lundi, décembre 21, 2020

Ils s’aiment : un siècle de photographies d’hommes amoureux (1850-1950) - Hugh Nini et Neal Treadwell

Prises à une époque où les relations homosexuelles étaient réprouvées et parfois même jugées comme un délit, ces quelque 350 clichés privés sont un voyage au cœur du sentiment amoureux.

Les photos retrouvées viennent des États-Unis mais aussi d’Europe et d’Asie. Au-delà de la diversité géographique, les hommes photographiés appartiennent à tous les milieux : dandy new-yorkais et ouvriers de province, riches, pauvres, blancs, noirs, civils, militaires…

Issus de la Collection Hugh Nini & Neal Treadwell et présentés au public pour la première fois, ces instantanés pris entre 1850 et 1950 témoignent du courage de ces amoureux qui osaient fixer ainsi leur amour pour l’éternité.(présentation de l'éditeur)

 
Ce livre est très émouvant de par la rareté du sujet et des photos bien sûr. L'introduction de l’historien Régis Schlagdenhauffen est bouleversante. 

Chaque regard de chaque photo est tout simplement beau. 

Et dire que ces clichés ont traversés le temps et ont pu ainsi être compilés sous forme de livre, c'est extraordinaire et inespéré !

 
« Au début, nous avons acquis des photos parce qu’elles nous parlaient personnellement. Mais au fur et à mesure que s’enrichissait notre collection, nous avons eu le sentiment d’être impliqués dans une sorte de mission de sauvetage.
Ces photos ont résisté à l’épreuve du temps et nous sommes maintenant les gardiens de ces improbables survivants d’un monde qui vient à peine de les rattraper. »
(source)  

A l'époque, ces hommes se risquaient à poser, affichant leur amour envers et contre tout. Laisser une trace. 

Des témoignages inestimables.  Une invitation à la tolérance.

 

Ils s’aiment : un siècle de photographies d’hommes amoureux (1850-1950) - Hugh Nini et Neal Treadwell - Editions Les Arènes - 2020.

vendredi, décembre 11, 2020

Microfilm - Stereodrama

 

vendredi, décembre 04, 2020

mercredi, décembre 02, 2020

Vigilance de Robert Jackson Bennett

Dans une Amérique dystopique qui se meurt face à une Chine toute puissante, un jeu de télé réalité voit le jour pour distraire sa population. Le public va pouvoir suivre en direct une tuerie de masse dans un environnement contrôlé avec des joueurs triés sur le volet, prêts à gagner le plus d'argent possible.

Dès les premières pages, on a du mal à y croire. On se dit : il va pas osé faire ça quand même ? Et bien si évidemment.

Première point de vue : celui d'un producteur de télévision d'un cynisme sans bornes sans compter ses collaborateurs tout aussi odieux. Ensemble, ils utilisent les intelligences artificielles pour analyser leur public. Ils élaboreent un système imparable pour rendre les téléspectateurs addicts (fake news, publicités ciblées...) et pousser leur voyeurisme à son paroxysme.

Deuxième point de vue : celui d'une serveuse dans un bar qui semble être le seul personnage à avoir les pieds sur terre et à avoir encore toute sa tête. Lorsqu'elle ose éteindre la télévision que tous les clients regardent quand le jeu commence, elle aurait mieux fait de s'abstenir.

Arme + Peur + bêtise : c'est le cocktail poussé à l'extrême qu'a choisi Robert Jackson Bennett pour dénoncer à sa façon les travers de l'Amérique. La violence engendrée par le cercle sans fin du port des armes. Quand chacun citoyen, au nom de la liberté, a le droit de porter et de se servir d'une arme pour se protéger... Distiller la peur en contrôlant et espionnant chaque fait et geste des habitants du pays, c'est pas bien joli. Le consumérisme culturel à son plus bas niveau, c'est juste catastrophique. 

On rit jaune. On oublie que ce qui se passe dans l'histoire est un jeu tellement cela paraît crédible et possible, Surtout lorsqu'on assisté aux réactions des téléspectateurs. C'est finement joué, habile et très intelligent. Le twist final est un peu casse gueule mais assez jouissif en définitif.

Une lecture à la fois ludique, pertinente et glaçante qui confirme mon attrait pour la collection Une heure lumière

Vigilance - Robert Jackson Bennett - traduit de l'américain par Gilles Goullet - Une heure lumière - Le Bélial - 2019

mardi, décembre 01, 2020

Anne Sylvestre Ad Memoriam

Ce disque est passé si souvent sur mon mange disques orange. L'Avenue est en deuil aujourd'hui. Merci Madame!

lundi, novembre 30, 2020

Le corps de Stephen King


Années 1960. Eté caniculaire. Fin de vacances pour ce groupe de copains : Gordon, Chris, Teddy et Verno. Ils s'ennuient fermement dans leur bled paumé. Ils ont 12 ans et ne demandent qu'à vivre le grand frisson.

Suite à la découverte d'un cadavre par une autre bande plus âgée qu'eux (dont certains grands frères), ni une ni deux, ils décident d'aller voir par eux-mêmes ce "mort" de près. Sac à dos sur les épaules, les voilà partis le long de la voie ferrée pour l'aventure.

Chercher à se faire peur, se prouver que l'on est déjà grand, le passage de l'enfance à l'âge adulte, les premières fois. Autant de thèmes de prédilection dont Stephen King raffole en mettant cette nouvelle un morceau de son enfance.

