dimanche, décembre 28, 2014

Nos dernières lectures - Automne 2014


Déjà fin décembre...force est de constater qu'il a manqué du temps depuis septembre (la flemme aussi ;-)) aux habitants de l'Avenue pour parler de leurs dernières lectures. Pourtant plusieurs ont retenu leur attention. Retour en désordre.. 

Un garçon en or michael nava

Première enquête de l'avocat homosexuel Henry Rios que j'avais découvert avec Un garçon en or. C'est certain, ce ne sera pas le dernier roman de Michael Nava que je lirai !

en un monde parfait kasiscke

Un roman post apocalyptique hors du commun. Poétique et fantastique. Découvrir une nouvelle plume est toujours magique ! plus d'info ici

noel calef ascenseur pour l'échafaud

Après avoir vu et revu le film de Louis Malle, il convenait de découvrir le roman de Noël Calef qui se révèle être aussi bien que son adaptation cinématographique !  

continent perdu spinrad

Nous poursuivons la lecture de la superbe petite collection Dyschroniques des éditions Le passager clandestin avec une Amérique Déchue. Quarante ans après sa première publication, c'est toujours aussi pertinent ! bluffant.


Merci à ManU pour m'avoir donné l'impulsion de découvrir le détective privé Lew Archer. Un roman policier à ranger du côté des classiques des années 50. Retraduction sumblime par les éditions Gallmeister pour notre plus grand plaisir. D'autres enquêtes à ne pas rater ici.


Le duo improbable Hap et Léonard est de retour. Une nouvelle enquête toujours aussi prude et au langage chaste. Ironie bien sûr...Une nouvelle fois ManU a su me convaincre (bien que pour cette série, j'étais déjà acquis à la cause), c'est par ici pour son avis.


Ce qui reste de l'humanité est confiné dans un silo, au cœur des profondeurs de la Terre...mais que peut-il bien y avoir derrière les collines du désert jonchées de morts ? Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site des éditions Actes Sud.



Vieux fourneaux

Le trio de vieux compères sont de retour avec le tome 2 des Vieux fourneaux (on avait adoré le tome précédent). Une bonne tranche de rigolade commenté par Krol sur son blog que je vous recommande !


Un roman sur l'adolescence tout en justesse, assez rude qui se lit d'une traite. J'ai adoré ! Des avis à lire ici.

réveille toi kérouac

La vie de Bouddha sous la plume hallucinante de Jack Kérouac, ce fut un plaisir...

Au milieu des années 1950, Jack Kerouac, éduqué dans la religion catholique, découvre avec fascination le bouddhisme. Ce nouveau centre d'intérêt aura un impact important sur sa conception de la spiritualité et influencera l'écriture de certains de ses livres comme Mexico City Blues ou Les clochards célestes.
Réveille-toi nous présente la vie de Siddhartha Gautama racontée par Kerouac. Ce jeune prince abandonna sa riche famille et son environnement confortable afin de consacrer sa vie à la recherche de l'illumination.
(source Gallimard)

miséricorde

Ça y est Isa, j'ai enfin lu la première enquête de Carl Mork !!! Un scénario qui monte en crescendo, très bien ficelé. Cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas été faire un tour du côté des romans policiers nordiques (au Danemark précisément) ! Des avis dysentériques à lire ici

vendredi, décembre 26, 2014

Giorgio Moroder - I Wanna Funk With You Tonite

Giorgio Moroder - I Wanna Funk With You Tonite

C'est en fouillant dans ses 33 tours que j'ai définitivement compris pourquoi j'aimais écouter de la musique sur platine vinyle. Merci papa !









mardi, décembre 23, 2014

Niki de Saint Phalle à Paris

Le Grand Palais ouvre ses portes jusqu'en février 2015 à une artiste que j'adore depuis mes plus tendres années. Une femme qui savait construire des monstres tour à tour effrayants et colorés, attirants ou repoussants, brillants et dorés. Le monde de Niki de Saint Phalle n'aura jamais semblé aussi prolifique que lors de cette exposition, somme de son parcours.

Dès l'extérieur les files d'attente nous font prendre la mesure de l'événement et sa portée.


