Du sang pour Dracula de Paul Morrisey


Ce film italien de 1974 (Sangre para Dracula) peut-être vu comme un chef d'œuvre de films d'horreur ou comme une bonne parodie qui personnellement nous a fait rire. René Château proposant exclusivement le film doublé, renforçant le côté comique. Les dialogues sont savoureux, et la scène finale est particulièrement réussie. Heureusement que Joe Dallesandro relève le niveau. Il semble être à l'aise dans ce film, surtout en tenue d'Adam.:) Voici donc un film d'horreur, mélangé d'érotisme avec un fond de critique social.

Du sang pour Dracula de Paul Morrisey
L'histoire :
Agonisant lentement d'une carence de sang pur, le comte Dracula entreprend de se rendre en Italie, pays bien connu pour son éducation stricte et son abondance de vierges. Prétendant être à la recherche d'une épouse, il est invité chez une famille d'aristocrates ruinés bien décidés à sacrifier une de leurs filles à un mariage qui renflouerait les caisses. Évidemment, le comte comme les aristocrates italiens ne seront pas au bout de leurs surprises. 





critique sur ce site et celui-là

Joe Dallesandro

 
 
 
plus de photos du film : ici
 

Le refuge de François Ozon

Le refuge de François Ozon 
Le nouveau film de François Ozon est à nos yeux une merveille. Comment ce réalisateur fait il pour tenir la longueur de film en film et être toujours aussi bon ?

Mousse et Louis sont jeunes, beaux et riches, ils s’aiment. Mais la drogue a envahi toute leur vie. Un jour, c’est l’overdose et Louis meurt. Mousse survit, mais elle apprend qu’elle est enceinte. Perdue, elle s’enfuit dans une maison loin de Paris. Quelques mois plus tard, le frère de Louis la rejoint dans son refuge.

Après un générique sur Paris by night et son métro, les premières scènes sont donc très dures, puisque nous sommes directement plongés dans la vie destructrice de deux jeunes qui se shootent. Ozon ne nous épargne rien. La scène de la mère du défunt avec la jeune mousse est remarquable.
Mouse qui survit se réfuge dans une petite maison pour vivre sa grossesse. Le frère du père décédé vient la rejoindre quelques jours. Ozon nous offre alors sa vision sur la grossesse, les joies, les pleurs, les doutes d'une future mère. Ozon continue à oser, à surprendre et à rester fidèle à ses aspirations, à ses goûts pour une forme de transgression. Nous sommes plus que conquis. Il y aurait tellement à dire sur ce film....Déjà envie de retourner le voir en salle.

Si vous voulez garder toute la surprise des images, courrez voir ce film, sinon voici la bande annonce et le clip de la chanson qui parcours l'ensemble du film qui apparaît comme un autre fil conducteur du film.



Site officiel de François Ozon

Le fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland

Le fantôme de Baker Street de Fabrice Bourland
Londres, 1932. Depuis que la municipalité a attribué à la maison du major Hipwood le n° 221 à Baker Street, le salon du premier étage semble hanté. S’agit-il d’un esprit, comme le prétendent certains ? Existe-t-il un lien entre ces manifestations et la série de crimes qui ensanglante Whitechapel et les beaux quartiers du West End ? Motivée par un funeste pressentiment, lady Conan Doyle, la veuve de l’écrivain, sollicite l’aide de deux détectives amateurs, Andrew Singleton et James Trelawney. Lors d’une séance de spiritisme organisée à Baker Street, ces derniers découvrent avec effarement l’identité du fantôme. Et quand ils comprennent que les meurtres à la une des journaux imitent ceux commis par Jack l’Éventreur, Dracula, Mr Hyde et Dorian Gray, nos jeunes enquêteurs sont entraînés dans une aventure qu’ils ne sont pas près d’oublier. Un hymne enflammé à la littérature victorienne et à ses monstres sacrés !

