mercredi, juillet 08, 2020

Qi gong power !



J'ai découvert Amaël Ferrando par ses livres sur le Qi Gong (et merci à toi Thierry!). 

La période si particulière du confinement a été l'occasion pour moi de faire un point sur ma pratique personnelle, la redécouvrir seul à défaut de pouvoir le faire en groupe. Ce fut un moment pour moi de prendre du recul sur celle-ci et de mesurer les bénéfices que le Qi Gong m'apporte au quotidien.

Je vous invite à prendre le temps de regarder et de pratiquer cette vidéo qui est un très bel exemple de ce qu'est le Qi Gong et sa philosophie.


Le premier ouvrage d'Amaël Ferrando que j'ai acheté est son deuxième publié, Qigong Tuina : pratiques d'autoguérison par le qigong. Ce livre s'adresse à tout pratiquant de Qi gong ou celui qui veut le découvrir. Les pratiques et enseignements du Qi gong sont si nombreux, que j'ai eu le plaisir de retrouvé dans ce livre des exercices que je connaissais déjà ou qui s'en approchait et des nouveaux. Il y a des mouvements pour débutants et d'autres pour les personnes avancées dans la pratique. Parfait en complément d'un cours à (re)faire chez soi ou pour prendre le temps de lire les explications et mieux comprendre la profondeur d'un mouvement et de sa pouvoir de guérison. 

A chaque mouvement proposé, l'auteur renvoie à la maladie ou à la pathologie sur laquelle l'énergie va agir. Les explications sont efficaces, abordables et approfondies, évitant un langage d'expert. Les photos détaillées et les explications guidées sont elles aussi efficaces sur l'exercice en lui même. Le point fort est aussi à signaler quant aux témoignages de pratiquants et leurs ressentis. Cela peut aider et rassurer.

Un ouvrage inépuisable qui m'a beaucoup plu. Aussi j'ai été intéressé par un autre ouvrage, le troisième et dernier paru par l'auteur : Qigong Tuina : pratique et philosophie.


Comme il n'y a pas de hasard, j'ai pu découvrir ce livre au début du confinement. Depuis quatre ans, j'ai commencé à m'intéresser au Qi Gong, au taoïsme et à la médecine traditionnelle chinoise. Cet ouvrage à l'immense qualité de synthétiser et de rendre accessible des concepts parfois complexes pour celui qui découvre la pensée chinoise et la "pratique énergétique". Ce livre s'adresse à des praticiens quant au diagnostic qu'il doit effectuer avant un soin sur un patient. Mais il s'adresse aussi à toute personne qui s'intéresse au sujet et dont la lecture ne donne pas de maux de tête ! Au contraire, il ouvre de nombreuses voies sur la compréhension du monde et de soi-même. 

Amaël Ferrando relie toujours la philosophie à la pratique. Deux courtes vidéos pour vous en convaincre. Un ouvrage qui se lit et se relie pour apprécier et laisser infuser sa pensée. Un  bel ouvrage au texte aérée dans sa présentation, avec des citations écrites en idéogrammes chinois, avec bien sûr sa traduction et l'explication des concepts. Le tout très bien illustré.  


Enfin, pour compléter ce tour d'horizon, j'ai pu acquérir récemment son premier ouvrage : Qigong Tuina : massage et automassage.


Je n'ai pas encore assez de recul sur ce livre. Les explications et photos sont vraiment de qualité pour travailler son corps grâce à des massages et des touchers spécifiques. Les différents massages proposés à visée médicale vont de la tête aux pieds (il y en donc pour tous les goûts ;-)), et sont à pratiquer à deux bien sûr mais aussi pour beaucoup tout seul ! J'ai déjà peu ressentir la qualité et la profondeur des quelques exercices que j'ai pu pratiquer au niveau du visage, de la tête et du ventre. La encore, un livre inépuisable auquel je reviendrai assurément. 