Et puis on entre et on découvre son oeuvre dans un ordre chronologique qui permet de mesurer le parcours incroyable de cette autodidacte de génie. Certaines de ces oeuvres m'étaient inconnues comme cet autoportrait sublime :


Cette femme sous un arbre qui se repose ou bien... qu'y avait-il dans la bouteille et dans ce verre vide?


Et les Nanas commencent à arriver progressivement, d'abord totalement monochromes.


Puis de plus en plus colorées et nombreuses, en masse.


Quotidiennes et terrifiantes.


Entêtantes comme un parfum. Comme son parfum par lequel je l'ai découverte quand j'avais dix ans. Ce parfum si rare et précieux qui devait servir à financer le jardin des tarots en Toscane.


Ce parfum et ces serpents enlacés, ce symbole de l'amour et de tant d'autres choses.



Pendant l'exposition on a croisé aussi des araignées effrayantes.


Des autels où les représentations de Dieu et les armes à feu se répondent.


Des villes déglinguées et colorées.


L'amour toujours si prêt de la mort.



Et puis ces créations tout aussi ludiques qu'enfantines.


Alors, pour tout cela et tellement plus, merci au Grand Palais et à Niki de Saint Phalle pour ces heures de rêve hors du temps.


Si vous n'y êtes pas encore allé, voici la bande annonce pour vous convaincre d'en profiter! Voire d'y retourner car c'est une expérience hors du commun et un univers qui offre un souffle toujours renouvelé. 

dimanche, décembre 14, 2014

An evening at the buddies lounge - special Noël

An evening at the buddies lounge - special Noël



Rita Aarons, wife of the photographer, swimming in a pool festooned with floating baubles and a decorated Christmas tree in Hollywood, 1955. Photo by Slim Aarons

Rita Aarons, wife of the photographer, swimming in a pool festooned with floating baubles and a decorated Christmas tree in Hollywood, 1955. Photo by Slim Aarons. Vintage Los Angeles facebook

jeudi, décembre 11, 2014

The two faces of January de Patricia Highsmith

The two faces of January de Patricia Highsmith

C'est encore le hasard qui m'a fait tomber sur ce bouquin (écrit en 1964) dans une librairie de Tours il y a quelques jours. La couverture m'a plu. Et puis cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman de Patricia Highsmith. Très bon timing pour ce roman que j'ai eu envie de retrouver chaque soir après une journée de boulot (trop) bien remplie.

Fuyant leur pays au risque de se retrouver en prison, un couple d'américains se retrouve en Grèce dans la peau de simples touristes. Sur le point d'être démasqués, le mari, Chester Mac Farlant tue accidentellement un policier. Ils vont être miraculeusement aidés par Rydal Keener, un jeune américain qui observait ce couple depuis quelque temps...Ces trois personnages vont être liés malgré eux plus de temps qu'ils ne l'auraient souhaités.

Décidément, Patricia Highmisth fait la part belle aux personnages doubles, troubles et ambiguës. Dans L'inconnu du Nord-Express (1950), deux hommes vont échanger leurs meurtres à accomplir, dans Le talentueux Monsieur Ripley (1955), celui-ci prend l'identité d'un autre. 

Ici, elle déploie une nouvelle fois tout son talent pour une solide intrigue qui se complexifie peu à peu, avec des personnages à la psychologie travaillée. Très subtile et convaincante, elle emmène son lecteur dans les ruines de la Grèce antique en explorant les deux faces du dieu Janus (le mois de janvier dans l'antiquité) à travers deux hommes au destin lié.

Si la couverture du roman est celle du film sorti cette année, il convenait de voir cette adaptation après lecture. Si celle-ci prend certaines libertés quant au scénario de départ, elle n'en reste pas moins assez fidèle même si elle apparaît plus manichéenne que le roman (Bah oui, pas très étonnant, mais bon...).

