Entorses au règlement de Theresa Schwegel

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A Chicago, Ray Weiss est un nouveau policier. Pour être accepté des siens et rentrer dans le « clan », il est contraint de faire un braquage dans une bijouterie, accompagné de son collègue instructeur. Mais lorsque Weiss se retrouve à un moment tout seul, il trébuche sur un cadavre qui n’était pas du tout prévu ! Il s’agit pour lui de couvrir ses collègues mais d’enquêter parallèlement sur ce meurtre et établir la vérité que ces derniers tentent de cacher.
Autant vous dire que cela ne va pas être simple pour lui. Intimidations, tentative d’assassinat, collègues complices et traitres sont au programme de ce roman qui se lit d’une traite. On retrouve la recette du premier roman de Theresa Schwegel(Une flic dans le pétrin), un flic « ordinaire », seul contre ses collègues sur qui il ne peut compter et l’atmosphère de la vie nocturne des rues de Chicago. L’auteur confirme ses talents d’écriture : un scénario qui tient la route, des clins d’œil au coin de chaque page sur les travers de la société américaine et des portraits psychologiques soignés.
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Une flic dans le pétrin de Theresa Schwegel

Une flic dans le pétrin de Theresa Schwegel actes noirs actes sud























Samantha est flic et doit, suite à un changement de planning, patrouiller avec son ex petit ami. Il doivent ensemble interpeller un délinquant mais ça tourne mal. Des coups de feu, Samantha assommée et la voilà accusée de la mort de son coéquipier. Ses supérieurs veulent étouffer l’affaire....Samantha se repose sur le seul homme en qui a toute confiance, son actuel amant, un autre flic de la brigade en charge de l’enquête.

Ce qui m’a plus dans ce polar c’est avant tout le personnage de Samantha : à la fois sexy et garçon manqué, elle doit se faire respecter dans le milieu macho de la police. Elle bouillonne à l’intérieur et refoule sa rancœur, sa peur, ses sentiments envers son amant car elle doute toujours de lui et surtout d’elle-même. Elle tente coûte que coûte d’enquêter de son côté quitte à se manger des coups...et n’arrive pas à recoller les morceaux qui lui permettrait de faire la lumière sur toute cette histoire. Mais le boulot et les sentiments ne font pas bon ménage...le lecteur est aussi paumé que cette flic qui est effectivement bien dans le pétrin jusqu’au cou.

Un très bon moment de lecture.

Zulu de Caryl Ferey

Zulu de Caryl Fereysérie noire gallimard

J'avais lu ce roman à sa sortie l'année dernière au printemps. Je dois dire qu’une nouvelle fois, Caryl Férey frappe là où ça fait mal... Il excèle à tous les niveaux : une intrigue implacable, une écriture dure et poétique à la fois, un style tranchant. Les personnages sont broyés, étouffés dans un monde pourri, corrompu par l’argent, par des trafics nébuleux, les hommes politiques véreux et par des trafiquants sans scrupules. La tension monte au fil des pages, on est littéralement happé par l’histoire et les nombreux rebondissements. L’escalade de la violence est difficilement soutenable mais avec Férey, on sait à quoi s’attendre. Ames sensible s’abstenir. Un polar noir de grande qualité.

L'entretien filmé de l'écrivain pour la parution du livre : cela vaut le détour ! : vidéo

Microfilm - The Bay Of Future Passed - Poitiers

Microfilm - The Bay Of Future Passed

Hier soir, au Confort moderne de Poitiers, le groupe poitevin Microfilm a présenté son 3ème album. Ils ont toujours autant d'énergie et leur univers nous séduit une fois de plus. Des samples de films sur de la musique post-rock avec vidéos sur scène créant une atmosphère unique. Rien de tel pour bien commencer son weekend !