Quelle idée originale de faire revivre sous forme de fantômes des personnages de romans et d’en faire des meurtriers ! Au début du roman, j’étais septique sur le postulat de départ...mais j’ai été vite séduit par la tournure que prenait cette enquête fantastique. C'est "cliché" côté ambiance et  concernant les scènes de spiritisme, mais c'est justement ça qui fonctionne et donne toute la saveur au roman. Ca m’a donné envie de replonger dans les enquêtes de Sherlock Holmes et dans l’oeuvre de Bram Stoker !

Appel du pied de Wataya Risa

Appel du pied de Wataya Risa picquier


Hatsu est une lycéenne japonaise qui n’arrive pas à s’intégrer dans sa classe. Au collège, elle avait une amie Kinuyo, qui à présent s’éloigne d’elle et va rejoindre un autre groupe d’amis. Hatsu tente de se lier d’amitié avec un garçon qui semble différent des autres garçons. Voici le portrait d’une jeune japonaise qui traverse l’adolescence et qui découvre les premiers sentiments amoureux.   

Un seul mot : merci Philippe Picquier ! L’auteure, Wataya Risa est la plus jeune lauréate a avoir obtenu le Goncourt japonais, et pour cause ! Ce roman est magnifique. Tout est dans le détail du moindre détail, tout sentiment est décortiqué avec finesse et pudeur. Wataya Risa prend le temps de souligner les sentiments ambigus, les frustrations et les colères de cette ado. On est à la fois avec et contre elle. D’un côté, elle semble plus mature que ses camarades (et loin des niaiseries des autres filles) et d’un autre côté, on a envie de la secouer, de lui dire de se bouger, qu’elle a le droit de vivre tout simplement. Cela en fait un personnage attachant avec une identité singulière. 
Voici quelques passages :
Je veux que quelqu’un délie un à un tous les fils noirs qui sont pris dans mon cœur comme on détache un à un les cheveux dans un peigne, et les jette à la corbeille. Je voudrais que les autres répondent à mon attente, mais je ne suis même pas capable de penser à faire quelque chose pour quiconque.
Combien de fois ai-je été obligée de retenir un rire depuis que je suis au lycée ? Rire c’est baisser sa garde, et il faut un grand courage pour baisser sa garde quand on est seul.  

Si je m’efforce de m’effacer ainsi le plus possible, en même temps j’ai peur de m’apercevoir que j’ai complètement disparu.

Paso doble de Giuseppe Culicchia

Paso doble de Giuseppe Culicchia rivages  
Walter essaie de survivre dans une Italie des années 90 embourbée dans l'autosatisfaction.
Ancien vendeur en librairie, il travaille aujourd'hui dans une vidéothèque clinquante. Il est le survivant héroïque du tourbillon cruel de Patatras, le même Walter à la recherche de soi ou de damnation définitive. Tatiana, comète écolo et bibliothécaire respectable, va le guider, mais vers quoi ?

Nous retrouvons Walter là où nous l'avions laissé à la fin de Patatras. L'écrivain gagne en assurance pour son deuxième roman et la traduction de Nathalie Bauer (qui n'a pas traduit le premier roman) rend le livre plus fluide. L'humour est toujours présent, la critique de la société italienne des années 90 aussi (crise automobile, santé...) . A la fin, notre jeune Walter, trentenaire à présent, se fond finalement dans la masse, habillé de vêtements de marques de la tête au pied....cette fin désabusée est un peu facile à mon goût (la société écrasant les pauvres êtres humains que nous sommes). Je m'attendais ou aurais préféré à une autre fin...mais après tout pourquoi pas. 

L'eclipse (l'eclisse) de Michelangelo Antonioni

L'eclipse (l'eclisse) de Michelangelo Antonioni
Pour éviter les ennuis d'argent et avoir une vie plus large, Vittoria, fille d'employés de condition modeste, a vécu pendant trois ans avec Ricardo, jeune attaché d'ambassade. Mais cette vie sans amour lasse la jeune femme, et malgré les supplications de Ricardo, elle rompt avec lui. Elle rencontre alors à la Bourse, où elle retrouve sa mère qui joue pour occuper ses loisirs, un jeune agent de change avec qui elle essaie de réapprendre à aimer. Mais le jeune homme va la décevoir et Vittoria va bientôt retrouver le goût amer de la solitude...