Une distribution alléchante (Viggo Mortense, Kristen Dunst et l'irrésistible Oscar Isaac) pour un film qui se laisse regarder avec plaisir qui n'est pas sans rappeler Plein soleil (ok de loin...mais quand même). La bande son signée Alberto Iglesias (le talentueux compositeur des films de Pedro Almodovar) n'a pas été pour nous déplaire.

mercredi, décembre 10, 2014

Órói (Jitters) by Balvin Z



Lors d'un voyage en Angleterre, Gabriel, 16 ans, se lie d'amitié avec son colocataire Markus, un adolescent rebelle et fascinant. De retour en Islande, ses amis sentent bien que quelque chose a changé... Ils s'apprêtent à vivre un été qui va les faire grandir et les transformer à jamais. Entre un père recherché, des amours heureuses ou contrariées, des soirées arrosées, des rencontres décisives et des amitiés fidèles, ils tentent ensemble de comprendre qui ils sont et de trouver leur place. Avec toute l'énergie d'un premier film, "Jitters" dresse un portrait tourbillonnant, coloré et moderne de la jeunesse d'aujourd'hui.(source)

Un très beau film sur l'adolescence, sur les premières fois...Des portraits d'une grande justesse. Une très belle surprise pour ce premier film venu d'Islande.

Órói (Jitters) by Balvin Z

dimanche, novembre 30, 2014

Etienne Daho - Diskönoir Tour à Tours

Etienne Daho - Diskönoir Tour

La notte...la notte...C'est sur les dernières paroles de Week-end à Rome chantées à cappella avec le public qu'Etienne Daho disparu hier soir définitivement de la scène du Vinci de Tours, après un troisième rappel.

Quel immense plaisir d'applaudir de nouveau Monsieur Daho, depuis la dernière fois en 2001 lors de la tournée qui a suivi l'album Corps & Armes Ayant été obligés, à regrets, de se faire rembourser nos places pour une date à l'Olympia prévue en avril dernier et reportée en novembre...nous attendions avec impatience cette date en province. 

Etienne Daho - Diskönoir Tour

La tournée Diskönoir Tour s'approchant de la fin, le concert est rodé. Le chanteur apparaît en grande forme, toujours aussi smooth et d'une grande humilité. Hier soir (comme d'autres dates j'imagine), il n'aura pas été avare en paroles entre les chansons. Anecdotes sur la naissance de certains titres, quelques blagues pour annoncer le titre suivant...Daho est à son aise et en communion avec un public très chaud. Après l'introduction Satori thème, Daho débute le show avec Des attractions désastre...et le public se lève de son siège instantanément...sans se rasseoir de toute la soirée. Ça danse, ça crie, ça applaudit pendant plus d'1h30.

Etienne Daho - Diskönoir Tour
Les chansons de l'innocence retrouvée

Daho a soigné la tracklist de cette tournée, n'oubliant aucun album de sa discographie, faisant la part belle à ses tubes des années 80. Alors que le cd live vient de sortir le 24 novembre dernier, j'étais un peu inquiet de n'y voir figuré que les quatre singles du dernier album. Inquiétude rapidement dissipée avec notamment Les torrents défendus que j'attendais tant ou Le baiser du destin. La version de L'invitation, très proche sa version démo, très rock, est excellentissime. Coup de coeur aussi pour Bleu comme toi, dont le public connaît les paroles sur le bout des doigts. Au deuxième rappel, il interprétera Il ne dira pas dans une nouvelle version très surprenante.

Etienne Daho - Diskönoir Tour
Des heures hindoues
Etienne nous confie quà ses débuts en 1979, son premier vrai concert (sans compter ses concerts dans des bars où le public comme le chanteur étaient plus ou moins alcoolisés) a eu lieu à Tours...il est plus que ravi de chanter de nouveau dans cette ville...évidement le public explose de joie...

Etienne Daho - Diskönoir Tour
Ouverture, my favourite song

Nous repartons du concert, des étoiles pleins les yeux, émus, heureux comme vous pouvez l'imaginer. 

Sur le facebook officiel de l'artiste - en date du 02 décembre 2014 :
Tours, Le Vinci. La salle est proche de celle de Nantes, donc pas de réadaptation brutale. Le public est incroyablement chaud dès le début, y compris pour les nouvelles chansons ou les titres plus confidentiels. Le concert passe en deux secondes et termine en apothéose une semaine démente. Pleins d’amis passent nous voir dans le bus après le show. Le public se masse autour du bus et nous fait des signes, nous envoie des baisers. Quelques uns montent, me disent leur plaisir que leur procure le show. Vraiment sweet.