"The Bay Of Future Passed, le titre de ce troisième album résume bien les accointances de Microfilm pour le cinéma et le rétrofutur, un aspect de leur musique qui rend le projet authentique. Si leur notoriété est relative, Microfilm compte une place stratégique sur l’échiquier du rock instrumental. En atteste l’engouement du public notamment lors de leurs concerts en compagnie d’Explosions In The Sky, Dälek ou Mono. En effet, avec ces 5 garçons dans le vent, la séduction opère, portée par une intelligence mélodique et une énergie salutaire. Microfilm : une valeur sûre à n’en pas douter." (extrait du programme du Confort)

Microfilm

site officiel du groupe

myspace

Shutter island - Christian de Metter


Hier, j'ai regardé "Dans la brume électrique" de Bertrand Tavernier tiré du roman de James Lee Burke...cela m'a fait pensé indirectement au roman Shutter Island de Dennis Lehane et à son adaptation en bande dessinée. Un grand bravo à Christian De Metter pour son excellent travail graphique. L’ambiance inquiétante du roman est ici très bien retranscrite. Les contrastes d’ombres et de lumières sont très réussis.

J'attends le film qui devrait sortir d'ici peu.

La Superbe de Benjamin Biolay






















Nouvel album pour Benjamin Biolay sorti hier. Pour moi c'est un de ses plus beaux albums, double album je devrais dire.


La superbe (premier single) en écoute
La superbe : le clip
Ton héritage (titre que j'affectionne particulièrement) en écoute

Je suis heureux que ma mère soit vivante

Je suis heureux que ma mère soit vivante











Notre identité est un vêtement dont notre enfance a dessiné les coutures. La présence de ceux qui nous ont élevés, nos parents, a été fondatrice de ce que nous sommes. Mais que se passe-t-il quand il s'agit d'absence ? C'est une des questions posées par notre histoire. Entre 7 et 20 ans, Thomas a recherché Julie, sa mère biologique. A l'insu de ses parents adoptifs, il va retrouver cette femme qui l'a abandonné à 4 ans et commencer auprès d'elle une «double vie". Mais «qui a deux maisons perd la raison...» dit le proverbe.

J'ai bien fait de ne rien lire sur ce film avant d'aller le voir hier après-midi....tiré d'un fait réel...je suis ressorti scotché....je m'attendais au début à un film plutôt complaisant....heu bah j'me suis complètement planté...au contraire !

critique sur Critikat.com

Daho Pleyel Paris

Daho Pleyel Paris























Aujourd'hui, sortie du "Daho Pleyel Paris" (Paris, le 3 décembre 2008)....j'ai craqué pour l'édition collector...(packaging deluxe qui contient le nouveau double CD live, le nouvel EP cinq titres « Pleased To Meet You » et deux DVDs).

Ce nouveau projet discographique est le fruit de sa dernière tournée française en date, « L'Obession Tour », illustration scénique du « meilleur album pop-rock » aux Victoires de la Musique 2008 « L'invitation ». « Daho Pleyel Paris » comporte 28 titres live issus de sa prestation mémorable le 3 décembre 2008 à « La Salle Pleyel » de Paris, accompagnés d'un nouvel EP de cinq titres bonus studio. Titré « Pleased To Meet You », celui-ci contient de nouveaux duos avec Coming Soon, Jane Birkin, Camille et Katerine, en plus d'une nouvelle version de la chanson originale « Mythomane » enregistrée en studio.

Suart Luke Gatherer

Derniers verres de Andrew McGahan

Derniers verres de Andrew McGahan actes noirs actes sud

Déjà plus d'un an...c' était la couverture qui m'avait intriguée....Et après la lecture de Millénium, j'avais envie de découvrir d'autres titres dans la collection "Actes noirs" des éditions Actes Sud.

Après la "grande enquête" qui a fait table rase sur un grand scandale dans l’état du Queensland, George est un des rares a n’être pas allé en prison. Il vit reculé depuis 10 ans dans une petite ville et a trouvé un job de journaliste dans le petit journal local. Jusqu’au jour où l’on retrouvé Charlie, son meilleur ami assassiné dans cette ville. Son meilleur ami mais aussi ancien associé. George se retrouve malgré lui à rechercher le meurtrier de Charlie et croisera beaucoup d’anciens de la bande qui se font tour à tour tuer après son passage.