Réalisé par Michelangelo Antonioni (1962) , avec Monica Vitti, Alain Delon, Francisco Rabal, Lilla Brigonne, Louis Seigner



L'eclipse (l'eclisse) de Michelangelo Antonioni

L'eclipse (l'eclisse) de Michelangelo Antonioni
L'eclipse (l'eclisse) de Michelangelo Antonioni

Patatras de Giuseppe Culicchia

Patatras de Giuseppe Culicchia

Walter a 20 ans vit chez ses parents et attend désespérément une réponse positive pour être objecteur de conscience.En attendant il s'inscrit à la fac, en philo au grand désespoir de son père. Il se retrouve finalement à travailler au CANE (Centre d'Accueil des Nomades et Emmigrés) en tant qu'objecteur. Là commence son entrée dans le monde du travail, ses premières approches vers le sexe féminin, son premier appartement.

En 1994, Giuseppe Culicchia signe son premier roman et devient une nouvelle voix de la littérature contemporaine italienne. Il fait de Walter un jeune homme lucide sur le monde qui l'entoure et son incompréhension devant un système qui ne pense que par la réussite sociale, le marketing et l'argent. L'écriture est simple et direct. Cela ne manque pas d'humour et certaines situations sont assez comiques (surtout le portrait des enseignantes de l'éducation nationale ridiculisées).

Après deux ans passés au CANE,  Walter finira par retourner chez ses parents et enchaînera les petits bouots au black pour échouer dans une libraire où il est corvéable à merci. Le roman se termine sur l'apparition de la fille de ses rêves à la librairie.I l n'y a pas vraiment de fin. Mais "Paso Boble" semble être la suite direct.

Ce court roman se lit d'une traite, c'est léger et on passe un moment plutôt agréable, alors pourquoi se priver. pour lire la suite ?.

Giuseppe Culicchia, connaît un franc succès en Italie à la parution de Patatras (d'ailleurs la traduction du titre ne reflète pas très bien, je trouve, le titre original)  et Paso Doble.

Something for the weekend

Quelques idées de vêtements pour vos fêtes de fin de semaine!

Rocket, nouveau single de Goldfrapp

Rocket, nouveau single de Goldfrapp
Danger, heartache,
I always knew there's no winner,
in this game you lose
but I still wanna know
how she got in the door uninvited
Oh, I got a rocket
Oh, You're going on it..
Oh, you're never coming back.

Nouveau single (en écoute ici) pour un nouvel album prévu pour le 22 mars 2010

L'affaire N'Gustro de Jean-Patrick Manchette


L'affaire N'Gustro de Jean-Patrick Manchette

Ce qui me plaît chez Manchette, c'est son écriture froide presque clinique qui fait place à l'action au détriment des sentiments. On ne peut que détester ce jeune Butron, fasciste, qui se fout de la société et lui crache dessus. Il ne pense qu'à "troncher des pouffiasses", sa mère n'est qu'une conne et son père, un grand mou qui pue. C'est un homme en révolte mais qui après avoir fait un séjour en prison ne connaîtra plus de limites morales.

Après de petits délits de vols de voiture, il se bastonnera dans les manifs . A sa sortie de prison, il apprend la mort de son père et profite de son argent pour ne rien faire. Il trempe dans le trafics d'armes. Il deviendra aussi le garde du corps du ministre de l'intérieur de Zimbabwin, leader d'un pays du tiers-monde. en voyage incognito en France. Mais celui-ci se faisant kidnapper, Butron au courant de l'affaire se fera accusé à tort. Pour se couvrir, il décide alors d'enregistrer ses confessions avant de se faire descendre par les services secrets du Zimbabwin. Les services de l 'état français maquilleront l'incident en suicide et récupèreront l'enregistrement.

Pour son deuxième roman, Jean-Patrick Manchette nous offre un pamphlet sans concession contre une bavure de l'état français, celle de l'affaire Ben Barka qui avait fait grand bruit dans les années 60. L'écrivain a juste changé quelques noms et reprit les faits historiques.