édition deluxe du cd  Diskönoir live daho
édition deluxe du cd  Diskönoir live
Alors ce matin, en rédigeant cet article le cd live tourne en boucle. S'il reflète évidemment cette tournée, force est de constater que le cd est à mon goût un peu décevant et surtout trop court (1h15). 

L'édition deluxe est un foutage de gueule : les titres sont étrangement répartis. En effet, les trois deniers titres du concert figurent sur le deuxième cd, alors qu'ils auraient pu loger sur la première galette (comme c'est le cas pour l'édition standard), ce qui casse un peu le rythme dans son écoute. Les fans se contenteront de trois titres bonus enregistrés à la salle Pleyel. L'objet quant à lui  (format digipack carré) est en cohérence avec les rééditions des albums de Daho, ce qui est plutôt apprécié, mais service minimum concernant le livret (pas de photos).  

Quelle idée bizarre d'avoir choisi d'enregistrer la première date à la cité de la musique en juillet 2014. Véritable choix artistique ou business oblige (un cd sous le sapin de Noël?) Sur son facebook, le chanteur précise : L’émotion et la tension de la première fois sont palpables. Très émouvant pour moi. Le son est net et précis. L’énergie et le tracklist sont sensiblement différents de ce que nous faisons aujourd’hui. Le concert enregistré à Londres et qui fera l’objet d’un film et d’un documentaire, diffusés sur Arte, sera identique aux concerts que nous donnons actuellement. Alors espérons la sortie d'un dvd live au printemps prochain...
Malgré ses quelques réserves et critiques de fan, ce live est d'une grande énergie, à l'image de l'homme de scène. Les titres sont réorchestrées, remis au goût du jour, et s'en voient bonifiés. 

45 tours blanc Soleil de minuit etienne daho
45 tours blanc Soleil de minuit - mise à jour 06 déc.
La sortie prochainement du single live Soleil de minuit en 45 tours est une superbe idée. Écarté à l'origine de son premier album Mythomane en 1981, figurant dans la BOF du film Désordre en 1986 et sur le cd rare Collection, il est remis à l'honneur en 2014 dans une très belle version. Ce choix n'est pas anodin lorsqu'on a appris hier soir par le chanteur que ce titre lui était souvent demandé lors de ses concerts.

Pour finir, voici des extraits du concert (un grand merci à Christophe Salmon)

jeudi, novembre 27, 2014

Cassady et Kerouac : la lettre miraculée


Ce matin sur l'Avenue, c'est avec une tasse de thé à la main que je découvre cet article du monde sur cette incroyable découverte : Une lettre de 18 pages, signée par Neal Cassady destiné à son ami Jack Kérouac. Une envie instantanée de replonger dans la lecture de Sur la route...
 

Son destinataire, Jack Kerouac (1922-1969), la surnommait la « lettre Joan Anderson », en référence à la femme avec qui le voyou magnifique de Denver avait eu une liaison érotique, le temps d’un week-end et qu’il mentionne dans ce récit rédigé sous psychotropes. Soixante-cinq ans après sa disparition, c’est une « pièce phare de la littérature de la Beat Generation », selon les termes de Joe Maddalena, PDG de la maison d’enchères Profiles in History, spécialisée dans les documents autographes et livres rares, qui refait surface à la surprise générale. Ecrite le 17 décembre 1950, elle était, en effet, considérée comme perdue.
Lorsqu’il la reçoit, Kerouac travaille au manuscrit de Sur la route. La découverte de la prose spontanée de son ami Neal Cassady est un choc. Mieux, une œuvre vouée à « faire se retourner Melville, Twain, Dreiser, Wolfe, ou je ne sais qui, dans leurs tombes », dira-t-il plus tard. Exit la première ébauche, plutôt classique, de Sur la route. Subjugué par le style de ce repris de jsutice rencontré quatre ans plus tôt – une façon d’écrire qui s’apparente à un flux verbal–, il recommence tout en avril 1951. Et boucle son récit en trois semaines.



Une lettre hallucinée longtemps disparue.
  