L’intrigue est plutôt classique dans le sens où le passé ressurgit à chacune des rencontres que George va faire en retournant à Brisbane,ville du drame. Les flash-back sont nombreux mais entremêlés ainsi le lecteur reconstitue les pièces du puzzle. On est littéralement plongé dans un univers alcoolique sans retenue qui pour les protagonistes de l’époque était un véritable style de vie. Les ravages de l’alcool sont terriblement bien décrits et stupéfiants. George qui a présent ne boit plus est au bord du précipice et la replongée est imminente. Une replongée synonyme de descente aux enfers. On comprend que George était peut-être l’un des seuls de la bande à ne pas comprendre tous les tenants et aboutissements des affaires dans lesquelles il avait mis les pieds du fait de son alcoolisme. D’où la difficultés pour lui de remonter le temps et de comprendre 10 ans près les véritables enjeux de l’affaire qui avait éclatée au grand jour. 

Même si les remontées dans le temps sont parfois trop longues, on a envie, tout comme George de comprendre ce qui s’est véritablement passé, d’être en paix avec un passé sombre.

avis du blog "Le vent sombre"

Pour revenir à la couverture de ce bouquin, elle m'a permis de découvrir son auteur, l'artiste Suart Luke Gatherer. 


Tonton Clarinette de Nick Stone

Tonton Clarinette de Nick Stone série noire gallimard

Un polar que j'avais lu en début d'année...

Tonton Clarinette est pour moi un roman réussi tant au niveau de l’intrigue que du décor et de l’ambiance qui y règne. Le lecteur est englouti par cette Haïti, terre de pauvreté et de misère. Il se perd tout comme le privé, Max Mingus, dans des pistes qui n’aboutissent pas toujours. Les rebondissements sont vraiment inattendus et donnent un bon rythme au roman. Un "pavé" de 600 pages qui se dévore. A la fin, le lecteur en redemande déjà.

4ème de couverture du roman :

« Ici, ce sont les morts qui gouvernent. »
Pour Max Mingus, privé de Miami, l’offre est tentante : dix millions de dollars pour mettre la main sur Charlie Carver, fils d’une grande famille haïtienne, introuvable depuis plus de trois ans.
Charlie a disparu en Haïti, comme des dizaines d’autres enfants volatilisés depuis des décennies. Dans un pays dominé par le vaudou, nombreux sont ceux à évoquer la magie noire et une figure mythique, Tonton Clarinette, un dieu charmeur d’enfants qui les entraîne loin de leurs familles.
Mais qui est donc Tonton Clarinette ? Un joueur de flûte qui hypnotise des victimes ? Un voleur d’âmes ? Un tueur en série ? Pour le découvrir, Max devra réussir là où d’autres détectives ont non seulement échoué mais perdu la vie. Très vite la question pour Max n’est plus seulement de retrouver Charlie mais de sauver sa peau.
Baroque, haletant, Tonton Clarinette ensorcellera jusqu’au plus averti des amateurs de thrillers.

site officiel de Nick Stone (vivement la parution de son 2ème roman en français !)

Lorsque nous vivions ensemble (suite II)

Je viens de terminer le premier volume....je reste ébloui par tant de poésie, de justesse, Apparemment le 2ème tome est repoussé au 30 octobre, patience donc. D'un autre côté, je pense qu'il va me falloir quelques temps pour digérer tout ce que ce manga évoque et remue en moi.

Site officiel de l'auteur 

Voici la critique de manga news :