Ces trois ouvrages sont à découvrir sur le site des éditions Chariot d'or.

mardi, juillet 07, 2020

samedi, juin 20, 2020

From the avenue...since 2009



Pour le 11ème anniversaire du blog, voici une photographie de la vue que nous avons depuis l'Avenue. Des cèdres du Liban, majestueux, plantés en 1802.

Jour après jour, ces arbres ne cessent de nous émerveiller, de nous rappeler que la nature est à protéger. Ils nous remplissent chaque jour de leur énergie.

Une énergie réparatrice quand notre colère gronde, quand la tristesse pointe le bout de son nez. Chaleureuse quand elle participe à la joie et la bonne humeur de notre maison.

Notre maison, où nous ouvrons les pages de nos livres préférés, où nous nous émouvons de nos lectures, où nous écoutons en boucle la musique qui nous fait vibrer, où nous découvrons et nous nous repassons des films.

Quelques uns de ces livres, de ces musiques et de ces films que nous partageons ici, avec le plaisir d'échanger avec vous, ici ou sur vos blogs et sites.

Alors, nous voilà reparti pour une nouvelle année...A très vite !


jeudi, juin 18, 2020

Sauvage de Jamey Bradbury



A l'occasion de sa parution en poche, je republie ici mes impressions de lecture de ce premier roman, qui me reste encore en mémoire à l'heure où j'écris ces mots.

Déjà toute petite, Tracy aimait passer ses journées dans la forêt à la parcourir, à poser des pièges pour capturer des animaux. La forêt est un besoin vital, un véritable refuge. Elle peut aussi y apaiser sa faim de manière particulière : en buvant le sang des animaux, ce qui lui donne accès à des instants de vies. Sa mère lui a cependant posé une limite à ne pas franchir : celle de ne pas faire saigner un être humain. 

Devenu adolescente, la forêt lui permet de maîtriser sa colère. Un jour, elle se fait surprendre par un homme qui arrive derrière elle. Elle sort son couteau, tombe et s’évanouie. Une fois repris connaissance, elle est persuadée qu’elle a tué cet homme, pourtant... Cette agression va déclencher plusieurs événements qui la confrontera à sa mère morte un an auparavant, à son père et à un nouveau venu dans la famille...

Sauvage est un beau roman d’apprentissage où l’héroïne nous fait partager sa passion pour les courses de chiens de traîneaux et nous fait ressentir intensément sa connexion fusionnelle avec la nature. Le deuil de sa mère est difficile, obsessionnelle pour cette jeune fille en devenir. Le lecteur ressent ce bouillonnement intérieur. Cette sauvagerie qu’elle éprouve au plus profond d’elle-même s’apparente à celle de sa mère au même âge ce qui la déstabilise, lui fait peur et à la fois la rassure. Elle ne peut en parler à personne même pas son père. Surtout quand elle voit apparaître sa mère à l’entrée du chemin de la maison qui lui paraît si réelle…

Les touches de fantastique (annoncée dans la quatrième de couverture) n’ont pas été pour me déplaire (bien au contraire !) et servent véritablement l’histoire. Pourtant il m’a fallu parfois relire certains passages pour bien comprendre ce qui ressortait du réel et du fantastique. J’ai aimé l’intensité du personnage, l’engrenage des situations dont la tension monte crescendo et le final pourtant prévisible. 

Pour un premier roman, j'ai été conquis même si les allers retours entre le présent et le passé méritaient parfois d'être plus clairs, à moins que cela soit voulu.

Sauvage - Jamey Bradbury - traduction de l'anglais par Jacques Mailhos - Gallmeister - Sortie en librairie le 18 juin 2020

dimanche, juin 07, 2020

Manchette - Lettres du mauvais temps, correspondance 1977-1995

 

Une très belle et émouvante préface du romancier Richard Morgiève. Je pense que je vais passer de très bonnes heures de lecture au même titre que son Journal 1966-1974.




A noter que Les quais du Polar ont décerné le premier prix Claude Mesplède à Jean-Patrick Manchette + d'infos

A propos de son roman Fatale, un document sonore de France Culture de 1978,"Mon roman a été refusé par la Série Noire".