Kerouac n’a jamais fait mystère de la dette qu’il avait contractée à l’égard de Neal Cassady, personnage central de Sur la route, roman-manifeste de la « Beat Generation », édité en 1957, et de ses livres suivants, sous les pseudonymes de Dean Moriarty ou Cody Pomeroy. Mieux, il regrettait que cette lettre hallucinée, si décisive dans la genèse de son œuvre, pionnière de la « Beat Generation », eut sombré corps et biens. Il en imputait la faute à leur ami commun, Allen Ginsberg. Celui-ci l’aurait confiée, en vue de la faire publier, à un agent vivant sur une péniche amarrée près de San Francisco, lequel, par mégarde, l’aurait fait tomber à l’eau. L’intéressé, Ged Sterm, a toujours démenti cette version. A raison.
En réalité, la lettre avait été expédiée à Golden Goose, une petite maison d’édition indépendante, à San Francisco. Celle-ci fit faillite fin 1954 et toutes les archives (courriers, livres, comptabilité) furent détruites, ou presque. Car un voisin, exploitant d’un petit label de musique, récupéra quelques cartons qu’il entreposa chez lui. « Mon père ne savait pas qui était Allen Ginsberg, il ne connaissait pas Cassady, il ne faisait pas partie de la scène Beat, mais il aimait la poésie », a déclaré Jean Spinosa, qui a exhumé ce trésor en vidant la maison familiale en 2012.
En 2001, le manuscrit original de Sur la route a été adjugé à 2,4 millions de dollars. Jerry Cimino qui dirige, à San Francisco, le Beat Museum où s’est tenue la conférence de presse de la maison d’enchères, espère que le futur propriétaire de la « lettre Joan Anderson » la fera publier, mieux, qu’il en fera don à son établissement.


samedi, novembre 22, 2014

Week-end d'Andrew Haigh

Week-end d'Andrew Haigh



Une rencontre d'un soir (sans avenir ?) qui bascule le temps d'un week-end...Un condensé de vérités et d'émotions sans mièvrerie. Les acteurs, Tom Cullen et Chris New sont excellents. Le ton est juste. Un film tout simplement beau.

vendredi, novembre 07, 2014

Une nouvelle amie, un film de François Ozon

Une nouvelle amie, un film de François Ozon

C'est encore une nouvelle réussite pour Ozon dont le film vient de sortir mercredi dernier en salles. L'affiche est mystérieuse avec une femme de dos (Roman Duris) et un clin d'oeil judicieux au titre employant  un "e" avec une typographie différente.

Les amateurs de François Ozon ne seront pas forcément surpris par la thématique. Réalisé à l'époque des troubles qu'a connu la France lors de la Manif pour tous où le réalisateur avoue avoir été choqué, il y répond en quelque sorte par ce film. Il y aborde le transgenre, l’ambigüité sexuelle avec humour, intelligence et tolérance. 

Une nouvelle amie, un film de François Ozon

Romain Duris y est fabuleux, drôle, émouvant et très crédible. A plusieurs reprises dans le film, on se dit : Putain il y va fort, c'est excellent! On sent qu'il a pris beaucoup de plaisir à jouer ce rôle de femme. On avait eu un avant-goût convaincant en 2002 dans une scène du film de Christophe Honoré 17 fois Cécile Cassard. Quant à Anaïs Demoustier, actrice encore inconnue à nos yeux, elle joue avec une incroyable justesse, très émouvante elle aussi. Elle nous a épatée. Aucun des deux acteurs ne vole la vedette à l'autre. L'équilibre est là.

Ozon continue avec faire du Ozon et il le fait bien avec talent. Il démonte les idées préconçues sur les travestis, pose des questions, y répond avec pertinence. Une légèreté apparente qui flirte avec le mélodrame, saupoudrée d'une pincée almodovarienne dans l'air.

La musique du film est une nouvelle fois assurée par Philippe Rombi pour notre plus grand plaisir.

Ce film au delà de nous surprendre, nous a convaincu. Une ode à la tolérance et à la liberté.

Une nouvelle amie est la libre l'adaptation de la nouvelle The new girlfriend de Ruth Rendell disponible gratuitement ici. Une nouvelle habile, efficace et surprenante. 

Les grands travestis du cinéma vus par François Ozon.

www.francois-ozon.com