman est immanquablement son aspect historique et social. Thomas Mullen a du beaucoup se documenter. Il nous immerge admirablement dans les rues de cette ville du sud des Etats-Unis où les tensions raciales sont omniprésentes, la violence et l'insécurité qui règnent au quotidien dans les quartiers noirs défavorisés. On ressent très bien la frustration des agents noirs à exercer leurs missions dans un cadre très limité. Tout comme les contradictions humaines de certains personnages qui luttent contre les valeurs humaines prédominantes de leur époque, où être raciste est jugée comme un style de vie normale.

Le lecteur écarquille des yeux, s'indigne, tremble. Ce retour aux années 50 est donc très intéressant pour comprendre l'histoire de l'Amérique et ses grands mouvements en faveur des droits civiques qui suivront. Un très bon roman noir comme je l'ai aime.

Et pou finir, sachez que suivre les agents Smith et Boggs dans un troisième opus ne serait pas de refus !

Temps noirs - Thomas Mullen - traduit de l’anglais par Anne-Marie Carrière - Rivages/Noir - 2020.

jeudi, avril 02, 2020

Les éditions Gallmeister


Les romans commentés que nous avons lus chez notre éditeur préféré !

Rick Bass 
Le livre de Yaak : chroniques du Montana
 
Jamey Bradbury 
Sauvage 

James M. Cain 
Assurance sur la mort
 
Ned Crabb  
Meurtres à Willow Pond

James Dicker
Délivrance

Jean Hegland
Dans la forêt

Jake Hinkson
L'enfer de church street

Bruce Holder
L'heure de plomb

Craig Johnson
Little bird   

Chris Offutt
Le bon frère  

Gabriel Talent  
My absolute darling  

William G. Tapply
Dérive sanglante
Casco bay

Alex Taylor
Le verger de marbre

Trevanian 
Shibumi  

Ellen Urbani
Landfall

David Vann  
Un poisson sur la lune  
Aquarium Goat moutain  
Dernier jour sur terre 
Désolations  
Sukkwan island  
Sukkwan island  (2ème avis)
Le jour où j'ai rencontré David Vann 

John D. Voelker
Itinéraire d'un pêcheur à la mouche 
 
Larry Watson
Montana 1948  

Benjamin Whitemer
Pike 

S. Craig Zahler
Exécutions à Victory

Et si vous ne savez pas quoi lire chez cet éditeur, rendez-vous sur Bibliosurf !

lundi, mars 30, 2020