Lettres du mauvais temps, correspondance 1977-1955 - Jean-Patrick Manchette - Editions La Table ronde - parution 28 mai 2020.

vendredi, juin 05, 2020

mercredi, mai 27, 2020

Ces montagnes à jamais de Joe Wilkins

Ces montagnes à jamais - Joe Wilkins, traduit de l'américain par Laura Derajinski - Gallmeister - 2020.

Depuis la disparition de son père en plein cœur des Bull Mountains, il y a plusieurs années, et le décès récent de sa mère, Wendell Newman vivote de son salaire d’employé de ranch sur les terres qui appartenaient autrefois à sa famille. Comme un rayon de soleil débarque alors dans sa vie aride le petit Rowdy Burns, fils d’une cousine incarcérée, dont on lui confie la garde. Un lien puissant et libérateur se noue entre Wendell et ce garçon de sept ans mutique et traumatisé. 
Mais tandis que s’organise la première chasse légale au loup dans le Montana depuis plus de trente ans, les milices séparatistes qui vénèrent le père de Wendell se tournent vers le jeune homme. Bien décidé à ne pas prendre parti, Wendell devra tout faire pour protéger Rowdy et conjurer la violence qui avait consumé la vie de son père.(présentation de l'éditeur)

Je viens de terminer un très très beau roman du catalogue de l'éditeur, qui une fois de plus a su dénicher un écrivain d'une grande qualité dans l'écriture et l'art de raconter le destin des hommes.

Le roman commence doucement. On s'attache à Rowdy, ce petit garçon abandonné par ses parents, dont les services sociaux décident de le confier à son oncle, Wendell, 26 ans. Il se retrouve avec un enfant sur les bras, qui ne parle pas. Sa rudesse s'efface peu à peu et laisse place à sa vulnérabilité et à sa générosité, face à ce garçon déconcertant, à la limite de l'autisme. Une relation va se nouer entre eux, immédiate, belle et touchante.

Il y a aussi Gillian, enseignante, qui se bat dans son établissement scolaire pour tenter (presque) en vain de donner une autre chance à tous ces enfants qui vivent dans ce Montana, rude, et dont la destinée sociale semble déjà tracée. Elle va croiser le chemin de Rowdy pour le meilleur...ou pour le pire.

Et puis ces montagnes qui marquent à jamais les hommes qui y vivent et ça depuis des générations. Elles y sont magnifiquement décrites. Elles sont le berceau d'hommes qui se sont radicalisés, prêts à défier l'autorité fédérale, qui n'ont que faire de la préservation de l'environnement, puisqu'il est déjà si difficile de gagner dignement sa vie. Ils n'hésiteront pas à prendre leurs fusils pour défendre leur terre, et à y chasser le loup dont le retour embrasse la région toute entière et fait ressurgir un douloureux passé pour certains, un espoir pour d'autres.

On a du mal à croire à ce que l'on lit parce que nous ne sommes pas américains, parce que même si l'on sait, on se dit que quand même, ils sont graves ces américains qui brandissent leurs armes au nom de la liberté. Ça bouscule bien comme il faut. On serre les poings, on déglutit difficilement.

Et si comme je le disais, le roman commence doucement, une tension sourde gronde, et accélère peu à peu le rythme de l'intrigue pour finir magistralement.

Les personnages de cette histoire sont incroyablement vivants. Joe Wilkins sait nous faire ressentir leur pulsation, le poids de leur histoire. Tout comme ces montagnes et cette nature à la fois belle et hostile que l'on respire tout le long du roman. 

Enfin, j'ai eu le plaisir de lire le nom de Laura Derajinski, la traductrice du roman (et des romans de David Vann ou celui de Gabriel Tallent entre autres), signe pour moi d'une grande qualité.

Ces montagnes à jamais - Joe Wilkins, traduit de l'américain par Laura Derajinski - Gallmeister - 2020.