Al Mahdi Ben Barka est un leader tiers-mondiste qui a tout d'abord lutté pour l'indépendance de son pays, le Maroc, obtenue en 1956. Il devient populaire mais du fait de cette popularité, il est accusé de complot contre le roi Hassan II et doit s'exiler. Il est enlevé le 29 octobre 1965 en plein Paris et à l'instigation du ministre de l'Intérieur marocain, le général Oukflir, par les services secrets de son pays grâce à des complices français et sans doute avec la bénédiction et l'aide du régime gaulliste. Le plus honteux dans cette affaire a été sa dissimulation pendant très longtemps, aussi bien par les sphères du pouvoir que par les organes de presse français.
(tiré de Jean-Patrick Manchette, parcours d'une oeuvre de Jean-François Gérault, Encrage 2008)

Présentation de l'éditeur :
Une vraie tête à claques, ce Butron. Méchant, prétentieux, naïf, paranoïaque et sadique sur les bords, il voulait tout et tout de suite et se prenait pour un pur. Il se mêla de politique et de complots, pour la rigolade, l’argent, la gloire, et N’Gustro, un leader du Tiers Monde, paya les pots cassés. Butron, floué par les puissants, les barbouzes, les politicards, n’avait aucune chance de s’en tirer. Il ne s’en tira pas.

Scissor sisters : remixes

Découvert au printemps 2004 lors d'un séjour au "Rivolux" parisien, les Scissor sisters sortent leur premier album pop-disco-festivo-électro-n'importequoi !


1er single : Comfortably numb : Factboy extended mix


Filthy-Georgeous :  vocal mix




Lorsque nous vivions ensemble (tome 2) de Kazuo Kamimura


J'avais hâte de lire ce second volume, tant le premier était fort.
Nous retrouvons le couple Jirô et Kyôko qui s'aiment et se déchirent. Mais lorsque Kyôko se fait avorter tout bascule. Elle entre dans une maison de repos tout un hiver pendant que Jirô se morfond de solitude. Si le premier volume se composait en petites nouvelles mises bout à bout, le deuxième tome se lite d'une traite.

C'est déprimant au possible, insoutenable devant tant de désarroi...C'est une chute vertigineuse pour le couple.Le lecteur est fasciné par le talent graphique de Kazuo Kamimura et cette poésie macabre. Ce mec est vraiment un génie. Le cadrage des planches et la mise en scène sont remarquables. Kamimura vous emmène dans un tourbillon neigeux et vous fait vivre la quasi folie de la jeune fille. Même si l'histoire est désespérée, c'est d'une telle beauté...

Les dernières pages laissent entrevoir un espoir mais rien n'est sûr. On sort de ce volume presque frustré car on aurait aimé que ce couple s'en sorte et sourit enfin...mais c'est là que réside le talent de Kamimura. Vous comprenez simplement que vous avez entre les mains un chef d'oeuvre. Alors vous regardez le troisième tome prêt à le commencer, mais non....il n'en reste plus qu'un, alors laissons le attendre un peu, il n'en sera que plus savoureux.

La frangipane

La frangipane
Recette de la frangipane 

ingrédients :
- 2 pâtes feuilletées
- 200 gr. de poudre d'amande
- 150 gr. de sucre (blanc ou roux)
- 100 gr. de beurre fondu
- 3 oeufs
- une cuillère d'eau de vie

recette :
- mélanger la poudre d'amande et le sucre. Incorporer le beurre fondu. Bien mélanger puis mettre les 2 oeufs. Continuer à battre le tout encore un peu. Ajouter une cuillère d'eau de vie.
- dans un plat à tarte, étaler la première pâte. Verser la mixture, bien étaler. Recouvrir le tout par la deuxième pâte.
- Etaler un jaune d'oeuf sur le dessus pour faire dorer la frangipane

cuisson :
- thermosat 6 (180°) pendant 20 à 30 minutes.
- servir  la frangipane réchauffée avec un bon thé !