Quelle bonne idée d'avoir rééditer cette ancienne nouvelle dans une collection pour ados ! Un bien belle façon de faire découvrir le maître de l'horreur. Pourtant ici, point de fantastique. Peu importe. Le suspens est bien là, même si il ne semble pas se passer grand chose à priori. 

Stephen King est un novelliste hors pair et sait en quelques pages seulement vous faire adhérer à son histoire et vous faire aimer ces quatre gosses dont la plupart n'ont pas une enfance facile (père alcoolique et violent notamment).

L'histoire nous est racontée par Gordon, l'alter égo de Stephen King, devenu adulte, qui revient sur ces années de préadolescence qui marquent à jamais. Dans cette histoire, il commence déjà à écrire dans son coin et raconte à ses potes ces premiers textes. C'est touchant et très drôle.

La nouvelle a été écrite au début des années 1980. Est-ce que les ados d'aujourd'hui peuvent s'y retrouver ? Je pense que oui malgré les références culturelles de l'époque. Oui, parce que Le corps est avant tout une histoire d'amitié et une quête de soi-même qui raconte la joie et la douleur de l'adolescence. 

Et puis, pour ceux qui veulent prolonger le plaisir, il y a la superbe adaptation cinématographique Stand by me de Rob Reiner dont on ne se lasse pas sur l'Avenue.  

Le corps - Stephen King - traduit de l'américain par Pierre Alien- Collection Wiz - Albin Michel - 2019.

vendredi, novembre 27, 2020

Mockba - Jean-Louis Murat - édition vinyle (2019)

En 2005, Jean-Louis Murat sortait 2 albums qui se sont suivis à quelques mois d'intervalle : Mockba et 1829.

L'édition vinyle de Moscou propose 5 bonus (face D) en plus des 14 titres. Coup de cœur pour l'un des inédits Avenue de l'opéra.

mercredi, novembre 25, 2020

L'aimant de Lucas Harari

 


Après ma lecture enthousiaste de La dernière rose de l'été, je viens de relire la première bande dessinée de Lucas Harari que j'avais découvert lors de sa sortie en 2017.

Pierre, jeune étudiant parisien en architecture, entreprend un voyage en Suisse afin de visiter les thermes de Vals. Ce magnifique bâtiment, conçu par le célèbre architecte suisse Peter Zumthor, au cœur de la montagne, le fascine et l’obsède. Cette mystérieuse attraction va se révéler de plus en plus forte à mesure que Pierre se rapproche du bâtiment…Ces murs recèlent un mystère, Pierre en est persuadé - une porte dérobée, qu'il doit absolument trouver. (présentation de l'éditeur)

J'ai tout de suite été attiré par les couleurs et le graphisme de cette BD. Ligne claire, composition des cases, couleurs froides traitées à la manière d'une sérigraphie, le choix du grain de papier agréable au toucher. Un très bel objet à tenir entre les mains. Tout comme le personnage principal de cette histoire, j'ai été fasciné par ce bâtiment architectural.


Ce mystère en haute montagne et cette atmosphère étrange à la frontière du fantastique m'ont séduit dès les premières pages. Je n'ai pas lâché cette bande dessinée avant d'arriver à la fin. Un récit original et magnétique par ses dessins. Immersion garantie. Un coup de maître pour Lucas Harari.  

L'aimant - Lucas Harari - Editions Sarbacane - 2017

mardi, novembre 24, 2020

Le moujik et sa femme - Jean-Louis Murat - vinyle (2018)


J'ai découvert cet album, non pas lors de sa sortie en 2002 mais étrangement (je ne sais plus pourquoi) avec la sortie du E.P. L'au-delà quelques mois après. 3 inédits le composaient. Ils sont repris dans leur intégralité dans cette édition vinyle en version remasterisée.

Merci Stéphane pour cet PLV cartonnée de l'album (dernière photo ci-dessus).

samedi, novembre 21, 2020

Nos dernières lectures - Automne 2020

 

6ème tome déjà ! Nous avions découvert le trio en 2014 - Notre billet
Eriophora - Peter Watts

Alors que la revue de science-fiction Bifrost sort son 100ème numéro et que nous sommes plongés dans ses nouvelles, le numéro 16 spécial Philip K. Dick est arrivé sur l'Avenue.

Un numéro entièrement consacré à Shirlay Jackson, hourra ! + d'infos.

Un récit effarant, corrosif et brutal. L’autopsie littéraire d’une american way of life aussi éculée que mortifère.(présentation de l'éditeur).

Un roman réaliste, criant de vérité sur la famille et la difficulté d'être un "bon" parent. De la colère contenue et de l'émotion à chaque page. Une très belle révélation pour un premier roman.

Dans les coulisses du temple du soleil, passionnant ! + d'infos




vendredi, novembre 20, 2020

Matt Emery - Empire (Daigo Hanada Rework) par Moderna Records

mardi, novembre 17, 2020

Mustango - Jean-Louis Murat - édition vinyle - 2019


L'année dernière, sortait pour la première fois en version remasterisée l'édition vinyle d'un album marquant dans la discographie de Jean-Louis Murat...20 ans déjà. 

Un album que j'aime particulièrement et qui fut, à l'époque, l'occasion d'aller applaudir le chanteur pour la première fois sur scène en novembre 1999.