Voilà bien un pari risqué de la part de Kana. L’éditeur ne manque pas d’ambition pour publier une histoire aussi longue et sérieuse que cette saga en 3 tomes de 700 pages. Il est vrai que d’un première abord, la série à de quoi décourager.
Lorsque l’on feuillète ce massif volume, on est frappé par la beauté mais aussi l’abrupte austérité de l’ensemble qui contraste déjà avec la gaité de la couverture.
Le récit se passe dans une période de grands changements économiques. Les illusions de bonheur des années 60 ont fait la place à une grande inquiétude pour l’avenir. Le matérialisme rassurant installe une société de consommation qui balaie l’espoir d’une vie simple et agréable. Les valeurs de travail et de productivité commencent à se cristalliser.
C’est dans ce contexte incertain que Kyoko et Jiro tentent de vivre leur histoire d’amour. Subsistant modestement en couple du salaire de graphiste de Kyoko et des travaux occasionnels d’illustrateur de Jiro.
De par le titre, on fonde déjà peu d’espoir sur l’avenir sentimental du couple. Le récit prend immédiatement un ton nostalgique et poétique.
Sur les 27 premiers chapitres de ce volume, on assiste à des épisodes de la vie en couple avec ses tentions et ses moments de passion ou de frustration. Cette frustration prend à divers moments des aspects violents aux scènes de sexe sans plaisir ou à des moments d’incommunicabilité de la part de Jiro. Il règne une atmosphère d’une grande morbidité que souligne l’élégance du trait de Kamimura. Il est souvent question de suicide romantique – de suivre son amant ou sa maitresse dans la mort.
La poésie assez lourde de sens pèse par ses consonances gothiques sur l’ensemble de l’histoire qu’on suppose déjà tragique. Kamimura prend pour modèle des poètes comme Mallarmé ou le belge Maurice Maeterlink, dont il fait référence dans « l’oiseau bleu », pour user d’un style poétique dérythmé et sorti des conventions du genre. Les vers sont dépersonnalisés et ne trouvent de rythme que dans la répétition du mot amour, comme un guide, un leitmotiv à l’existence de ces deux jeunes gens écrasés par la raison sociale et économique.
Vous aurez compris à la lecture de cette critique que d’entamer la lecture de cette saga est une rude épreuve qui contribue plus à l’élévation artistique, affective et sociale qu’au simple divertissement. On sort de sa lecture ému par la force graphique simple et proche de l’estampe traditionnelle et bouleversé par la profonde angoisse du lendemain ressentie par Kyoko et Jiro.
On passe son chemin sur tant de noirceur et de tristesse ou, comme moi, on s’accroche pour assister au destin du couple comme on assiste à un accident au ralenti.

Des hommes de Laurent Mauvignier

Des hommes de Laurent Mauvignier minuit

Je viens de terminer hier soir le dernier roman de Laurent Mauvignier Des hommes. C'est un récit qui m'a beaucoup touché et boulversé.
Bernard et son cousin Rabut sont de ceux qui ont été envoyé en Algérie en 1960.Rentrés en France, ils ont vécue leurs vies. Mais 40 ans plus tard, lors d'un anniversaire, le passé ressurgit avec ses souvenirs douloureux, enfouis depuis si longtemps et jamais évoqués.
Laurent Mauvignier raconte la guerre d'Algérie de ceux qui l'ont vécue.Comment vivre avec les blessures que l'on inflige et celles que l'ont reçoit...comment oublier ce qui est inscrit au plus profond de soi et qui nous marque définitivement ?

"Il n'est pas seul à être seul. Ils sont seuls tous ensemble".

"On ne sait pas ce que c'est qu'une histoire tant qu'on n'a pas soulevé celles qui sont dessous et qui sont les seules à compter, comme les fantômes, nos fantômes qui s'accumulent et forment les pierres d'une drôle de maison dans laquelle on s'enferme tout seul."

Lorsque nous vivions ensemble (suite)

"Tous les couples créent eux-mêmes leur propre légende amoureuse.Des instant uniques, intimes, qui ne sont beaux que pour ceux qui les vivent"

"Ce soir là, Kyôko et Jiro sont allés rendre visite à leurs souvenirs amoureux.Parce qu'il leur fallait cela pour pouvoir recommencer. Dans la pluie printanière, le parfum des fleurs fanées se mélait à celui des fleurs qui épanouiraient bientôt."

"Le bonheur comme son absence, est toujours imprécis...mais c'est bien ainsi. J'aime ce qui est fragile, j'aime ces choses que l'on ne peut atteindre, comme des rêves incroyables..."