Tea and Sympathy











Merveilleuse nouvelle! Le totalement indisponible bien qu' indispensable film de Minelli "Thé et Sympathie" est disponible ici
Penser que ce film date de 1956, et cela malgré la censure qui a édulcoré le tout, est simplement incroyable.
On y voit un jeune homme de 17 ans (bien que l'acteur en ait eu 25 alors) qui se cherche et que personne ne reconnaît, sauf peut-être. Peut-être. Excellent, malgré la fin qui diffère de ce qu'avait été la pièce de théâtre.
14 vidéos à voir d'urgence donc sur cette très bonne chaîne Youtube : longue vie à Sweetcamera

La route de Gakona de Jean-paul Jody (suite)

J'avais parlé il y a quelques temps d'un roman, La route de Gakona (voir article)

Jean-paul Jody a crée un blog pour ce livre sorte de prolongement dans lequel "Il répond aux questions les plus fréquentes, développe certains thèmes et propose des sources pour en apprendre davantage" (dixit l'écrivain).C'est passionnant !

 




Plein sud de Sébastien Lifshitz

C'est l'été, Sam 27 ans file tout droit vers le sud au volant de sa Ford. Avec lui, un frère et une soeur rencontrés au hasard de la route: Mathieu et Léa. Léa aime beaucoup les hommes, Mathieu aussi. Partis pour un long voyage, loin des autoroutes, en direction de l'Espagne, ils vont apprendre à se connaître, s'affronter, s'aimer. Mais Sam a un secret, une ancienne blessure qui l'isole chaque jour un peu plus. Séparé de sa mère depuis l'enfance, ce voyage n'a qu'un seul but : la retrouver. 

Sébastien Lifshitz, après "Presque rien" (1999) et "Wild side" (2004) nous revient avec un faux road-movie. Les flash-back de Sam sur son enfance marquée par le suicide de son père alternent avec les scènes du voyage en voiture vers le sud. Certains crieront au film d'auteur français chiant et ennuyeux....Nous, nous avons aimé le silence, le désarroi des personnages. Sébastien Lifshitz aime filmer les corps, les idylles, l'été.

Plein sud de Sébastien Lifshitz

Le vagabond de Tokyo : résidence Dokudami


Présentation de l'éditeur :
Yoshio Hori, 22 ans est un véritable laissé pour compte de la bulle économique des années 80. Il alterne les jobs payés à la journée sur les chantiers de Tokyo, se nourrit de nouilles lyophilisées et claque sa paie dans les bars à hôtesses. Il n’a d’autre choix que de vivre dans sa chambre miteuse et crasseuse de la Résidence Dokudami qui résiste comme un ultime îlot au milieu de immeubles flambants neufs de la nouvelle Tokyo. suite

Au début le manga se lit avec le sourire au lèvres, avec un humour un peu gras mais  jamais vulgaire. Ce pauvre Yoshio qui n'est pas très fort en conquêtes féminines.
Puis ça devient de mieux en mieux, quand certaines histoires abordent un côté plus humain et sincère  ("Yoshio le malchanceux se retrouve ainsi aux prises avec de plantureuses créatures, de moins plantureuses, des vendeurs de nouilles ambulants, des yakuzas, des salaryman travestis et même son créateur dans une nouvelle autobiographique émouvante").La rigolade est toujours là mais je comprend pourquoi au Japon, la série a connu un tel succès puisqu'on s'accroche à ce looser attendrissant. Ce volume est un best-of d'une série de plus de 35 volumes publiés au Japon.

La fin du volume présente une biographie du mangaka , Takashi Fukutani, très intéressante. Toujours un très beau travail éditorial de la part du Lézard noir qui, apparemment nous prépare un second tome.On a hâte.


A noter que ce manga est sélectionné cette année pour la 37ème édition du festival d'Angoulême !


Walking dead


Walking dead

Enfin !!! nous avons enfin dévoré le 9ème tome de cette terrible série ! Des zombies nazes, des rebondissements à n'en plus finir, des "attention tu vas te faire bouffer", des révélations scientifiques, des "alors là chapeau le scénar !"...tout y est pour notre plus grand plaisir.

Nous devons bien avouer : nous sommes vite tombés accros. Dans ce nouveau monde chaotique, vous frémissez d’horreur à chaque arrivée de morts vivants et vous priez pour ne pas mourir pas trop vite. Car le groupe de survivants dont vous faites parti tend à diminuer rapidement. Sans compter que d’autres survivants que vous rencontrez sur votre chemin ne sont pas forcément vos amis et n’hésiteront pas à vous abattre pour rester en vie ! Autant dire que le scénario est très bien ficelé et alterne judicieusement entre les moments d’action sanguinolents et les instants de repos pour les anti-héros. Les dessins peuvent paraître parfois un peu brouillon mais cette série se laisse dévorer !

J'étais Dora Suarez de Robin Cook

J'étais Dora Suarez de Robin Cook rivages noir

"... S’il est vrai que parfois j’entre en désespoir (et c’est vrai), c’est le défi du roman noir tel que je le vois. Je peuple mes livres de gens gaspillés qui ne comprennent pas pourquoi ils doivent descendre la pente sans même une plainte. Mes livres sont pleins de gens qui, sachant qu’ils ont été abandonnés par la société, la quittent d’une façon si honteuse pour elle qu’elle ne fait jamais mention d’eux. Et c’est pourquoi J’étais Dora Suarez n’est pas seulement un roman noir, et qu’il va encore plus loin, pour devenir un roman en deuil." (Robin Cook)

Comme le laisse présager la 4ème de couverture, on descend au plus profond de la noirceur. L’écrivain vous plonge dès les premières lignes dans une atmosphère qui vous met mal à l’aise. La découverte du cadavre par le policier est difficilement supportable. Ce dernier est avec infecte ses collègues, seule son enquête compte. Son attachement à la victime Dora Suarez est ambigüe et malsaine. Cela renforce le côté sordide du roman. Tout est vraiment pourri au royaume d’Angleterre. Un roman coup de poing qui vous laisse k.o. un bon bout de temps.

Auntie Mame

Hier soir, merveilleuse surprise de découvrir Auntie Mame

















Le film est un peu long (deux heures et demie), mais on ne se lasse jamais de voir défiler les différents lustres du salon de cette femme qui recueille son neveu à la mort de son frère.

Rosalind Russell y est totalement folle, avec un fume-cigarette pliable dont elle ne se sépare jamais.

Tout simplement prodigieuse!

A découvrir d'urgence.

Pour vous en convaincre, c'est ici

La beat generation : la révolution hallucinée

La beat generation : la révolution hallucinée

La fin d'année s'est terminée sur la lecture d'un roman de Jack Kérouac Le Vagabond solitaire et d'une excellente synthèse La beat generation : la révolution hallucinée de Alain Dister. Ce titre de la collection "Découvertes Gallimard" a le mérite de présenter le mouvement symbolique de l'Amérique des années 1950 et 1960 d'une manière assez simple en passant en revue les fondateurs du mouvements (Kérouac, Ginsberg, Burroughs...), de prolonger sur les beatniks, les héritiers de la beat generation et de présenter ce qui l'en reste aujourd'hui. Pour moi, c'est une très bonne approche sur le sujet que je connaissais assez peu. Le livre donne envie d'aller explorer les pistes et les auteurs évoqués.

Cette fin d'année a été aussi l'occasion de dévorer des mangas qui nous ont bien scotchés mais on en parlera une prochaine fois !

Bonne année à vous tous. Que tous vos rêves, mêmes les plus fous se réalisent !   


Les périgrinations de Kerouac recouvrent les Etats Unis du Nord au Sud, et d'Est en Ouest, le Mexique et une partie de l'Europe dont la France, que Kerouac considère comme sa seconde patrie. Tour à tour cheminot en Californie, aide-cuisinier sur un cargo, flâneur avec les beatnicks de New York, Jack Kerouac part à l'aventure et déclare "qu'il n'est rien de plus noble que de s'accommoder des quelques désagréments que nous apportent les serpents et la poussière pour jouir d'une liberté absolue.

Un roman qui a le mérite de suivre Kérouac dans ses errances et les différents métiers qui l'a pu exercer. Mais j'ai trouvé que ce kaléidoscope paraît un peu fade par rapport à d'autres romans beaucoup plus forts que j'ai lu récemment : Sur la route et Les clochards célestes.